Centrafrique : vers une crise potentielle de liquidités

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La Banque mondiale, dans les Cahiers économiques de la République centrafricaine publiés le 4 août, estimait que le pays entrerait en récession en 2021, avec un taux de croissance négatif du produit intérieur brut de 0,6 %, attribué aux conséquences de la COVID-19 et aux conditions de sécurité. Le document prévoyait également que 3,4 millions de Centrafricains vivraient dans l’extrême pauvreté en 2021-2022 à cause de l’instabilité sécuritaire, de l’insécurité alimentaire et de l’accès limité aux services publics de base. La loi de finances révisée de 2021 prévoyait une diminution de 9,1 % des ressources totales de l’État, dont une baisse de 60,5 % du soutien financier extérieur. La situation financière devrait encore se détériorer avec la suspension d’aides budgétaires bilatérales représentant plus de 10 millions d’euros. Le Fonds monétaire international a mis en place un programme de sept mois supervisé par le personnel pour faire face aux difficultés socioéconomiques et contribuer à la reprise de la facilité élargie de crédit en 2022.

L’Assemblée nationale a tenu une session extraordinaire du 12 au 26 août, à laquelle elle a adopté le programme du Gouvernement et le budget 2021 révisé. Le programme repose sur trois piliers : la promotion d’une société inclusive, la création d’une économie ouverte et compétitive et l’amélioration des services publics et du développement social. Le blocage du corridor Douala-Bangui a considérablement pesé sur les recettes fiscales, entraînant un déficit de 8,8 millions de dollars par rapport aux recettes escomptées et une crise potentielle de liquidités.

Source : Rapport du SG de l’Onu au Conseil de Sécurité du 12 octobre 2021

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