Centrafrique : 13 civils non armés assassinés par les mercenaires russes de Touadéra à Bossangoa

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Bossangoa, 21 juillet 2021. Entre 7 h et 8 h du matin, des mercenaires russes de Touadéra ont intercepté sur l’axe Bossangoa – Nana – Bakassa plusieurs civils à moto se rendant au marché hebdomadaire de Kouki. Sans aucune forme de procès, treize d’entre eux ont été conduits dans la brousse pour être froidement assassinés. Une vraie tuerie, ont rapporté à notre rédaction des sources locales indépendantes. Deux de ces civils qui ont réussi à s’évader, parce qu’arrivant derrière, ont regagné la ville de Bossangoa pour donner l’alerte. Dans la foulée, une vingtaine de taxis – motos se sont rassemblées devant la mairie et un véhicule de l’ICRA avec une équipe de l’UNPOL a été immédiatement dépêché sur le lieu du crime, situant à 12 Km, a dénombré treize corps sans vie et les a ramenés à Boston City pour être déposés à la morgue du centre hospitalier régional de l’Ouham.

Au moment où nous mettons sous presse, une panique s’est emparée de la population. Les commerçants ont baissé leurs rideaux et des familles entières cherchent à trouver refuge en brousse, car on ne sait jamais. Cette énième tuerie de masses vient s’ajouter à la longue liste des nombreuses exactions, des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dont se sont rendus coupables les mercenaires du Groupe Wagner à la solde de l’Imposteur de Bangui. En dépit du tollé provoqué par la publication du Rapport du Groupe des Experts de l’Onu, le 25 juin 2021, portant allégations de ces graves violations des droits de l’homme, Touadéra et ses mercenaires dont la place doit être désormais à la CPI, continuent de sévir. Tout ce qui l’intéresse, c’est de protéger son pouvoir usurpé, quitte à marcher sur les cadavres des milliers de Centrafricains.

En réponse à ce massacre de Kouki, les « 12 apôtres » et la COD – 2020 doivent conjuguer toutes leurs dernières énergies pour appeler  « hic et nunc » à l’ouverture d’une enquête internationale et à l’arrestation de l’Imposteur de Bangui par la CPI.

La rédaction

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