Session criminelle 2017 : Les Antibalaka se préparent activement à s’opposer à la comparution de leur coordonnateur général Patrice Edouard Ngaïssona

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Des informations dignes de foi en notre possession et proches de la cour d’appel de Bangui, le nom de M. Patrice Edouard Ngaïssona, coordonnateur général des Antibalaka figure sur la liste des prévenus devant comparaitre devant la session criminelle du 6 janvier 2018. Il lui serait reproché les crimes d’association de malfaiteurs, d’exécutions extra – judiciaires, de braquage à mains armées, de destructions de biens publics et privés, d’incendie d’habitations et greniers. Des crimes dont la peine lui vaudra des années de prison.

Une bien triste nouvelle qui a immédiatement jeté de l’émoi, de la tristesse, de la colère et de l’inquiétude dans le camp de tous les combattants de la liberté et de tous les guerriers qui se sont levés comme un seul homme, avec des moyens rudimentaires à la main, pour  attaquer et  bouter hors du territoire national les égorgeurs de la Séléka.

Dès l’annonce de cette nouvelle, les esprits seraient surchauffés et ces sources d’affirmer que dans nos villages, nos communes, nos sous – préfectures, et nos préfectures, les Antibalaka seraient en train de se regrouper et de se concerter afin de réagir de manière appropriée le moment venu. Et ce, pour dénoncer vigoureusement la lâcheté des uns et l’ingratitude des autres, d’une part, et pour s’opposer fermement contre l’acharnement contre leur coordonnateur général et les leurs dont la plupart sont en prison, en dépité de leur volonté de déposer les armes et de faire la paix dans le cadre du DDRR.

La lâcheté des uns pour n’avoir jamais eu le courage d’ordonner et d’obtenir l’arrestation de ces égorgeurs de la Séléka qui continuent d’assiéger nos villages, de tuer impunément, d’incendier des habitations et des greniers, de racketter des populations civiles, de lever l’impôt  et de le percevoir en lieu et place des agents des régies financières,  de violer des femmes, de voler et de piller des biens publics et privés, et de contraindre de milliers de personnes à des déplacements en brousse ou sur des sites des déplacés et d’y vivre comme des animaux.

 L’ingratitude des autres pour n’avoir jamais fait preuve d’un quelconque acte de reconnaissance et de gratitude à l’égard de ces dignes, valeureux et courageux fils et filles de la RCA qui se sont levés comme un seul homme des armes rudimentaires dont des machettes, des sagaies et de fusils traditionnels pour s’attaquer aux sanguinaires de la Séléka et leurs mercenaires, au prix de leur sang et de sacrifices suprêmes.

Comme ils l’ont fait le 5 décembre 2013, lors de l’attaque coordonnée, stratégique et professionnelle de la ville la capitale, avec toutes les lourdes et historiques conséquences en vies humaines, obligeant quelques jours plus tard Djotodia et ses égorgeurs à quitter le pouvoir, ils risqueraient fort bien de rééditer cet exploit au cas où les autorités judiciaires au solde des conspirateurs internationaux, régionaux, sous – régionaux et nationaux viendraient à émettre un mandat d’amener à l’endroit de leur coordonnateur général, M. Patrice Edouard Ngaïssona.

Voilà des informations à prendre très au sérieux par Touadéra et son gouvernement. Ils ont intérêt à tempérer leurs ardeurs guerrières contre les éléments Antibalaka avant que cette menace ne prenne effectivement forme. Ils doivent cesser cette politique de deux poids deux mesures et commencer d’abord au nom de la lutte contre l’impunité à ordonner l’arrestation des seigneurs de guerre de la Séléka qui ont injecté l’épidémie de la mort dans ce pays et contre laquelle se sont levés les Antibalaka. Ils doivent se réveiller de leur longue nuit de sommeil, se rendre à l’évidence et comprendre enfin que c’est parce que les égorgeurs de la Séléka ont sévi  qu’est né le mouvement d’autodéfense communément baptisé «  Antibalaka ». Et tout naturellement, si ces égorgeurs n’avaient pas existé, il n’y aurait jamais eu le mouvement des Antibalaka.

 Pour finir, ces Antibalaka n’ont – ils pas réussi à libérer le secrétaire général du KNK, M. Bertin Béa, en pleine audition devant  le doyen du juge au tribunal de grande instance de Bangui ?

Affaire à suivre….. !

Jean – Paul Naïba

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