Insécurité généralisée : Ce que Touadéra a dit dans son discours d’investiture à la nation et au monde entier

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……..Mes très Chers Compatriotes, Ce matin, nous voici face au monde entier et face à nous même. Nous voici face à notre destin. Il nous revient de tourner définitivement cette page sombre d’une partie de l’histoire de notre pays et de nous retourner résolument vers l’avenir avec la détermination de relever la République Centrafricaine. Nous nous devons de faire de la République Centrafricaine un pays uni, en paix tourné vers le développement.Pour ma part, je ne doute pas que notre pays sortirait de sa situation difficile car chaque situation a sa solution.

Ce matin nous sommes là pour parler d’avenir. Le temps est venu de consolider les piliers de notre République. Le temps est venu de renouer avec les valeurs profondes de notre beau pays la République Centrafricaine et de rassembler les Centrafricains. Chères sœurs, chers frères, célébrons la Paix ; La paix sans laquelle aucun développement n’est possible. Mettons en pratique la devise de notre pays. L’Unité qui doit être le creuset de notre réussite. La Dignité qui nous fera grandir dans le respect des règles établies par la République. Le Travail, qui va pour nous libérer du sous-développement et nous apportera le réconfort moral et matériel. Respectons notre drapeau, symbole vivant de la patrie. Il porte les couleurs de notre terre, de nos forêts, il symbolise notre idéal de paix et notre espérance en un avenir meilleur. Écoutons notre hymne national : il célèbre l’unité, la dignité et le travail.

Mes très Chers Compatriotes, Le serment que je viens de prêter devant vous, c’est-à-dire « devant le peuple centrafricain » selon les termes de notre Constitution, revêt, à mes yeux, une haute valeur symbolique. Il exprime d’une part une fidélité absolue aux institutions de la République et a d’autre part une valeur d’engagement personnel de remplir les obligations qui sont celles du Chef de l’Etat, telles que le définit notre Loi Fondamentale. Je m’engage donc personnellement et solennellement à exercer ces hautes responsabilités pour le bien du peuple Centrafricain, comme je l’ai fait par le passé.

Mes Chers Compatriotes, Je n’ignore pas l’étendue et les difficultés de la tâche à accomplir durant ce mandat. J’en ai exposé les grandes lignes au cours de la campagne électorale. Mais, je souhaite revenir devant vous sur certains points auxquels j’attache une importance particulière. La priorité des priorités à la sortie de ces élections est la sécurité durable et la défense du territoire national. La sécurité est une exigence républicaine, c’est la première des libertés. J’y répondrai avec fermeté. Tout sera mis en œuvre pour que les Centrafricains vivent en paix et en sécurité sur l’ensemble du territoire national. La République Centrafricaine est Une et Indivisible. Et elle le restera. Je m’emploierai à appliquer très rapidement le Programme du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion et du Rapatriement (DDRR) pour favoriser le retour à la paix et à la sécurité, ceci en concertation avec nos partenaires. Je procèderai à la refondation de notre armée pour qu’elle devienne véritablement républicaine, pluriethnique, apolitique et professionnelle.

J’en viens à la question de la réconciliation et la cohésion nationale. Nous avons besoin aujourd’hui, plus qu’hier, de nous retrouver pour reconstruire notre mère patrie. Tel est le défi qui se pose à nous et qui doit permettre à notre pays de prendre le chemin de la reconstruction et du développement. A tous les fils et les filles de ce pays, je lance un message solennel à la réconciliation et à la cohésion nationale sans lesquelles aucun développement n’est possible. Rassembler, c’est la vocation de la République.

Nous l’assumerons avec patience et acharnement à travers un programme de cohésion sociale. Nous mettrons en place des programmes d’instruction civique dans nos écoles, afin d’inculquer à nos jeunes les principes fondamentaux de la vie en société. Nous bâtirons une Nation plus juste, plus équitable, dotée d’institutions fortes et indépendantes. Rassembler, c’est aussi le rôle de chaque Centrafricaines et de chaque Centrafricain. Que chacun fasse l’effort d’aller vers l’autre, de lui accorder sa confiance et son pardon. Que chaque Centrafricain s’attache à recréer les conditions d’une paix durable dans nos villes, dans nos villages, dans nos campagnes et dans nos cœurs. Nous les soutiendrons comme nous soutiendrons toutes les initiatives citoyennes prônant l’union, la réconciliation et la concorde nationale ; parce que nous voulons une République Centrafricaine véritablement rassemblée.

A chacun de mes compatriotes, je veux renouveler, aujourd’hui encore, mon engagement d’être le garant d’une République Centrafricaine laïque, telle que consacrée par notre constitution ; je veux renouveler mon serment d’être le Président de tous les Centrafricains, le protecteur des plus faibles et le défenseur des droits de tous nos concitoyens, sans exclusive. Célébrons à travers la cérémonie d’aujourd’hui, non pas la victoire d’un camp sur l’autre, mais la fraternité retrouvée et l’amorce d’un nouveau départ. Allons résolument à la réconciliation nationale en réapprenant à vivre ensemble. Ce vaste chantier de la réconciliation sera l’occasion pour tous les Centrafricains de faire définitivement le deuil de nos rancœurs, de panser nos plaies, d’expier les fautes individuelles et collectives et d’écrire une nouvelle page de notre histoire.

Pour ma part, je m’engage solennellement à favoriser cette réconciliation dans le dialogue, la vérité et la justice……

Faustin Archange Touadéra, le 30 mars 2016

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