Toute réunion politique soumise désormais à l’autorisation préalable du ministre WANZET

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Et ce que les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine et certains professionnels des médias  redoutaient tant et avaient même prédit, est finalement arrivé. La République centrafricaine n’est plus une démocratie dont le combat a été gagné au prix du sang de ses martyrs et des combattants de la liberté, dans les années 90 et au lendemain de la dislocation de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques.

Depuis l’accession du président Touadéra a la magistrature suprême de l’Etat, le 30 mars 2016, elle s’acheminait irréversiblement vers une autocratie kleptomane et kleptocrate. Elle s’y est désormais et solidement installée avec l’interdiction faite, il y a quelques jours, par le ministre Wanzet sur instructions de Touadéra et Sarandji, au parti politique dénommé Rassemblement Démocratique Centrafricain en abrégé RDC de tenir une réunion dans le IVème arrondissement de la ville de Bangui. Mieux, son président en la personne de M. Désiré Nzanga Kolingba et membre du mouvement Cœurs – Unis à l’assemblée nationale avait même été interpellé et auditionné par des officiers de police judiciaire, en mission commandée. Plus tard, dans la nuit, la maison du militant où devait se tenir la réunion a été visitée par des hommes armés et saccagée comme le montrent les images qui sont parvenues à notre rédaction. Informés de cet acte extrêmement grave et attentatoire à la liberté et à la démocratie, des lanceurs d’alerte et des professionnels ont immédiatement recouru à leur plume pour dénoncer de vives voix et condamner cette dérive autocratique. A la demande du président Kolingba, une audience lui a été accordée par le ministre de l’administration du territoire et de la sécurité publique. De cet entretien, le compatriote Henri Grothe a retenu ce qui suit :

« AFFAIRE DESIRE ZANGA KOLINGBA – RDC CONTRE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN. Nous avons enfin droit à une version officielle. Mais le plus triste est que Fidèle #GOUANDJIKA devrait avoir honte de son collègue ministre, celui membre du Gouvernement, qui vient de nous rassurer sur la volonté affichée de la #Touadérade de museler désormais tout citoyen, association ou parti politique. En fait, Gouandjika, le ministre conseiller spécial de Faustin Archange Touadera ne savait rien et argumentait par le mensonge pour couvrir les dérives dictatoriales et agressions par les #FSI du domicile privé du cadre du Rassemblement Democratique Centrafricain, qui recevait ses Frères du #RDC, non pas le week-end dernier mais en plein milieu de la semaine.

Henri Wanzet est-il sérieux?

Se mettant en première ligne, par cette interview bricolée, avec une #Vidéo très mal montée, Henri Wanzet #Linguissara endosse tout pour couvrir ses parents donneurs d’ordre Simplice Mathieu #Sarandji et Faustin Archange Touadera. Les exécutants connus, nous savons maintenant qui sont les responsables de ces actes d’intimidations perpétrés contre la personne de Desire Nzanga Kolingba, le Rassemblement Democratique Centrafricain, son cadre militant du 4è arrondissement et son domicile violé et saccagé par des miliciens et agents des Forces de Sécurité intérieure à la solde du président de la République, Chef de l’État Centrafricain…garant de la #Constitution de 2016 qu’il vient encore de violer. A suivre…https://www.youtube.com/watch… Romy GOTTO »

En sus de l’analyse très pertinente sus- mentionnée, il ne faut plus avoir peur de le dire : Touadéra et son cher aîné Sarandji veulent museler tout simplement le peuple. Pour ce faire, toute réunion politique est désormais assujettie à l’autorisation préalable du ministre de l’administration du territoire et de la sécurité publique. Agissant ainsi sur instructions de Touadéra et de Sarandji, il n’est pas allé sur le dos de la cuillère à soupe pour le préciser à ses interlocuteurs, comme l’on pouvait l’entendre dire dans un post – vidéo qui circule actuellement sur les réseaux sociaux.

En effet, selon cet officier de police judiciaire en mission commandée, en prenant l’exemple du parti politique dénommé Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain en abrégé MLPC  dont le président en l’occurrence M. Martin Ziguélé a effectué une tournée tout récemment à l’intérieur du pays pour tenir des réunions avec ses structures de base et ses militants, tout parti politique est tenu de lui faire parvenir préalablement une demande d’autorisation avant toute réunion tant à Bangui qu’en provinces. En français facile, cela signifie qu’à partir des derniers évènements survenus dans le IVème arrondissement et dont le RDC et son leader ont été victimes, aucun parti politique ne peut plus assumer ses responsabilités, celles d’animer la vie politique en toute liberté, en tout temps, en tout lieu et en toute quiétude. Tous ceux qui prendront le risque de ne pas obtempérer aux nouveaux diktats de Touadéra et Sarandji subiront le même sort qui a été réservé au RDC et à ses militants. Et ce, en flagrante violation des dispositions de l’article de l’article 10 de la constitution du 30 mars 2016, sur laquelle Touadéra a prêté serment : « La liberté de conscience, de réunion, de religion et des cultes est garantie à tous dans les conditions fixées par les lois. Toute forme d’intégrisme religieux et d’intolérance est interdite ». Et ce, en violation des dispositions de l’article 31 de la constitution du 30 mars 2016, sur laquelle Touadéra a prêté serment : « Les partis  et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale. Ils se forment et exercent librement leurs activités….. »Et ce, en flagrante violation des dispositions  des articles 14 et 19 de la constitution du 30 mars 2016, sur laquelle Touadéra a prêté serment.

Avec la prise de ce diktat qui n’est rien d’autre qu’un intégrisme politique et religieux imposé à la République et à tout un peuple, les valeurs de la démocratie chèrement acquises et précitées sont mortes et définitivement enterrées. A l’avenir, plus de réunions politiques pour l’UNDP, le RDC, l’URCA, le Patrie, la CRPS, le RPR, etc.

Seul est habilité dorénavant à animer la vie politique partout, tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays et sans autorisation préalable, d’une part, et à concourir à l’expression du suffrage, d’autre part, le nouveau parti politique à venir dénommé « Mouvement Cœurs – Unis ». Le parti politique de Touadéra et Sarandji.

Que voulez – vous ? Nous sommes bel et bien en Touadérakistan. La République de Touadéra, de Sarandji, de leurs épouses, de leurs maîtresses, de leurs parents, amis et connaissances !

La rédaction

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