Bangassou : la radio Mbari saccagée, pillée et incendiée dans la nuit du 30 au 31 juillet 2018

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Des informations en provenance de la ville de Bangassou, chef – lieu de la préfecture du Mbomou, révèlent que les locaux de la radio « Mbari » ont été attaqués, saccagés, pillés et incendiés par des hommes armés, dans la nuit du 30 au 31 juillet 2018.
En représailles, la population a organisée ce jour mardi 31 une marche pacifique jusqu’à la résidence du préfet, le commandant Sillo Auguste, pour dénoncer l’inefficacité et la passivité des forces armées centrafricaines à œuvrer en faveur du  rétablissement de la sécurité, de l’ordre public et de la quiétude dans cette partie de la République.
Pour l’un des manifestants, la population de Bangassou est déçue du comportement des soldats sur le terrain, alors qu’elle avait placé en eux tous ses espoirs, toutes ses peines, tous ses deuils et toutes ses souffrances. «  Ils nous ont vraiment déçus ces hommes qui portent la tenue militaire, symbole de l’autorité, de la sécurité et de la sûreté nationale. Au lieu de prendre tout le contrôle de la ville, de mettre en place un service de renseignements efficace et efficient, de créer des check – points dans les zones d’insécurité afin de rassurer et prévenir la commission d’éventuels actes d’exactions et d’atteintes graves aux droits humains, nos soldats passent plutôt le plus clair de leur temps dans les quartiers, autour des bouteilles de bière et à la recherche de petites femmes de plaisirs », s’est exclamé l’un des manifestants. Pour cet homme, chef de famille, qui a perdu sa femme et ses deux enfants dans l’attaque de la ville de Zémio et qui a trouvé refuge cher un oncle au quartier Tokoyo, « l’attaque de la radio Mbari est un avertissement et sonne comme un échec pour ces hommes en tenue dont les devoirs se résument à la défense de l’intégrité du territoire national, à la protection des biens et des personnes et à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat ».
Pour finir  et afin d’éviter au – delà de cet évènement une crise de confiance entre la population de Bangassou et les Faca, il lance un vibrant appel au gouvernement et au nouveau chef d’Etat – major pour que non seulement des mesures fortes soient prises en vue de leur rappeler les missions qui sont les leurs, mais surtout que les auteurs de ces actes d’indiscipline avérés soient sévèrement sanctionnés.
De notre correspondant local

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