Touadéra a – t – il découvert une supercherie de son ministre des finances et du budget ?

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Après avoir réussi à mettre en place un véritable réseau de siphonnages des crédits de l’Etat, en nommant ses parents et hommes de confiance à tous les postes juteux du ministère des finances et du budget, Dondra voulait coûte que coûte contrôler le service du mouvement des fonds à la direction générale de la comptabilité publique et du trésor. Pour ce faire, il a convoqué tout récemment, et ce, peu avant la publication du décret n°20.031 du 29 janvier 2020 portant nomination ou confirmation des fonctionnaires à des postes de responsabilité au ministère des finances et du budget, le chef de service qui y a été placé par  le président Touadéra et lui a proposé une promotion : celle de le nommer directeur des assurances.

Afin de ne pas contrarier le maître du céans, sur-le-champ, l’inspecteur du trésor a feint d’acquiescer, mais une fois sorti du bureau du grand argentier de la République, le protégé du Grand parapluie de la République réussit à joindre son parent et à l’en tenir informé. Sa réponse à son ministre des finances et du budget sera sans appel : « Vous ne le bougerez pas de là où il est ! »

En disant cela, Touadéra s’est – il enfin rendu compte de la supercherie de celui  qui ne cesse de lui apporter hebdomadairement des billets d’argent dans des sacs en banco ? A – t – il seulement compris que ce dernier voulait placer, à ce poste hautement stratégique, l’un de ses hommes de mains afin de mieux siphonner les fonds via les banques de la place ? Et s’il devait en être ainsi, pourquoi alors lui avoir donné l’opportunité de faire du prestigieux ministère des finances et du budget une véritable entreprise familiale et ethnique, au point où tous les meilleurs cadres issus des autres ethnies et ressortissants de l’Ena, l’Iiap, l’Enst et de l’Enfip sont abandonnés dans les couloirs ?

 Non, il ne s’en est pas  aperçu. Car, s’il l’avait effectivement su, il n’aurait pas dû apposer son auguste signature, au nom de l’équilibre géopolitique national, au bas du dernier décret nommant un certain Alain Modeste Konzi, de la même ethnie, du même clan et de la famille que Dondra, et dont la gestion a été émaillée par de sombres affaires de malversations financières et de détournements de deniers publics à la direction générale des marchés publics, au poste du directeur de cabinet. S’il s’en était rendu compte, il aurait tout simplement demandé, en application du critère sus – évoqué, à son ministre des finances et du budget de faire la proposition de quelqu’un d’autre en lieu et place du nouveau directeur général des impôts et des domaines, en la personne de Romain Florent Douathe – Kobondit, même s’il est reconnu comme étant l’un des mieux expérimentés dans cette direction générale.

Non, il ne pouvait pas le savoir. Car, Toudéra n’est pas un homme d’Etat, mais plutôt un homme politique. A ce titre, il est plus guidé par la défense de ses petits et bas intérêts matériels et financiers immédiats que lui procurent « in dies singulos » ses fonctions de président de la République, que par le noble combat au service de l’intérêt général, de l’unité nationale, de l’intégrité, de l’impartialité, de la probité, de la compétence et de la méritocratie. S’il avait réagi instantanément en intimant l’ordre à Dondra, c’est tout simplement parce qu’il voulait protéger son poulain. Et c’est ce qu’il avait fait.

La rédaction

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