POSITION DU CHEMIN DE L’ESPERANCE (CDE) EXPRIMÉE LE MERCREDI 28 OCTOBRE 2020 DANS LE CADRE DE LA RENCONTRE ENTRE LA DÉLÉGATION DE HAUT NIVEAU (NATIONS UNIES/UA/CEEAC) ET LES PARTIS POLITIQUES CENTRAFRICAINS

0
353

POSITION DU CHEMIN DE L’ESPERANCE (CDE) EXPRIMÉE LE MERCREDI 28 OCTOBRE 2020 DANS LE CADRE DE LA RENCONTRE ENTRE LA DÉLÉGATION DE HAUT NIVEAU (NATIONS UNIES/UA/CEEAC) ET LES PARTIS POLITIQUES CENTRAFRICAINS BANGUI, RCA

Monsieur l’Ambassadeur Jean-Pierre LACROIX, Sous-Secrétaire Général des Nations Unies pour les Opérations de Maintien de la Paix, Monsieur l’Ambassadeur Smail CHERGUI, Commissaire Paix et Sécurité de l’Union Africaine (UA) Monsieur l’Ambassadeur Gilberto DA PIEDADE VERISSIMO, Président de la Commission de Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEEAC), Mesdames et Messieurs les Chefs et Représentants des partis politiques, Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, permettez-moi de remercier la délégation conjointe de haut niveau constituée des Nations Unies de la CEEAC et de l’UA pour avoir provoqué cette importante réunion et pour avoir eu l’amabilité de m’inviter à y prendre la parole. Nous sommes tous conscients de l’importance de cette mission, comme du poids de l’Histoire qui se joue ici précisément à l’approche des échéances électorales 2020/2021.

En effet, le temps est venu de donner la parole aux Centrafricaines et aux Centrafricains. Pour cela, il faut organiser des élections inclusives, transparentes et démocratiques, maintenant. Le peuple centrafricain est indivisible. Les événements de ces dernières années l’ont amplement prouvé. Ni la guerre, ni les troubles et les autres atteintes à l’ordre civil, ni l’éloignement forcé de milliers de nos compatriotes n’ont entamé la détermination de nos concitoyens à former une Nation et à parler d’une voix lorsque l’essentiel est en cause. L‘élection présidentielle qui doit se tenir en décembre prochain doit consacrer le vœu naturel de notre Peuple à ne former qu’un. Mais, l’acte de citoyenneté est un acte de foi dans l’avenir de notre Nation.

C’est pourquoi cette volonté intime de chaque Centrafricain à exprimer dignement son choix doit être entendue, reconnue et respectée. Il ne peut être question de Centrafricains « du dedans » et de Centrafricains « du dehors », ce qui relèguerait les réfugiés et les déplacés dans la condition de sous-citoyens, de femmes et d’hommes sans droit. A ceux qui ont perdu leur maison, leur foyer, leur village ou leur quartier, notre devoir est de ne pas leur opposer, par-dessus le malheur la honte de l’éloignement civique.

J’en appelle donc de toutes mes forces à l’inclusion de tous les Centrafricains dans notre processus électoral, sans distinction de lieu de résidence involontaire. Il en va de la réussite, de sa force et de son utilité même. Par voie de conséquence, j’invite toutes les parties prenantes au processus électoral à se conformer aux recommandations de la Cour Constitutionnelle à travers l’Avis N°015/CC/20 du 05 juin 2020 qui recommande « de recourir à une démarche consensuelle par une concertation nationale effectuée dans un court délai regroupant en un même lieu les différentes entités, notamment: l’exécutif, le législatif, les Partis Politiques, la Société civile, les anciens présidents de la République, les anciens chefs d’Etat, les Institutions de la République (à l’exception de la Cour Constitutionnelle), ceci afin d’aboutir à une solution consensuelle qui puisse encadrer le report des élections et le glissement du calendrier électoral devenu inéluctable ». Je vous remercie pour votre aimable attention.

Que Dieu veille sur notre pays, la République Centrafricaine.

 

Karim MECKASSOUA

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here