Centrafrique : « Covid – 19 » : malheur et panique au plus haut sommet de l’Etat

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Le bel oncle et ministre – conseiller en matière politique du Gangster de Bangui, le nommé Georges Dibert alias Sicko pour les intimes, testé positif au covid – 19 le mardi 26 mai 2020, est finalement décédé des suites de sa maladie à Bangui dans la nuit du samedi au dimanche 31 mai 2020, nous ont révélé des sources proches de la présidence centrafricaine et du gouvernement.

Dans le même temps, il est signalé et confirmé plusieurs cas de ministres de la République porteurs du virus, confinés chez eux ou hospitalisés, entre autres Henri Marie Dondra des finances et du budget, Abazene Djoubaye des transports et de l’aviation civile, Pierre Somsè de la santé publique et de la population, Hugues Tcheuméni du travail et de l’emploi et Augustin Yangana – Yahoté de l’administration du territoire et du développement local. Figurent aussi sur cette liste cinq (5) ministres – conseillers du président de la République, l’inspecteur général d’Etat en la personne de Pierre Mapouka, et le conseiller juridique du premier ministre Ngrébada.

Une vraie hécatombe, donc, comme si le virus du covid – 19 qui avait vu le jour à Wuhan en Chine en fin d’année 2019 et qui a fait 6 095 260 de contaminés pour 2 587 791 de guérisons et 369 789 victimes dans le monde, et dont le premier cas en République centrafricaine a été enregistré le 14 mars 2020, selon un communiqué du ministère de la santé, avait choisi de s’installer dans le « Manoir du Graal » centrafricain et d’y sévir. Un vrai foyer d’incubation du virus, à telle enseigne que la panique s’est totalement emparée du pouvoir de Bangui au lendemain de l’annonce du décès du compagnon des 400 coups du mathématicien de Boy – Rabé et que l’inquiétude se lit désormais sur tous les visages. A qui le prochain tour ?

Une situation catastrophique et trop inquiétante, par conséquent, selon certaines sources parlementaires et diplomatiques qui auraient appelé clairement à l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, pour le  président de la République que nous appelons affectueusement « Le Gangster de Bangui », du fait de son goût immodéré à la corruption, à la haute trahison, à des alliances mafieuses contre la République et le peuple centrafricain avec les groupes armés, des mercenaires étrangers et la pègre tant nationale qu’internationale, au – delà de son incapacité totale à défendre l’intégrité du territoire, assurer la protection des biens et des personnes et à veiller à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat.

Au niveau du ministère des finances et du budget, la situation est plus que préoccupante, au moment où nous mettons sous presse et comme nous l’avons précédemment annoncé dans l’une de nos publications, avec la contamination de dix – neuf collaborateurs du ministre des finances et du budget dont son directeur de cabinet et son frère le directeur du budget, le directeur général du budget, et le directeur du contrôle financier, pour ne citer que ceux – là. Des responsables de directions et de services hautement sensibles et stratégiques qui, du fait de leur état sérologique testé positif, auraient sans aucun doute exposé leurs proches collaborateurs, des prestataires de services publics et des administrés, leurs parents, amis et connaissances, aux risques élevés d’être à leur tour contaminés.

Il en est de même pour les autres départements ci – dessus cités dont les autorités politiques et administratives ont été testées positives au virus. Sans fioritures, le virus s’est solidement incrusté dans l’âme de la République, c’est – à – dire à la présidence, à l’assemblée nationale par l’entremise du député du 7ème arrondissement Clément Ndotizo, à la primature et dans le gouvernement, avec plusieurs foyers de contamination. Mais saurait –il en être autrement tant l’insouciance et l’indifférence de Touadéra et son organisation criminelle au pouvoir face à la propagation de cette épidémie étaient si insultantes, si révoltantes et si frappantes ? Au lieu de prendre la mesure de la gravité de la situation que représente cette crise sanitaire et d’élaborer un projet national y relatif  afin d’endiguer son développement et protéger la population des conséquences socio – économiques et humanitaires de son ravage, n’ont – ils pas plutôt payé des centrafricains pour insulter sur les réseaux sociaux des compatriotes, des lanceurs d’alerte et des professionnels des médias qui en parlaient et ne cessaient de demander au gouvernement plus de responsabilité et d’engagement contre ce virus ?  Et qui doit être en première ligne de cette « guerre » que nous devons mener contre cette épidémie en Centrafrique ? Qui est tenu d’être en charge de la structure dotée de moyens humains, matériels, logistiques et scientifiques et dont la mission doit consister à lutter contre la propagation de ce virus dans notre pays, à dépister, à mettre en quarantaine et à traiter tous les Centrafricains sans exclusive qui en ont développé les symptômes ou fait la maladie ?

