« Affaire Caisse Café » : le président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba piégé et ridiculisé par ses amis politiques

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Dans un article intitulé « Centrafrique : le président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba toujours locataire à la Caisse Café », paru dans nos colonnes, le 1er septembre 2019, nous avons bien voulu, après de minutieuses investigations, informer l’opinion nationale sur une affaire de mal – gouvernance politique et un acte avéré d’atteinte grave à l’éthique et à la morale publique dont s’est rendue coupable la deuxième personnalité de la République, en l’occurrence le président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba.

Une affaire d’occupation illégale d’un appartement, sis dans l’immeuble dénommé « Caisse Café » et appartenant à l’ORCCPA et dont les loyers payés sur le budget de l’assemblée nationale continuaient d’être versés mensuellement au président de l’assemblée, alors qu’il est censé l’avoir libéré depuis fort longtemps, au profit d’une maison de fonctions. La trame de cet  article consistait tout naturellement à dénoncer par la plume les graves abus et les innombrables actes de malversations financières et de corruption dans lesquels sont empêtrés les élus de la nation, appelés à voter les lois et à veiller, par leurs comportements dénués de tout quelconque  reproche, à leur stricte application, d’une part, et à les contraindre à soigner, par conséquent, leurs images trop enlaidies, dans la conscience collective et citoyenne,  et à changer un tant soit peu  l’odeur âcre et  pestilentielle de leurs parfums dégageant sans cesse la senteur des compromissions et de la dépravation des mœurs publiques,d’autre part.

En réaction à la publication de cet article, le président de l’assemblée nationale Laurent Ngon Baba, juriste de son état et praticien du droit public, avait le choix entre deux options : ou bien se taire tout simplement, s’il estime ne pas détenir en sa possession assez d’éléments matériels de preuve de nature à remettre en cause l’argumentaire qui y a été développé, ou bien recourir à l’usage du droit de réponse légal et légitime en faisant parvenir à notre rédaction sa version des faits et en nous demandant de la publier dans nos colonnes aux fins de contribuer à la manifestation de la vérité. Pour des raisons qui lui sont propres, le président de l’assemblée a  finalement opté pour la publication d’un droit de réponse. Celui – ci a été remis à certains directeurs de publication de la presse écrite, au rang desquels  le directeur du journal « L’Expansion », Monsieur Thierry Serge Vickos et le directeur du journal en ligne « Lepotentielcentrafricain », Monsieur Patrick Brian Mogani pour large diffusion.

Malheureusement pour lui, au lieu de saisir cette opportunité qui lui a été offerte pour répondre aux questions de droit, de l’éthique de la fonction qu’il occupe et de la morale publique, soulevées par notre article, en s’attelant à brandir sa demande qui constitue l’un des éléments de preuve du respect des conditions de  la résiliation de son contrat de bail, lequel contrat  devant comporter impérativement le montant mensuel des loyers, être dûment revêtu du visa du contrôleur financier détaché près l’ORCCPA, et régulièrement enregistré par les services des impôts, l’homme a préféré se lancer dans des invectives, des insultes gratuites, des propos désobligeants et indignes de son rang et de ses fonctions, et des contre – vérités contre l’auteur dudit article.

A l’arrivée, bien loin de battre en brèche les graves accusations portées dans cet article contre lui, en sa qualité d’élu de la nation, c’est – à – dire de celui qui a été désigné par le peuple pour voter des lois et les faire respecter, notre praticien du droit s’est malencontreusement évertué à s’engluer davantage dans les liens de la violation de la loi, à se ridiculiser et à s’afficher aux yeux du peuple centrafricain, en général, et de ses électeurs, en particulier, comme un grand délinquant qui cache le montant de ses loyers au public, fait substituer les conditions de la résiliation de son contrat de bail par un jeu de cachet et d’écritures, en l’absence de toute demande de sa part destinée au bailleur, et comble de l’inacceptable, trouve normal que ledit contrat ne soit pas revêtu du visa du contrôleur financier de l’ORCCPA et qu’il ne soit pas régulièrement enregistré, faisant ainsi perdre beaucoup de gains à l’Etat.

Mais diantre, qui lui a conseillé cette si tonitruante sortie médiatique ? Que servent alors ces hommes et ces femmes qui, bradés de diplômes et trop imbus de leur petite personne pullulent dans son cabinet ? N’ont – ils pas été débauchés et nommés pour travailler à soigner l’image trop laide et trop puante  de cette institution et de ceux qui y exercent ? Comment ne pouvait – il pas éviter ce bug communicationnel, alors que son nom revient régulièrement dans des affaires de mal – gouvernance politique, administrative et financière, de malversations financières, de corruption, de débauchage et d’achats de conscience des députés  et qu’il lui est reproché d’avoir enfoui dans son tiroir l’affaire de corruption de certains membres de son bureau par des opérateurs économiques chinois ?

Aux dernières nouvelles, l’homme aurait tout simplement été piégé et ridiculisé par ses amis politiques qui lui ont envoyé des journalistes – sangsues. Une fois avoir empoché les montants de leurs factures de publications, ceux – ci ont préféré pendre leurs jambes à leur cou, le laissant seul dans ses montagnes de merdes. Désormais, incapable de trouver des belles parades juridiques aux épiques assassines et irréfragables du « journaleux » du journal Letsunami.net,  il apparaît dans l’opinion et la conscience du peuple comme le vrai visage de ces hommes politiques qui, depuis le 30 mars 2016, n’ont jamais cessé de mentir et d’ user des voix de leurs électeurs, non pas pour travailler à l’amélioration de leurs conditions de vie, mais plutôt  pour s’enrichir en contournant allègrement et sans aucune gêne les lois de la République.

Jean – Paul Naïba

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