Royaume-Uni : Londres impose des sanctions à Wagner pour des exactions en Afrique

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Royaume-Uni : Londres impose des sanctions à Wagner pour des exactions en Afrique

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La Parlement britannique à Londres, le 17 avril 2019.

AP Photo/Kirsty Wigglesworth
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Le Royaume-Uni impose des sanctions contre 13 personnalités et entreprises accusées d’être impliquées dans des exactions du groupe paramilitaire russe Wagner au Mali, en Centrafrique et au Soudan.

Les faits reprochés incluent « des exécutions et des actes de torture au Mali et en République centrafricaine ainsi que des menaces à la paix et à la sécurité au Soudan« , précise le ministère des Affaires étrangères.

Parmi les personnalités visées par ces mesures, qui prévoient gel d’actifs au Royaume-Uni et interdiction de séjour sur le sol britannique, figurent notamment des Russes présentés comme les responsables de Wagner au Mali, Ivan Maslov, et en Centrafrique, Vitali Perfilev et Konstantin Pikalov.

Ce dernier est présenté comme le bras droit du chef de Wagner Evguéni Prigojine, déjà sanctionné par Londres.

  • Voir aussi : Quelle est la stratégie du chef du groupe paramilitaire Wagner ?

« Le groupe Wagner commet des atrocités en Ukraine et agit en toute impunité dans des pays comme le Mali, la République centrafricaine et le Soudan« , a dénoncé le secrétaire d’État chargé de l’Afrique, Andrew Mitchell, cité dans le communiqué.

« Partout où Wagner est présent, il a un effet catastrophique sur les communautés, aggrave les conflits existants et porte atteinte à la réputation des pays qui l’accueillent« , a-t-il ajouté.

Londres a également sanctionné des compagnies minières et de sécurité accusées de financer Wagner ou de participer à ses opérations.

L’avenir de Wagner, qui combattait en Ukraine et dont la présence a été attestée dans plusieurs pays d’Afrique mais aussi en Syrie, est en question après la rébellion de 24 heures conduite en juin en Russie par son patron, Evguéni Prigojine.

  • Voir aussi : Quel avenir pour Wagner en Afrique ?

Moscou a affirmé que son avenir en Afrique dépendrait « des pays concernés« .

Londres dit « rester gravement préoccupé par le rôle déstabilisateur dans la région » de Wagner. Au Mali, le Foreign Office cite « le massacre d’au moins 500 personnes à Moura en mars 2022, avec des exécutions sommaires ainsi que des viols et de la torture« .

En Centrafrique, Wagner est accusé de « cibler délibérément des civils » tandis qu’au Soudan, « il a fourni des armes et des équipements militaires« , selon la même source.

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