Tchad : l’ONU demande la « libération rapide d’au moins 500 personnes arrêtées » après les manifestations

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Tchad : l’ONU demande la « libération rapide d’au moins 500 personnes arrêtées » après les manifestations

 

Alwihda Info | Par Info Alwihda – 25 Octobre 2022

 

Les services du Haut-Commissaire des Nations Unies font état d’au moins 500 personnes, qui ont été arrêtées après les manifestations dans la capitale tchadienne, N’Djamena et d’autres villes de ce pays d’Afrique centrale. « Toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit de réunion pacifique doivent également être libérées rapidement », a fait valoir la porte-parole du HCDH.


Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. © DR

Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. © DR

Des affrontements meurtriers entre la police et des manifestants protestant contre la mainmise de l’armée sur le pouvoir ont éclaté au Tchad le 20 octobre, faisant au moins 50 morts, dont des membres des forces de sécurité, mais aussi plus de 500 arrestations. Les Nations Unies ont condamné l’usage meurtrier de la force contre les manifestants et demandé l’ouverture d’une enquête impartiale.

« Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, déplore l’usage létal de la force contre les manifestants dans plusieurs villes du Tchad, y compris les meurtres par balles réelles », a déclaré lors d’une conférence de presse de l’ONU à Genève, Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

L’ONU appelle toutes les institutions publiques concernées à mener des enquêtes impartiales, rapides et efficaces sur les violations des droits de l’homme qui ont pu être commises, notamment sur le recours apparent à une force inutile ou disproportionnée pour disperser les manifestations.

Pour l’ONU, toutes les forces de défense et de sécurité doivent s’abstenir de recourir à la force contre les manifestants pacifiques. Il s’agit ainsi de veiller à ce que la force ne soit utilisée que si elle est strictement nécessaire et, le cas échéant, dans le plein respect des principes de légalité, de précaution et de proportionnalité.

Par ailleurs, les services du Haut-Commissaire des Nations Unies font état d’au moins 500 personnes, qui ont été arrêtées après les manifestations dans la capitale tchadienne, N’Djamena et d’autres villes de ce pays d’Afrique centrale. « Toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur droit de réunion pacifique doivent également être libérées rapidement », a fait valoir la porte-parole du HCDH.

 

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