RCA : Qui veut attenter à la bonne marche du MLPC et de la démocratie en Centrafrique ?

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RCA : Qui veut attenter à la bonne marche du MLPC et de la démocratie en Centrafrique ?

Depuis quelques temps, l’opinion nationale assiste à une démarche peu honorable dont l’objectif est de ternir l’image du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), et de briser par la même occasion l’élan de cette formation politique de masse qui s’est inscrite résolument dans l’opposition démocratique véritable au régime de Bangui. En toile de fond, un manifeste signé de certains rococos et militants véreux de ce parti historique. Notre rédaction s’est intéressée, à partir de la lecture analytique des textes réglementant le fonctionnement de ce parti afin de comprendre le feuilleton en question.

*Du manifeste rendu public, ces derniers jours :

Dans un document de deux pages signés de six militants et cadres du parti, il a été fait mention prétendument d’une « gestion opaque », d’un « manque de vision cohérente » et d’une « violation sans cesse répétée des textes du parti ». Le même manifeste argue que cette « gestion opaque » décriée s’expliquerait par la nomination d’un Directeur Administratif Financier et d’un Secrétaire. Soit !
Si l’on pourrait d’une certaine manière reconnaître que cette réforme décriée par les mécontents est quelque peu nouvelle aux instances du parti, il n’en demeure pas moins que cela s’inscrit dans le cadre d’une mise en conformité de la gestion du parti aux défis de bonne gouvernance financière et de transparence. Ce qui devrait naturellement enchanter tout militant soucieux de la gouvernance saine du parti.

Si la nouvelle marche du MLPC est empreinte de contrôle financier rigoureux, alors de quoi les dissidents crient-ils ? A chacun de faire son opinion…

Au sujet du manque de vision :

Ce que les six manifestants ont oublié de mentionner, la clairvoyance, la vision et le poids politique du Président du MLPC, sieur Martin Ziguele, accompagné de l’ensemble du bureau exécutif du Parti sont les éléments fondamentaux qui permettent au Parti de toujours garder sa place de choix sur l’échiquier politique centrafricain. Durant les élections de 2005, 2011, 2016 et 2020, le parti a toujours été classé dans le top 3 malgré les nombreuses irrégularités qui ôtent toute crédibilité aux différents scrutins auxquels le parti a pris part.

Alors, un parti politique et un leader sans vision pourraient-ils ainsi maintenir la confiance de l’électorat durant cinq échéances successives ? Là encore, à chacun de tirer sa conclusion.

Controverse et démesure

Le manifeste annonce par ailleurs la création un Courant de Pensée Originelle (CPO) dont le but serait de destituer le Président légalement élu du MLPC. Il faut relever ici deux choses : En vertu des textes réglementaires du MLPC, seul le Congrès a la légitimité de destituer le Président. Or, pour ce manifeste, il ne s’agit aucunement d’une assise légale si ce ne sont que les caprices de quelques militants en mal de légitimité et de conviction démocratique véritable face aux enjeux réels de la vie de la Nation.

Et secundo, si ces militants dissidents estiment avoir une vision qui saura les porter au pouvoir de l’État, ce serait plus ingénieux de créer un parti politique, proposer leur projet de société aux centrafricains et surtout participer aux échéances législatives et présidentielle de 2026 ; ce ne serait que justice pour eux de faire preuve de leur popularité. Sinon honteusement, nous assistons aujourd’hui à une tentative d’émiettement du MLPC, parti de masse.

Des dissidents au passé peu glorieux

Évitant d’entrer dans l’histoire pour étaler les cadavres que ces dissidents traînent dans le placard, il convient ici de rappeler au grand Peuple que, M. Chantal Koyambounou a récemment violé la ligne politique du MLPC dans le seul but de satisfaire son ambition personnelle ; en témoigne sa participation au dialogue dit républicain en totale violation de la décision de retrait prise par le bureau politique de ce parti. Alors, quelle sera la morale d’une démarche menée par ce dernier, sachant surtout que son cas est encore pendant devant les instances du parti, ce qui pourra bien entraîner sa déchéance en tant que cadre ? « Chantal fait donc du chantage »

Des soupçons de corruption

Aux dernières nouvelles, le groupe de ses dissidents aurait reçu une somme faramineuse (16 millions de FCFA) de la part d’un proche du Chef de l’État dans le seul but de faire cette sale besogne qui n’est rien d’autre qu’une stratégie machiavélique visant la siscion du MLPC.

« Ils veulent liquider l’opposition »

En 2021, alors que le régime de Bangui militait pour la levée d’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition, le Président du MLPC alertait déjà sur Jeune Afrique qu' »ils veulent liquider l’opposition ».
Plusieurs mois après, cette déclaration est plus que réelle. Le PATRIE de Me Crépin Mboli-Goumba a perdu deux de ses députés dans une démarche tout aussi rocambolesque, la COD-2020 s’est fragilisée avec le départ de Cyriaque Gonda et Aurélien Simplice Zingas. La CRPS de Me Nicolas Tiangaye vient de connaitre dernièrement la même histoire. Aujourd’hui, le cap est mis sur le MLPC, et peut-être demain, ce sera le tour de l’URCA d’Anicet Georges Dologuele.
C’est ici que les observateurs avisés de la scène politique centrafricaine s’accordent à dire que tous ces tralala visent uniquement à divertir l’opinion, fragiliser l’opposition afin de faire le passage en force vers le troisième mandat voire carrément une Présidence à vie pour le Président Touadera.

Il faut que tous les patriotes se mobilisent comme un seul homme afin de faire barrage à cette incrustation du Poutinisme en Centrafrique. Car quand les partis politiques cesseront d’exister, ce serait alors l’anarchie !

Simon Ngonvô

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