REJET PAR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL, DU 2 JUIN POUR LA TENUE DE LA PRESIDENTIELLE AU SENEGAL : Une juridiction qui affirme encore son indépendance

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L’image que renvoient au reste du monde, les juridictions sénégalaises, et précisément le Conseil constitutionnel, est formidable en ce sens qu’elle force le respect.  Preuve, s’il en est encore, que la Justice   sénégalaise sait faire preuve d’indépendance vis-à-vis du pouvoir en place et que la démocratie au Sénégal tient bon, en dépit des récentes secousses. La nouvelle ne fera certainement pas plaisir au président Macky Sall qui, une fois de plus, se voit contrarié, contraint qu’il est de revoir ses plans. En effet, aussitôt après que le Conseil constitutionnel a rejeté la date du 2 juin prochain pour la tenue de la présidentielle, telle que proposée par le « dialogue national », le président sénégalais vient d’informer le Conseil des ministres d’une fixation de la date de la présidentielle au 24 mars 2024.

Le Conseil constitutionnel avait souligné que la tenue de l’élection dans les « meilleurs délais », signifiait avant le 2 avril prochain, fin du mandat du président sortant. Cette juridiction reste, pour ainsi dire, fidèle à sa logique, montrant ainsi qu’elle sait aller à l’encontre des plans, petits calculs et intérêts du prince régnant, quand il s’agit de défendre ou de sauver l’Etat de droit et la démocratie menacés.  C’est ce qu’on appelle, rester droit dans ses bottes et mesurer tout le poids de sa responsabilité devant l’Histoire.  Chapeau bas au Conseil ! Que fera à présent Macky Sall ?  En tout cas, le Conseil constitutionnel sénégalais apporte, une fois de plus, la preuve qu’il ne saurait être un « machin » aux mains des puissants du moment. Il montre la voie à suivre à bien des Conseils constitutionnels dont l’indépendance a parfois été sujette à caution

« Le Pays »

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