Trois Chinois appréhendés à Garoua Boulaye au Cameroun avec un conteneur plein de pièces d’argent en provenance de Bangui

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De sources généralement bien informées, trois sujets chinois ont été appréhendés hier lundi 10 septembre 2018 aux environs de 11 heures du matin à Garoua Boulaye, ville camerounaise frontalière de la RCA, par les agents de la police et des douanes camerounaises en poste. Les Chinois qui seraient des opérateurs économiques étaient en train de traverser la frontière avec un conteneur plein de jetons de CFA amassés en République centrafricaine à travers le jeu de casino qui a causé une pénurie de jetons dans la capitale Bangui. 

Toujours d’après nos sources, la valeur de ces jetons qui ont fait le plein du conteneur dépasserait cinquante  millions (50.000.000) de FCFA, lesquels jetons devraient être acheminés vers l’Arabie Saoudite pour être fondus et transformés en bijoux, selon les dires de nos amis chinois.

Selon de gentilles indiscrétions, un premier conteneur bourré de jetons aurait déjà traversé la frontière.

La question que l’on est en droit de se poser face à cette situation est celle de savoir comment ce conteneur a pu sortir des mailles des services de la police et de la douane centrafricaines, traverser les multiples barrières de contrôle sur l’axe Bangui-Pk 12-Pk 26-Boali-Bossembélé-Yaloké-Baoro-Bouar-Baboua-Béloko pour tomber dans la main des policiers et douaniers camerounais à Garoua Boulaï, alors que le gouvernement centrafricain vient d’interdire le jeu de casino pour mettre fin à la pénurie des pièces de 100F, 50F CFA et éviter leur exportation ailleurs?

Si cette décision du gouvernement est arrivée comme le médecin après la mort, l’affaire des 6 kg de diamants passés inaperçus à l’aéroport de Bangui pour être découverts à l’aéroport de Douala au Cameroun en août dernier, montrent que la république de Touadéra est un passoir. Et pour cause: les gens nommés au niveau des Douanes et de l’Emi-immigration sont soit incompétents soit complices de ces situations qui ternissent gravement l’image du pays, car c’est du jamais vu. Où est la rupture tant chantée?

Toutefois, il convient de souligner que l’acte posé par les sujets chinois appréhendés au Cameroun n’engagent qu’eux-mêmes, individuellement, et non leur pays ni la représentation de la Chine en Centrafrique. Ils sont personnellement responsables de leur acte parce que des lois internationales, régionales et nationales interdisent et pénalisent des transferts d’argent de cette manière.

Mais l’on se demande aussi pourquoi ces Chinois n’ont pas placé cet argent dans les banques de la place et continuer à faire leurs affaires légalement ici en RCA. En effet, ces Chinois risquent de perdre bêtement tout l’argent qu’ils ont gagné honnêtement en Centrafrique, car les Camerounais sont ce qu’ils sont: champions de la corruption dans l’espace CEMAC !

Affaire à suivre.

Mesmin Madidé-Aladila

Source: MEDIAS+ N°1977 du Mardi 11 Septembre 2018, p.2

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