Révélation : Comment Ali Darass est – il devenu tout puissant ?

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Ali DARRASSA devenu Tout Puissant. Comment en est-il arrivé là ? Il y a deux tragédies au monde : primo, de ne pas laisser faire les choses et secundo c’est de le laisser faire. Si l’on veut prendre un problème en main, mieux vaut ne pas attendre de l’avoir sur les bras. Dans tous les cas, dire la vérité est utile à celui auquel on s’adresse mais ne sert pas celui qui l’a dite parce qu’il finit toujours par se faire détester. Nous allons le montrer  toute à l’heure.

Il était une fois, un jeune bouvier Guinéen, venu en terre centrafricaine profiter de la permanence du pâturage pour le bétail de ses patrons. On l’appela en terre centrafricaine Ali DARRAS de son vrai nom Ali MAHAMAT DARRASSA. Et puisque le Centrafrique est ce pays d’accueil où on trouve tout et le contraire du tout, qui ouvre grandement ses portes à qui veut s’enrichir, même aux petites gens et les transforment souvent en « grand-quelqu’un », Ali DARRAS alla en profiter au maximum jusqu’à devenir un Tout Puissant.

Ali DARRAS, bouvier de son état, conduira le millier de bétail entre autre du mercenaire Baba LADE et troquera son bâton de pasteur de bétail contre une kalachnikov et, se retrouvera du coup aux côtés de ce mercenaire, venu prêter mains fortes au Général BOZIZE lors de la conquête du pouvoir en 2003. Rentré en disgrâce avec le Général Président BOZIZE, Baba LADE fut rapatrié au Tchad, son pays d’origine. Le bouvier Guinéen devenu l’aide de camp du rebelle Baba LADE, aura une chance inégalée, en rentrant dans la mouvance Séléka de DJOTODJA, parce qu’il l’aida à s’emparer du pouvoir et, en récompense, il sera nommé par un décret muet : Commandant de la Région militaire regroupant les préfectures de la Ouaka, la Basse-Kotto, le Mbomou et le Haut-Mbomou.

Dans le paragraphe suivant, nous expliquerons pourquoi ni Catherine SAMBA PANZA ni TOUADERA ni la MINUSCA ne l’ont pas arrêté ni ne l’ont pas traduit devant la justice internationale alors qu’il continue de se rendre complice des délits du domaine de crimes de guerre qu’Amnesty International vient de déballés au grand jour. Sieur Ali DARRAS, d’origine Peulh, en rebelle stratège choisit après sa promotion, la ville de Bambari, capitale du Centre-nord et du Centre-est, constituant ainsi une zone plus grande que le Maroc. Le hasard et la nécessité lui accorderont la délocalisation par l’OIM de tous les Peulhs de Bangui vers Bambari complétant ceux des deux communes d’élevage d’Ourou Djafoune dans la Ouaka et Ewou dans la Basse-Kotto, lui permettant de constituer le groupe armé ethnique le plus fort, le plus organisé et le plus équipé du pays. Qui plus est, il se retrouva à quelque kilomètres du chantier industriel d’or de Ndassima, de Pouloubou et de Kolo à Milingala ou recèlent or et diamant, enfin du littoral fluvial de l’Oubangui de plus de mille kilomètres lui assurant des taxes douanières à Béma, Satéma, Limassa, Mobaye et Kouago, sans compter une somme de 50 000 F par tête de bœufs à lui verser lors de la transhumance. D’aucuns assurent que lorsqu’il était encore à Bambari, grâce au chantier de Ndassima, il collectait et fondait 25 Kg d’or par mois. Convertis en gramme cela donne 25 000 grammes. Le prix du gramme d’or pratiqué en RCA avoisinant 20 000 F, multiplié par le poids ci-dessus cela donnerait à Ali DARRAS une mirobolante masse d’argent de 5 milliards de CFA par mois. Si ceci est vrai, cela équivaudrait aux recettes mensuelles totales de l’Etat centrafricain avant l’entrée de la Séléka.

A la question de savoir comment parvient-il à écouler et blanchir cette masse d’argent, l’habitant de Bambari vous citera de mémoire son accointance avec, comme par hasard, son beau-fils Mauritanien, Représentant de la MINUSCA à Bambari. Mise à part cette énorme masse d’argent, amassée par lui et son beau-frère de la MINUSCA, Ali DARRAS perçoit dans toute sa région de juridiction, en lieu et place de l’Etat : les impôts, les taxes douanière, phytosanitaire, judiciaire, et même de circulation. Ceci lui permet jusqu’à ce jour de brasser des milliards en l’espace d’un mois, d’acheter des armes et des téléphones satellitaires… Et puisque l’argent est un symbole d’échange et qu’il représente la sécurité, la beauté, le luxe, l’abondance, le raffinement et le degré d’évolution, un adage centrafricain dit que « l’argent est à notre vie ce que le sang est pour notre organisme. »

