Recrutement des faca : des élus de nation dénoncent des magouilles et actes d’exclusion et de faux et usage de faux

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Comme le journal « La Voix des Sans – Voix » l’a toujours clamé haut et fort, n’en déplaise aux thuriféraires du régime et à leurs laudateurs, l’un des maux qui gangrènent le régime de Touadéra et de son cher aîné Sarandji, le «  Boucher de Bordeaux » a incontestablement la mal – gouvernance administrative et financière qui caractérisent leur gestion des affaires de la cité depuis plus de deux (2) ans.

Au nom de la philosophie selon laquelle, leur temps à eux est arrivé et ce pouvoir étant un chèque à blanc à eux donné par le peuple dans les urnes, ils en ont fait les preuves irréfragables, dès les premières heures de leur gouvernance, dans le débauchage de certains cadres de certains partis politiques, sans l’avis préalable de leur bureau politique, les nominations des préfets et des sous – préfets, l’éclatement, la répartition et la gestion des 1520 quotas alloués à l’intégration dans la fonction publique et dans l’auto – affectation de l’essentiel des maigres ressources budgétaires de l’Etat aux départements dont ils ont la charge, à savoir la présidence de la République et la primature.

C’est cette politique de fourberie, d’exclusion, de clanisme, de corruption, de clientélisme et de favoritisme, héritée des régimes précédents dont ils viennent de faire une nouvelle fois la démonstration dans le recrutement de 1250 jeunes centrafricains dans les forces armées centrafricaines.

En effet, alors que des quotas ont été éclatés et alloués par préfecture et que ne doivent être éligibles à ce concours que les ressortissants de chaque préfecture, des dispositions ont été fort étonnement et  astucieusement mises en place par le ministère de la défense nationale et le haut commandement de l’état – major  afin d’y écarter systématiquement tous ces ayants – droits au profit des jeunes désœuvrés, amis, parents et connaissances des princes du royaume de la Touadérakistan, arrivés en grand nombre dans ces localités.

A l’arrivée, ceux – ci parmi lesquels des candidats dont l’âge serait déjà celui des retraités, se sont tout simplement substitués aux jeunes locaux pour subir les examens de recrutement. Telles sont les révélations qui ont été faites dans l’hémicycle de l’assemblée nationale par des élus de la nation, lors de l’interpellation du premier ministre Sarandji et de son gouvernement, au lendemain de la recrudescence des violences inouïes et aveugles à Batangafo, Bambari, Baboua et à Alindao.

Voilà des indiscrétions venant de la part des députés de la nation qui viennent une fois de plus  confirmer l’information qui se murmurait et se susurrait déjà à Bangui, dans le rang des jeunes recrues recalées, et selon laquelle la plupart d’entre elles, notamment celles qui ont effectivement subi les épreuves physiques, n’auraient pas été appelées à subir les examens écrits qui devraient se tenir le dimanche 18 novembre 2018.

Ce jour – là, suite à mouvement de mécontentement généralisé pour dénoncer ces actes de magouilles, de faux et usage de faux et d’exclusion et devant la furie des jeunes déterminés à en découdre avec les forces de défense et de sécurité déployées sur place, les organisateurs auraient été contraints à surseoir à l’organisation de leurs fameux tests écrits et auraient pris leurs jambes à leur cour pour regagner le ministère de la défense nationale.

En réponse à ces inquiétudes des élus de la nation, ni le premier ministre ni son ministre de la défense nationale n’ont été en mesure de rassurer ces jeunes qui projettent déjà de nouvelles actions aux fins de faire entendre leurs cris de désespoirs.

Affaire à suivre…. !

La rédaction

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