Recrutement d’agents d’encadrement supérieur : un cabinet du big four va auditer le concours de la Beac

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Recrutement d’agents d’encadrement supérieur : un cabinet du big four va auditer le concours de la Beac

D’après l’appel à manifestation lancé par le gouverneur de la banque centrale, cet audit devrait être réalisé par l’un des quatre plus grands cabinets d’expertise comptable du monde à savoir : Deloitte, Ernst & Young, KPMG et Price Waterhouse et Coopers (PWC).

C’est l’un dossier chaud qu’Yvon Sana Bangui a hérité de son prédécesseur, le tchadien Abbas Mahamat Tolli. Afin d’y voir plus clair sur le très controversé concours de recrutement de la 22e promotion des agents d’encadrement supérieurs de la Beac, le gouverneur vient de lancer un appel à manifestation en vue de recruter « un cabinet de réputation internationale classée parmi les Big 4 + 4 », peut-on lire. Cette précision suppose que l’audit devrait être réalisé par l’un des quatre plus grands cabinets d’expertise comptable du monde c’est-à-dire Deloitte, Ernst & Young, KPMG, Price Waterhouse et Coopers (PWC).

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Les prestataires intéressés ont jusqu’au 6 juin 2024 pour déposer leurs offres auprès de la Banque centrale. Le cabinet retenu passera au peigne fin le processus d’organisation dudit concours, qui selon plusieurs voix autorisées a été émaillé par de nombreuses irrégularités. Lancé en décembre 2021 par, le concours de recrutement des agents d’encadrement supérieurs de la banque centrale avait été critiqué de l’intérieur dès la publication de la liste des candidats admissibles. L’ancien gouverneur était notamment soupçonné d’avoir favorisé ses proches. Des accusations qui visaient aussi plusieurs hauts cadres de la maison. Sur la liste des 36 candidats admissibles au Tchad, 13 étaient présentés, sur les réseaux sociaux, comme des proches du gouverneur Abbas Mahamat Tolli.

Irrégularités

Dans une note adressée le 31 mai 2022 à sa hiérarchie le Directeur général du contrôle général de la Beac Bienvenu Marius Roosevelt Feimonazoui recommandait que le processus soit purement et simplement repris évoquant des « incidents » qui ont observées lors du déroulement de la phase écrite, lesquels « faussent entièrement les règles du jeu en même temps qu’il contrevient aux dispositions définies et publiées encadrant ledit concours ».

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Le 1er août 2022, Hervé Ndoba, alors PCA de la Beac ordonnait la suspension « immédiate » du processus de recrutement en cours. La raison ? Le concours organisé à cet effet aurait, selon le ministre centrafricain des finances, avait été « émaillé d’incidents significatifs de nature à en altérer la crédibilité ». Des critiques balayés d’un revers de la main par le gouverneur dont l’entourage avait alors démenti les soupçons de favoritisme.  « L’article 1.4 du statut régissant les Agents d’Encadrement Supérieur donne compétence au gouverneur pour scruter, nommer et révoquer le personnel dont la nomination ne relève pas du conseil d’administration… aucun organe ne saurait s’immiscer dans les attributions du Gouverneur de la Beac exercées en toute transparence et dans l’intérêt supérieur de l’institution sans causer entorse aux principe de subsidiarité et de gouvernance sus évoqué, ainsi qu’au sacrosaint principe de l’indépendance de la Banque centrale », indiquait le Tchadien dans une réponse à son PCA.

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Fidèle à lui-même, Abbas Mahamat Tolli va, en avril 2023, publier la liste définitive des admissions avec une soixantaine de personnes retenues. Sauf qu’un an après, ces derniers n’ont toujours pas pris fonction. L’audit commandé permettra au nouveau patron de la banque centrale soit, de poursuivre le processus entamé par son prédécesseur ou alors de l’annuler et le reprendre. Si la 2e hypothèse est retenue, les candidats déclarés admis envisagent de recourir à la justice (Cour de justice de la Cemac), selon Investir au Cameroun.

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