Boali : une concertation pour la destitution de Méckassoua et son remplacement par Ziguélé ou Epaye ?

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Alors qu’à New – York, en marge de la 73ème session ordinaire de l’assemblée générale des Nations – Unies, l’autiste et roublard mathématicien de Boy- Rabé a été copieusement humilié par le président Macron et Jean-Yves Le Drian, pour sa mal – gouvernance avérée, sa politique de fourberie et son rapprochement diplomatique avec  la Russie de Poutine et les mercenaires du Groupe Wagner, en violation des dispositions des articles 60, 91 et 94 de la constitution du 30 mars 2016 sur laquelle il a prêté solennellement serment, à Bangui, les Touadérateurs, quant à eux, sous l’impulsion éclairée de l’indéboulonnable locataire de la Tour Prétroca, Simplice Matthieu Sarandji, sont décidés coûte que coûte à obtenir la destitution du président de l’assemblée nationale, M. Abdoul Karim Méckassoua et par là celle des institutions de la République.

Pour ce faire, selon des sources crédibles et dignes de foi, à la demande de Sarandji dont le départ de la primature est déjà acté et qui veut toujours avoir une main sur l’assemblée nationale  pour la contrôler plus tard à sa guise, tous les députés indépendants et ceux faisant partie de la majorité parlementaire présidentielle dénommée « Cœurs – Unis », sont convoqués ce jour samedi 29 septembre 2018 à Boali.

Tout comme la dernière fois où ils y étaient réunis, à la veille du vote devant porter sur le renouvellement des membres du bureau de l’assemblée nationale et où, après avoir bien mangé et s’être enivrés sur les cadavres des centrafricains qui leur ont confié dans les urnes le mandat de les représenter, d’importantes sommes d’argent leur ont été données en contrepartie de leur voix, ils s’y retrouveront pour la même chose, c’est – à – dire pour se faire corrompre par un régime aux abois et incapable de trouver des solutions en temps réel aux besoins prioritaires du peuple centrafricain.

Mais cette fois-ci, il sera question en retour des fonds qui leur seront remis de s’entendre pour destituer le président Méckassaoua et le remplacer par M. Ziguélé, député de Bocaranga 3 ou Mme Epaye, l’élue de Markounda. Si l’on n’en sait pas actuellement grand – chose des conditions à remplir par Mme Epaye pour hériter des rênes de l’assemblée nationale dans les jours à venir, l’on peut dire quelques mots en ce qui concerne le député Ziguélé et président de la commission finances. A son sujet, il lui aurait été expressément demandé de soumettre la proposition de sa condidature à ce poste au renoncement de sa propre candidature aux élections de 2021, afin de ne pas gêner Touadéra et Sarandji.

Ainsi donc, les jours à venir avec la rentrée parlementaire d’octobre non seulement seront très chargés en dossiers notamment l’examen et l’adoption du projet de la loi de finances 2019, mais surtout annonciateurs d’évènements qui risquent de déstabiliser les institutions de la République et d’en rajouter un peu plus à la crise encore pendante et vivante.

Car, si Sarandji et tous les députés de la majorité parlementaire présidentielle et autres pensent qu’ils peuvent agir comme bon leur semble dans le seul but d’assouvir leurs desseins machiavéliques, charnels, terrestres et mortels, ils ne doivent pas ignorer qu’ils n’en ont pas le droit, au regard des dispositions de la constitution du 30 mars 2016 et des engagements qu’ils ont pris au nom du peuple avec les partenaires internationaux, tels que la France, l’UE, l’Onu, la Cemac, la Ceeac et le G5+.

De cet accord, celui qui touche à l’équilibre géopolitique national reste et demeure l’un des plus importants. C’est en application de cet engagement que le président Méckassaoua a été élu à la tête de l’assemblée nationale, au nom des valeurs de l’unité, de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Fort de ce qui précède, des dispositions doivent être impérativement prises par le gouvernement, sous peine de retrait immédiat et sans condition de ces différents partenaires, pour éviter de porter dangereusement atteinte à cet équilibre.

Or, en voulant agir comme nous l’avons développé un peu plus haut, Sarandji et tous les élus de la nation engagés dans cette funeste entreprise sont en train de naviguer à contre – courant de cet engagement. Alors, que cherchent – ils ? Le pouvoir pour le pouvoir ? Dans quels buts ? Ne veulent-ils pas tout simplement la liquidation des institutions de la République  et un retour en arrière ?

Affaire à suivre….. !

Jean – Paul Naïba

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