En réactions, le FRPC, autre branche de la Séléka, avisé, s’est mis à combattre l’UPC pour se positionner dans cette zone qui enrichie en si peu de temps. La MINUSCA risquant de perdre cet important fonds de commerce, protège Ali DARRAS, le délocalise de Bambari à Alindao et maintenant s’arrange pour l’emmener auprès de sa famille à Obo, tout en étudiant la possibilité de lui trouver une porte de sortie extérieur honorable, pour ne pas qu’il puisse être rattrapé par la vindicte populaire. Le gouvernement sachant très bien ce qui se passe, s’est accommodé de la multiplication des actes barbares ayant pour mode d’exécution, la méthode esclavagiste arabe de la période précoloniale se matérialisant par des : incendies, viols devant les maris, frères et enfants, avant d’égorger les victimes males ; délits et atrocités avouées, filmées et documentées par la MINUSCA. Les faits ayant dépassés les normes, Parfait ONIANGA ANYANGA, Représentant personnel du Secrétaire Général des Nations Unies, a cité plusieurs fois Alindao dans une émission sur GIRA FM, et est apparu comme ce sapeur-pompier qui attend que la maison se consume totalement pour venir constater les dégâts posthumes et faire son rapport. Mais puisqu’Ali DARRAS n’est pas de ce pays et qu’il a une bonne accointance, le système établi et concerté Gouvernement-MINUSCA pourra à tout moment l’exfiltrer avant qu’il ne soit rattrapé par une quelconque justice ou une vindicte populaire. En ce sens, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro a récemment affirmé que des équipes ont été déployées à Alindao pour documenter les violations mais il a camouflé la vérité en disant qu’une base temporaire a été installée dans la ville pour assurer la protection des déplacés et faciliter le travail des humanitaires. Ceci est une contre-vérité parce que : primo, le corridor Bambari Alindao est bloqué mis en coupe réglée par Ali DARRAS; secundo, la communication téléphonique y est également coupée, depuis belle lurette coupant Alindao de l’extérieur et permettant aux combattants de l’UPC de se communiquer en téléphone satellitaires. Tertio, la réalité est que les hommes de mains d’Ali DARRAS que sont l’ancien Maire Peulh YAMSA, MAO, GAWAN, ASSAD et son frère MAOS, des Roungas commanditent et exécutent des meurtres qui dépassent aujourd’hui le millier rien qu’à Alindao. Quarto, faudrait-il le dénoncer avec force, ces personnes suscitées ont érigé une barrière en plein centre-ville qu’ils appellent « embargo » et qui arraisonnent les véhicules convoyant les produits PAM destinés aux déplacés, aux seuls profits des musulmans alors qu’ils ne sont pas dans des cites mais en plus de cela, ils interdisent aux commerçants musulmans de vendre aux déplacés chrétiens des denrées manufacturées, produits de première nécessité afin qu’ils soient « asphyxiés ». Ce qu’il fallait nécessairement montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale, est que ce qu’a relaté Amnesty Internationale n’est qu’une infime partie de la face visible de l’iceberg.

Toutefois cela tranche avec la contre-vérité de la MINUSCA ou encore le mutisme complice du Gouvernement. Aussi, y a-t-il lieu de réaffirmer que la MINUSCA et l’OIM sont impartiaux, qu’elles camouflent la réalité et prennent partis dans leurs propos, lorsqu’elles parlent de la protection de la minorité musulmane qui serait menacée d’un génocide par les chrétiens alors que ce sont les extrémistes infimes, en nombres comparés aux nombreux musulmans pacifiques, aussi bien à Alindao Zémio qu’à Gambo, qui commettent des crimes odieux, égorgent des personnes dans les églises et les hôpitaux parce qu’elles appartiennent à la communauté chrétienne.

De tout ce qui précède, Ali DARRAS, bouvier Guinéen, est incontestablement devenu, le plus riche, le plus corrupteur et le plus puissant rebelle, de toute l’histoire du Centrafrique malgré les nombreux délits qui lui sont imputables. Mais il devra se rappeler que : «On porte ses défauts comme on porte son corps : sans le sentir. » Avec son pouvoir corrupteur hors norme et son accointance avec la MINUSCA, mettant en exergue le principe mobutisme selon lequel pour durer au pouvoir, c’est mieux de conjuguer le verbe manger : je mange, tu manges et nous mangeons. Avec cela, Ali DARRAS n’est pas inquiété et il est caressé dans le sens du poil par les pouvoirs militaire et politique.

En définitive, nous constatons qu’en venant en terre centrafricaine, Ali DARRAS a eu de la chance pendant le malheur des Centrafricains, alors que ces derniers ont du malheur dans la chance d’être chez eux. La chance dans le malheur est comme une pincée de sucre sur un tas de merde et, le malheur dans la chance c’est comme un petit bout de merde sur un gros gâteau. Pour les Centrafricains, même si on ajoute un peu de merde sur un gâteau ou une pincée de sucre sur la merde, pour rien au monde, il n’aurait pas de volontaire pour en goûter. Avec ce que les Centrafricains ont vécu depuis l’avènement des Sélékas, ils ont comprennent de plus en plus qu’ils ne seront sauvés ni par la MINUSCA, ni par les occidentaux encore moins par les étrangers ou les mercenaires. Ce qui leur reste à faire est qu’ils devront accéder à la connaissance, harmoniser leurs points relativement aux potentialités de leurs ressources afin d’œuvrer ensemble pour le développement du Centrafrique. Seule l’histoire nous jugera et rétablira la vérité. La moralité qui termine la petite histoire relative au périple du Chef de guerre Ali DARRAS est que : « Un séjour fait toujours plaisir : si ce n’est pas en arrivant c’est en partant. »

Paul Fidèle Abouka, ancien Député d’Alindao 2

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