Comme nous l’avons dit à un compatriote qui s’est érigé en avocat – défenseur du Gangster de Bangui dans le cas du Pr Chrysostome Ngodi, directeur du complexe pédiatrique, testé positif mais abandonné à lui – même, s’il y a une intelligence qui refuse aux uns et aux autres d’indexer directement et courageusement le président Touadéra, il y a par contre une autre, celle qui est la nôtre, qui nous interpelle en tant que citoyen à part entière et nous recommande de parler vrai, de parler juste, de demander des comptes à nos dirigeants légalement et légitimement établis, et de dire que c’est à lui et à lui seul que la constitution a conféré cette responsabilité dont il est le garant et dont l’une des substances les plus essentielles est le droit de nos populations à la santé pour tous.

Or, vous conviendrez avec nous, car cela n’est qu’un simple constat qui s’impose à tous, qu’en dépit de nos alertes citoyennes, l’homme n’a rien fait pour créer, sur nos fonds propres – puisque nous avons le taux de croissance économique le plus élevé de toute la sous – région, selon les hérésies économiques et financières de son ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra – un Centre national de dépistages, une unité de mise en quarantaine et un hôpital approprié pour des traitements y relatifs. L’homme n’a rien fait pour doter le personnel de santé de moyens adéquats, comme il en a été le cas dans plusieurs pays africains. A ce sujet, un mémorandum rédigé par la fédération du syndicat du personnel et agents de santé a été déposé au cabinet du premier ministre Ngrébada, il y a quelques jours, et n’a pas encore eu de réponse, vu l’urgence de la situation.

Au jour d’aujourd’hui, n’en déplaise aux thuriféraires du régime et leurs laudateurs fieffés,   non seulement les dépistages sont faits par l’Institut Pasteur de Bangui, alors que le Laboratoire National aurait dû, en cette circonstance de cas de force majeure et en réponse à la gravité de l’événement, devenir un Centre de référence en la matière, mais surtout il ne peut y avoir de suivi pour les personnes mises en quarantaine dont la plupart ne respectent pas les mesures – barrières élémentaires, faute de structures nationales spécialisées. Tel a été le cas du pédiatre Chrysostome Ngodi qui a été testé positif et qui est obligé de rester chez lui. Si le président de la République a dû intervenir, c’est bel et bien suite à plusieurs interventions par personnes interposées. Le cas de ce pédiatre, ce symbole de vie pour les femmes et leurs enfants, l’une des références de la médecine centrafricaine n’est ni plus ni moins qu’un épiphénomène !

Car si les conditions sus – évoquées et sus – développées existaient, nous n’aurions jamais dû recourir à l’humanisme du mathématicien de Boy – Rabé pour isoler le Pr Ngodi et lui administrer des soins. En l’espèce,  si le bois vert doit être traité de cette manière, qu’en devrait- il être du bois mort ? Qu’en serait- il donc, en français facile,  pour tous les malades du covid – 19 formellement identifiés et non – identifiés ? De ce qui précède, notre intelligence et le constat des faits nous permettent de conclure que, tout comme le Gangster de Bangui s’est montré incapable de défendre l’intégrité du territoire national, d’assurer la protection des biens et des personnes, et de veiller à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat, il a tout simplement démissionné de ses responsabilités de garant de la santé publique et a totalement livré nos populations tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays à la merci de cette épidémie. Du fait de son insouciance et de son indifférence, des Centrafricains vont mourir dans les jours à venir, loin des grandes caméras du monde et dans le dénuement le plus total.

Gageons que le départ de son bel oncle dans l’au – delà du covid – 19, même si certaines gentilles indiscrétions proches de la présidence centrafricaine y verraient plutôt un acte d’empoisonnement, comme aussi le cas du ministre Abazen Djoubaye, de la part du Gangster de Bangui visant à se débarrasser à jamais de certains proches collaborateurs, témoins gênants de ses crimes et détenteurs de plusieurs secrets d’état, à un moment où l’étau de la justice internationale se resserrerait très dangereusement autour de sa personne, suite aux conclusions des enquêtes menées à Birao et Ndélé, puisse enfin le réveiller de sa longue nuit de sommeil et le conduire à se dessaisir de sa folle et inouïe propension à modifier la Constitution et opérer un passage en force en 2020 et 2021, pour s’occuper sérieusement du dossier de cette épidémie .

La rédaction

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