Assemblée Nationale : ce que l’on sait de la tricherie ayant caractérisé le vote du projet de la loi de finances 2020

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Un acte rocambolesque de tricherie digne de la camorra mexicaine a émaillé, ce jour du vendredi 29 novembre 2019, le vote du projet de la loi de finances 2020 par les élus de la nation dans l’hémicycle de l’assemblée nationale.

Selon les votants eux – mêmes, notamment ceux des partis politiques ne faisant plus partie de la majorité parlementaire présidentielle communément appelée « MCU » ou appartenant tout simplement à l’opposition démocratique dont le chef de file est le député de Bocaranga 1, M. Anicet Georges Dologuélé, qui se sont sérieusement concertés dans leurs différents états – majors et se sont engagés à ne pas adopter ledit projet pour « dénoncer ainsi de vives voix la mauvaise gouvernance politique, administrative, économique et  financière du « filou de Dondra », depuis son parachutage à la tête du ministère des finances et du budget en avril 2016, ses pratiques mafieuses, la non – reddition des comptes des exercices budgétaires 2017, 2018 et 2019, et pis, son pédantisme mal placé »,  plus d’une trentaine de leur choix ou décision  figurant sur leur bulletin individuel de vote ont tout simplement fait l’objet d’acte de tricherie, de manipulation et de faux en écritures publiques, lors des délibérations par les deux secrétaires parlementaires.

En effet, selon ces sources, conformément aux instructions à eux données, avant la séance de vote, par le président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba et son 2ème vice – président, en la personne de Mathurin Dimbelet Nakoe, des bulletins de vote sur lesquels ils ont été mentionnés « non », ont été systématiquement modifiés en « oui » dans le prononcé ou la proclamation des délibérations des résultats. Il en a été de même pour les bulletins nuls auxquels le qualificatif de « oui » a été attribué.

En réaction à cet acte éhonté de flagrant délit de tricherie, tous ont unanimement décidé de demander au bureau, de procéder au recomptage des voix, séance tenante. Pris à découvert, tel un serpent tapis dans un buisson touffu sous un gros cailloux, et ne pouvant pas accepter que la mise en œuvre de la procédure du recomptage des voix puisse révéler au grand jour sa responsabilité dans la manipulation de ces résultats, ce qui aurait immédiatement le mérite d’en rajouter aux nombreux manquements aux devoirs de sa charge et autres soupçons de corrompu et de corrupteur qui sont pendants sur sa tête, telle une épée de Damoclès, l’homme et son complice ont fermement refusé d’obtempérer à cette demande, en violation une nouvelle fois des dispositions du règlement intérieur de l’assemblée nationale. A telle enseigne que le député Anicet Georges Dologuélé aurait failli en venir aux mains avec lui, n’eût été l’intervention de certains de ses collègues.

Aux dernières nouvelles, ce dernier et les partisans du « non » ont déjà rassemblé toutes les pièces à convictions et les éléments de preuve relatifs à cette énième  saga de fraude et de mal – gouvernance, et  vont saisir dans les tout prochains jours la cour constitutionnelle d’une demande en annulation des résultats de ce vote pour faux et usage de faux, faux en écritures publiques et irrégularités manifestes. Une démarche qui entraînerait ipso facto la suspension de la promulgation de ce projet de loi de finances par le président de la République.

A moins que, comme toujours, cette cour aux ordres, ne les déboute de leur requête contre d’importantes rétrocommissions. Mais, en attendant c’est triste et très malheureux pour Ngon Baba et son bureau !

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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