Sarandji boude Jousso mais refuse de le démettre ou de démissionner

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Il y a quelques jours, s’est déroulée au ministère des transports et de l’aviation civile la cérémonie du lancement de la campagne des documents sécurisés du transport dont la société  dénommée Al – Madina a été déclarée adjudicataire.

Problème : ce jour – là, ni le premier ministre Sarandji ni les membres de son gouvernement n’étaient présents à cette importante manifestation. Seuls étaient là, le président Touadéra et le ministre des transports et de l’aviation civile Théodore Jousso.

Du coup, il n’en fallait pas plus pour faire dire à tous les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine et à des professionnels des médias que rien ne va plus entre les deux têtes de l’exécutif. Les raisons sont connues de tous : l’implication de ce ministre dans plusieurs affaires de scandales financiers, de pots de vin et de corruption dont la dernière «  Jousso & AHS-RCA Gate ».

Depuis lors, des sources très proches de la présidence et de la primature ne cessent de rapporter que les relations ne sont plus chaudes entre le mathématicien de Boy – Rabé et son cher aîné Sarandji. Le premier reproche au deuxième d’avoir extrait des mains des chinois plusieurs centaines de millions de Francs CFA, avec la complicité active de son neveu Piri ; le deuxième boude son cher cadet pour ses accointances trop personnelles avec son beau – frère. D’où cette situation de guéguerre pour des intérêts personnels et égoïstes entre les deux hommes au plus haut sommet de l’Etat. Une guéguerre qui pose le problème de la mal – gouvernance qui est vivement critiquée et dénoncée par le compatriote Henri Grothe, en ces termes :

« [LA #TOUADÉRADE TIRE SUR #JOUSSO] LES JOUES A 500 MILLIONS DU MINISTRE JOUSSO

Triste et déshonorant est cette nouvelle à l’odeur de poisson pourri qui fut annoncée à la délégation centrafricaine allée faire du lobbying à Pékin, lors du FOCAC 2018.

Après avoir eu écho des soupçons de corruption, dans l’attribution d’un marché financé par la Banque Mondiale à SATOM, et les agitations de certains cadres du groupe AHS-RCA, qui après des sanctions du gouvernement centrafricain ont promis de tout révéler : notamment les pots de vins empochés par le Ministre Théodore JOUSSO.

A en entendre les dires, cette affaire semble être un casse-tête chinois digne des plus grands mafiosi. A en croire que l’Impunité Zéro prôné par le Chef de l’Etat ne s’exerce qu’unilatéralement.
le centrafricain lamdba se pose la question de savoir qu’en est-il de la justice, de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, dans cette affaire ? Et de l’exemplarité, de la parité alors ?

Alors, qu’un décret présidentiel vient d’être lu il y’a quelques temps, concernant le limogeage du Conseiller Ousman Mahamat Ousman, en plus du limogeage de l’Ex Ministre Jean Serge Bokassa, pour plusieurs faits, dont un détournement.L’on se demande ce qu’attend le Président TOUADERA pour virer sans conditions ce truand ?

Vraisemblablement, la justice semble être partiale dans ce pays.
Comment prétendre à  » l’Impunité Zéro  » vis à vis des groupes armés et en même temps, fermer les yeux sur des actes, tendant à saborder les actions de l’équipe gouvernementale et l’élan de croissance que vit l’économie centrafricaine, depuis 2016 ?

Clairement, pourquoi le mutisme du Président Faustin Archange Touadera vis à vis de cet acte déshonorant et pouvant mettre à mal l’accompagnement qu’offre les partenaires financiers et techniques de la Centrafrique ?

Le peuple exige des explications claires, nettes et précises concernant cette affaire et la démission, voire le limogeage pur et simple de ce corrompu.

[https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=225980114943577&id=100025947707907] »

Mais quel que soit le temps que durera cette tension, pour le commun des centrafricains, il apparait clairement que le premier ministre doit avoir le courage devant l’histoire et la nation tout entière de prendre ses responsabilités, avant qu’il ne soit trop tard pour lui ; car dans cette affaire de bras de fer qui l’oppose actuellement à son cher cadet, quelle que soit sa taille et son poids dans le camp des roitelets de la Touadérakistan, il reste et demeure un fusible. Il est donc plus impératif pour lui d’anticiper que de subir, comme le premier ministre Gbézera – Bria l’avait fait, lorsqu’il avait exigé et obtenu du président Patassé la démission du ministre Agbo et de son conseiller spécial. Une telle décision le grandirait devant le peuple.

A moins qu’il ne soit venu lui aussi pour manger comme tous les autres !

Jean – Paul Naïba

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