RCA: Les forces internes et externes qui favoriseront la réélection de Touadéra…

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Il ne fait aujourd’hui l’ombre d’aucun doute que le Président de la République et sa bande auraient mis depuis un certain temps en marche toutes les forces nécessaires afin de sécuriser sa probable réélection à l’issue des scrutins de 2020. De cette stratégie à la «Touadérade», il y a bien des forces internes et externes qui concourent à présent à la réélection du mathématicien de Boy-Rabe face à une opposition démocratique sans stratégie.
L’ACTUELLE ANE ?
Elle ferait jusqu’à présent bien le jeu du roi d’autant plus que fort de son statut d’organe de mise en œuvre, elle aurait depuis longtemps déjà dit l’impossibilité du respect du calendrier électoral. Pis, comme le tuyau d’orgues du palais de la Renaissance fonctionne bien, la controversée ANE qui dit d’une part être confrontée aux défis sécuritaires, logistiques et temporels conduit néanmoins manu militari les centrafricains vers la pire forme des élections qu’ils n’auraient jamais connues.
LA VIE LEGISLATURE?
C’est le parlement de tous les paradoxes, truffés à grande moitié de tous les vendeurs d’illusions souffrants de crise d’éthique morale, cette législature est connue pour son procédé argent contre vote. En témoigne l’adoption de la dernière loi sur le code électoral où 2 millions+500 000 FCFA ont été versés à chaque traitre de la mémoire collective.
LA COUR CONSTITUTIONNELLE ?
Tantôt blanche, tantôt rouge, c’est la Cour de toutes les surprises. On comprendra que cette Cour qui avait refusé la proposition de loi portant prorogation des mandats législatifs et présidentiel sait bien jouer sur la conscience des centrafricains que bien de fois ses juges fonctionnalistes aident le régime à violer collectivement la loi mère. Son certificat de conformité délivré en séance nocturne au projet de loi portant modification du code électoral constitue la preuve incontestable  de son allégeance et de sa soumission au pouvoir.
SUR LE TERRAIN POLITIQUE
Le Chef de l’Etat qui avait appelé autour de lui tous les acteurs politiques dans l’union sacrée, a laissé chaque formation politique sortir en laissant des plumes. Le vent de la transhumance a tellement soufflé que plus d’une quarantaine de partis politiques saprophytes (0,0%) se sont aujourd’hui
retrouvés au sein de la marre «+Bé Oko+». Jusque-là, l’eau a suffisamment coulé sous le pont dès lors que le prince du régime a en face de lui une opposition démocratique divisée et moins lucide. Pendant ce temps, au MCU, on chante déjà l’adhésion de plus d’1 million d’adhérents contre 1 million d’électeurs enregistrés par l’ANE.
POUR LE TRUQUAGE DES PROCHAINS SCRUTINS, L’ON EST PRET, DONC ACTE.
L’opposition qui dit attendre le régime au tournant n’aura que ses yeux pour pleurer au lendemain du 27 Décembre d’autant plus que le partenaire russe avec son bureau militaire à Bangui sera là pour sécuriser le cortège de la victoire. Face à ce machiavélisme visible, d’aucuns compteraient sur un
glissement électoral, donc, organisation consensuelle pour renverser la tendance. Mais encore là, le champion des cœurs unifiés se contenterait d’une Communauté Internationale fatiguée d’injecter de
l’argent dans la crise des centrafricains et qui dit, malgré tout, allons seulement aux élections. Donc, bienvenue au cataclysme électoral. Or, au fonds de l’Ouham-Pende et un peu dans la Nana-Mambere et le Haut-Mbomou, les princes Sidiki et Darassa, après mission accomplie s’enrôlent fièrement en
attendant de jouir de leur droit à l’élection, par ricochet leur immunité parlementaire garantie par le deal électoral. Pourquoi Touadéra doit gagner, parce-que les autres dorment et se croient chacun aux «+portes du pouvoir+» pour paraphraser l’autre. Se contentant de simples communiqués sans voix, ce sera bientôt la messe de requiem.
Vive la Touadérade très vicieuse !
Le Centrafricain

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