UA : Mouassa Faki Mahamat et le Comité des Sages de l’UA victimes de leurs turpitudes et humiliés par l’Imposteur de Bangui et sa donzelle Sylvie Baïpo – Témon

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Sauf report de dernière minute, le Groupe des sages de l’Union africaine va réunir à Bujumbura du 5 au 7 octobre, une brochette d’acteurs politiques et de la société civile centrafricaine.

Une initiative qui n’est pas du goût de la diplomatie centrafricaine.

Dans une interview accordée à la DW, Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères de la RCA, confirme la tenue de cette rencontre mais dénonce la façon dont elle a été planifiée : sans concertation préalable avec son gouvernement, pourtant principal concerné.

« Le Groupe des sages de l’Union africaine nous a adressé une note verbale nous informant de l’organisation d’un dialogue inter-centrafricain sans une concertation ou un travail préalable avec le Gouvernement. Les organisateurs doivent surseoir à cette démarche qui vise à nous déstabiliser. C’est un manque de respect à l’égard de notre pays », a-t-elle déclaré.

L’interview de Sylvie Baïpo-Temon

23:51

Au micro d’Eric Topona, Sylvie Baïpo-Temon, réagit aussi à la participation à cette grand-messe annuelle des Nations unies,des pays qui ont connu des coups d’Etat militaire : Guinée, Mali, Burkina Faso entre autres. Elle se prononce aussi sur les relations entre Bangui et Paris, suite à la récente visite en France du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

Ecoutez son interview à la Deutsche Welle.

DW : Madame le ministre bonjour. Selon nos informations, le Groupe des sages de l’Union africaine organisera à Bujumbura début octobre un dialogue réunissant les différents acteurs de la vie politique et sociale de votre pays. Confirmez-vous l’information ?

Sylvie Baïpo-Temon: C’est là où on voit les limites de nos organisations, le décalage entre  ce qui était recherché, la base de la création de ces organisations et la pratique, la manière de travailler.  On ne peut pas, parce qu’on est une organisation sous-régionale, continentale, internationale ou autre decider de sa grande tour d’Ivoire comment les choses doivent se passer dans un État. Ce n’est pas acceptable. Ce n’est pas respectueux.

DW: Est-ce que le gouvernement centrafricain a été approché par le groupe des sages de l’UA?

Sylvie Baïpo-Temon: le gouvernement n’a pas été saisi par qui que ce soit. Il n’a pas été approché. Nous avons juste reçu une note verbale nous disant qu’il y aura un dialogue inter centrafricain qui va se tenir à Bujumbura. Je ne sais pas  qu’elle est l’arrière-pensée de ce comité des sages. Mais, c’est une pratique de déstabilisation de la RCA. Parce que tout ce qui  est fait sans le gouvernement est contre le gouvernement.

DW: En marge de la 78e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, vous vous êtes entretenu avec Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine. Est-ce que vous en avez parlé ?

Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l'UA
Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l’UAImage : John Thys/AFP

Sylvie Baïpo-Temon:  J’ai alerté tout de suite. J’ai eu effectivement une rencontre avec le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat (à New-York, ndlr). Il y a un point d’entrée de la République centrafricaine qui est le ministère des Affaires étrangères. Donc, on doit informer au préalable et s’organiser pour venir nous rencontrer. Parce qu’il y a un Président de la République élu par le peuple. Nos organisations ont des principes et des procédures de travail. On ne décide pas de soi-même que ça ne va pas et surtout à des milliers de kilomètres.  Ça c’est une source de déstabilisation. C’est une volonté claire de vouloir déstabiliser. Donc, je mets en garde ceux  qui veulent organiser  la rencontre, de la surseoir. Parce que je prends le peuple à témoin. Cette initiative est une initiative  pour déstabiliser et qui va à contre-courant de tous les efforts que nous sommes en train de mener et  qui sont reconnus par les Nations unies. Vous avez un groupe qui se lève et qui dit que non, on va regrouper la société civile, on va prendre quelques personnes qu’on a sélectionné selon quels critères.

Parce que certainement cette voie de stabilisation que nous sommes en train  de prendre déplait. En tout cas, je les exhorte à revenir à la raison, à redescendre les pieds sur terre pour avoir une démarche de travail qui soit beaucoup plus constructive. Pas une démarche de travail qui cherche à nuire.

Cliquez sur la photo (ci-dessus) pour écouter l’intégralité de l’interview.

DW

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