Onu / RCA : « Appel au GENOCIDE par Fidèle Gouandjika » : C’était le Procès de « l’Affaire des Média » devant la Chambre de première instance I du TPIR !

0
107

 

« I ke kou ala na coudeta ni. I kou ala na coudeta ni. Tongana ala mou kodro ni awe, gba a mbeni zo a ga ti Sara coudeta na ala.Tongana coudeta ni a raté ni son, mbi tene na ala , i ke li na ya ti ye so, i ke li na génocide. Génocide ni ake houndji apé!!! I ke fa gi tere ti i gi entre a zo vouko ape. I ke fa a zo ti Minusca. I ke fa a zo ti ambassade . I ke fa a moundjou kwe. I kwe, i ke fa tèrè ti i awe, i kwi awe, fade so, a mbeni zo ndé a ga mou kodro ni. Tene ti mbi a houndji awe…”, selon un script du journaliste Christian Ndotah.

“ Nous allons vous attendre avec votre coup d’état. Nous vous attendons avec votre coup d’état. Si vous parvenez à vous emparer du pouvoir, peut-être il y aura des gens qui se lèveront pour faire un autre coup d’état. Si le coup d’état échoue, je vous le dis, nous allons rentrer dans ce qu’on appelle « GENOCIDE ». Ce GENOCIDE ne prendra jamais fin. Nous n’allons pas nous entretuer entre Centrafricains et noirs. Nous allons tuer les personnels de la Minusca. Nous allons tuer les gens des ambassades. Nous allons tuer tous les blancs. Nous aussi, nous allons nous suicider ; tous morts, maintenant, d’autres personnes viendront s’emparer du pays. Mes propos sont terminés », traduits en français par Bamandja Edgard de la rédaction du Letsunami.net

« Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde », selon Albert Camus.

Le Procès commun de Jean Bosco Barayagwiza, Ferdinand Nahimana et Hassan Ngeze, plus connu sous le nom de “l’Affaire des Média”, a débuté aujourd’hui lundi 23 octobre 2000 devant la Chambre de première instance I du Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Dans sa déclaration liminaire devant la Chambre composée des juges Navanethem Pillay (République d’Afrique du Sud), Président, Erik Mose (Norvège) et Asoka de Zoysa Gunawardana (Sri Lanka), le Procureur adjoint M. Bernard Muna a comparé les messages anti-tutsis de certains médias rwandais à ceux des propagandistes nazis durant la seconde guerre mondiale.

M. Muna a dit que ce n’était pas les Hutus qui étaient jugés aujourd’hui, mais trois individus qui ont utilisé, ou plutôt mal utilisé, les médias pour faire avancer le but du génocide.

Les trois sont accusés de génocide, de complicité à commettre le génocide, d’incitation directe et publique à commettre le génocide. Hassan Ngeze, quant à lui, est aussi poursuivi pour crime contre l’humanité (assassinats) tandis que pour Jean Bosco Barayagwiza deux autres charges de violations graves de la Convention de Génève pour la protection des victimes de guerre (1949) sont aussi retenues.

À l’ouverture du procès le conseil de Barayagwiza a annoncé à la Chambre que son client a décidé de ne pas assister au procès parce qu’il sent qu’il n’aura pas un procès équitable. Pour sa part Ngeze a refusé d’entrer dans la salle d’audience au motif que le Tribunal n’a pas procédé à la traduction en français ou en anglais de tous les 71 numéros du journal Kangura, dont il avait été le Rédacteur en chef. Le Président avait rappelé plus tôt que le Tribunal n’avait pas assez de moyens pour traduire les 71 numéros mais que les passages les plus pertinents le seront.

Le Président a demandé aux avocats de dire à leur clients respectifs que jusqu’à ce que le Procureur apporte la preuve irréfutable de la culpabilité des accusés, ces derniers sont considérés comme étant innocents. Elle a ensuite rappelé qu’en vertu du Statut du Tribunal, l’accusé était en droit d’assister aux audiences de son procès et, si besoin en était, le Tribunal pouvait exiger sa présence.

Début du procès des « média»

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici