Touadéra veut un nouveau premier ministre et un gouvernement avant la tenue du dialogue

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Comme l’hydre de Lerne, dans la mythologie grecque, cet animal fabuleux en forme de serpent d’eau qu’Héraclès dut tuer dans le cadre de ses douze travaux et dont les sept têtes repoussaient instantanément dès qu’elles étaient coupées, le roublard et autiste mathématicien de Boy – Rabé s’obstine dans sa politique de fourberie.

Comme ce gigantesque serpent mythique, en effet, Touadéra refuse d’entendre raison et veut en faire toujours à sa tête, même en dépit des pires humiliations dont il a été victime tout récemment, dans les couloirs de la 73ème session ordinaire de l’assemblée générale des Nations – Unies, de la part du président Macron et de son ministre des affaires étrangères Jean – Yves Le Drian, le chantre de la Françafrique et dernier disciple de Foccart.

C’est ainsi que des sources dignes de foi viennent de rapporter à la rédaction du journal en ligne « La Voix des Sans – Voix » qu’après avoir été contraint de reconnaitre devant toute la communauté internationale que le seul cadre de sortie de crise en République centrafricaine reste et demeure l’initiative africaine sous l’égide de l’UA, soutenue par l’Onu et tous les partenaires internationaux dont la France et le G5+, il envisage désormais de faire partir son premier ministre, son très cher aîné Sarandji, dès son retour à Bangui.

Cette décision, actée depuis longtemps, il l’a déjà prise peu avant sa participation à New – York et précisément le 15 septembre dernier. Ce jour – là, comme s’ils étaient en missions commandées, les Touadérateurs, les thuriféraires du régime et leurs laudateurs fieffés ont effectivement distillé dans la ville, telle une traînée de poudre, la nouvelle du limogeage de l’indéboulonnable locataire de la Tour Pétroca et la démission de son gouvernement. Mais, les révélations par voie de presse de l’affaire de grands scandales financiers dans lesquels est englué son beau – frère Théodore Jousso, ci – devant ministre des transports de l’aviation civile, l’ont finalement contraint de surseoir à son exécution.

Cette fois – ci et au regard des fortes pressions diplomatiques venant de toutes parts sur ses petites épaules afin de le convaincre de l’urgente nécessité d’aller résolument et dans un délai relativement court vers le dialogue politique inclusif, Touadéra n’a plus de choix si ce n’est celui de se séparer de Sarandji.

Cette option créera, selon l’autiste et roublard mathématicien de Boy – Rabé, la surprise dans le camp de tous « ceux qui en veulent à son pouvoir avec la complicité de la France, fera desserrer l’étau qui s’est dangereusement resserré autour de lui et aura sans aucun doute le mérite de le présenter dans la conscience des insensés comme un homme qui refuse de se faire manipuler par l’opinion et les diktats extérieurs ». Voilà la surprise que Touadéra veut réserver à tous !

Seulement, dans le contexte actuel de mal – gouvernance avérée qui caractérise sa gestion des affaires de la cité, cette solution vient trop tard et pour les groupes armés, les partis politiques, la société civile et la communauté internationale qui continue malgré tout de porter la République centrafricaine à bout de bras, apparait comme une fuite en avant et passe une fois de plus pour un autre acte de roublardise de trop dans le seul but de chercher à gagner du temps et laisser délibérément la situation pourrir.

Comme réponse du berger à la bergère, au cas il s’entêterait à donner forme à cette option, des mesures urgentes difficiles déjà élaborées ne sauraient tarder à être  prises et régulièrement notifiées pour lui imposer ce dialogue. A ce sujet, les fonds y relatifs qu’il a délibérément omis d’inscrire dans la loi de finances rectificative 2018, sont déjà disponibles, la date et le lieu connus.

Qu’il pleuve ou qu’il neige, il sera forcé de se soumettre aux impératifs de ce dialogue au cours duquel de cruelles vérités lui seront dites en face, et des fortes recommandations dont l’application ne devrait souffrir d’une quelconque contestation, limitant son pouvoir et portant sur la désignation d’un premier ministre de consensus, adoptées et validées. Et ce, afin de négocier entre centrafricains avec le soutien de tous les partenaires le retour de la paix et la fin de cette crise qui n’a que trop duré.

Jean-Paul Naïba

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