Révélation : Dossier Roticentrafrique : Encore une rocambolesque affaire d’escroquerie d’Etat …..

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Le constat est très amer. De nombreux Entrepreneurs, qui veulent être des acteurs de premier plan pour la relance économique du pays, s’accordent à dire que le climat des Affaires n’encourage aucun investissement. Sur ce chapitre, la Touadereuse fait presque salle comble contre elle. On lui reproche son goût immodéré des pots-de-vin qui varient d’ailleurs d’une personnalité à une autre. Au Touaderamania, les pièces sonnantes et trébuchantes n’ont guère droit de citer. Seules les grosses coupures de Banque sont utilisées pour graisser la patte des autorités qui s’occupent de la chaîne des investissements. L’expression « Ti mbi da oke » fait implicitement partie du cahier de charge des potentiels investisseurs en Centrafrique. Ces derniers sont contraints tout le temps de faire passer des billets de Banque en dessous de la table pour que leurs démarches paperassières avancent. « Goro » par-ci, « goro » par-la, telle est la marque de fabrique de la Touadereuse. Sans en avoir l’air, la Centrafrique traîne la sulfureuse réputation d’une République où la corruption se pratique comme un sport de haut niveau. L’appât du gain facile est devenu le mode opératoire le plus usité de la Touadereuse. A Bangui,les autorités courent derrière l’argent des Investisseurs comme si elles sont en plein championnat du monde toute catégorie en matière de corruption. Cette pratique peu orthodoxe a de plus en plus fait fuir les Entrepreneurs sérieux. Sauf les Investisseurs véreux de la trempe des Libanais parviennent à tirer leur épingle du jeu en Centrafrique car ils savent que seules les mallettes truffées d’argent peuvent faire avancer les dossiers à tous les étages de la Touadéreuse.

Nous avons ces jours-ci braqué le lampion de la transparence médiatique sur le projet Roticentrafrique de l’Entrepreneur Centrafricain Magloire Kolisso DEBALE. Bien évidemment Roticentrafrique est une entreprise spécialisée dans la construction des maisons contemporaines et écologiques. Elle utilise, pour sa construction, des matières premières disponible un peu partout et à vil prix. Ses clients visés sont la diaspora Centrafricaine, les sociétés privées et commerciales, les fonctionnaires, les commerçants nationaux et le gouvernement Centrafricain. Sur le fronton de Roticentrafrique, il est écrit : « On ne construit pas seulement des maisons, mais on change des vies ». Car avec un budget très infime, l’on peut construire un F1 et abriter toute sa famille avec Roticentrafrique. Le projet a naturellement séduit et convaincu les autorités Centrafricaines. C’est ainsi que le compatriote Magloire Kolisso DEBALE conviera une forte délégation Centrafricaine à la tête de laquelle se trouve le président Faustin Archange Touadéra aux États Unies pour rencontrer ses partenaires. Au bout de quatre jours d’échanges fructueux, la délégation Centrafricaine et l’ Entreprise Roticentrafrique se sont accordées sur la faisabilité du projet en Centrafrique. Non seulement Roticentrafrique créera des emplois dans les 16 Préfectures de Centrafrique mais elle s’occupera aussi de la formation professionnelle des Centrafricains. Roticentrafrique injectera dans un premier temps 12 millions de Dollars pour la construction des édifices publics, des écoles de formations etc. C’est comme ça que Roticentrafrique enverra tour à tour une délégation d’expert américain et italien en Centrafrique pour étudier le plan cadastral de 500 hectares que le gouvernement lui a alloué à travers un protocole d’accord. Jusque-là, tout se passait bien entre Roticentrafrique et l’état Centrafricain comme une lettre à la poste. Le hic viendra de la garantie de souveraineté que l’état doit remettre à Roticentrafrique pour lancer son projet en Centrafrique. Car l’on peut investir plus de 12 millions de dollars sans une réelle garantie de la part du gouvernement. Roticentrafrique n’obtiendra jamais cette garantie pour la simple raison que « azo ti Bangui à té gné na ya ti projet ni ». Ainsi va la Touadereuse ! Voilà des maux qu’il faut combattre avec des mots.

PS: Pour de plus amples informations sur Roticentrafrique, faites un tour sur le site http://www.roticentrafrique.com/

Source : Lesplumes

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