Onu / France / USA / UE / UA : pourquoi les forces d’occupation rwandaises doivent quitter la République centrafricaine dans les meilleurs délais

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James KABAREBE fut un exilé en OUGANDA, tout comme Paul KAGAME, où ils officièrent dans l’Armée de ce pays d’accueil dans les services de Renseignements. Ils s’y trouvèrent à cette époque en rejoignant leurs parents qui fuirent le premier génocide qui ravagea le RWANDA dans les années 60.

Le 02 octobre 1990, lors de la première attaque du Front Patriotique Rwandais (FPR) à KIGALI, à partir de sa base arrière en OUGANDA, le Chef de cette rébellion, le Colonel Fred RWIGEMA, fut tué ; et KAGAME qui se trouvait en stage aux USA, rentra précipitamment pour prendre la tête du FPR ; avec l’appui logistique de l’OUGANDA et son meilleur ami James, il conquit le pouvoir le 06 avril 1994 après un génocide qui fit plus d’un million de victimes.

James KABAREBE et Paul KAGAME sont et demeurent la même personne, sinon le même personnage du paysage politique rwandais depuis la date précitée. C’est KAGAME qui ordonna à KABAREBE de conduire l’opération de la conquête du pouvoir au ZAIRE par l’AFDL de KABILA père en 1997. En avril 1997, Kinshasa tomba, sous les bottes de KAGAME et KABILA fut installé à la tête de la République Démocratique du CONGO désormais et James devint le Chef d’État-Major des Armées de la RDC.

Très vite KABILA père se rendit compte que James le manipulait et en voulant l’arrêter, une nuit celui-ci se retrouva à KIGALI le lendemain matin après qu’il eut fui Kinshasa. Grand spécialiste des Renseignements et des Opérations Spéciales, il sera immédiatement nommé Ministre de la Défense du RWANDA, avec pour objectif principal de déstabiliser la RDC ; un grand projet géopolitique et géostratégique qui dure encore de nos jours, notamment dans l’Est du CONGO qui est presque un « protectorat rwandais », à savoir la province de NORD-KIVU (capitale GOMA) qui fait 6.655.000 millions d’habitants pour une superficie de 59. 443 km2 et  celle de l’ITURI qui fait 65 658 km2 avec sa capitale BUNIA.

Le second objectif inscrit dans son cahier de charge en tant que ministre de la Défense, consiste à neutraliser à travers des opérations spécifiques et spéciales tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du RWANDA, toute velléité de contestation du système de gestion peu démocratique que KAGAME a réussi à instaurer dans ce petit pays de la région des Grands Lacs de 26.338 Km2 et de plus 10.412.820 en 2022. James remplira avec zèle ces deux objectifs politiques et stratégiques commandés par KAGAME.

C’est par des assassinats emblématiques commandés par KAGAME et exécutés par KABAREBE, que ce petit pays sera hissé parmi les Etats émergents, à la méfiance de tous les services spéciaux du monde occidental qui, pourtant, fermeront les yeux sans dénoncer ces actes macabres qui étoffèrent les morgues d’AFRIQUE du SUD, du KENYA, de la TANZANIE et de KIGALI même. Toutes les puissances politiques occidentales savaient ce qui se passait, mais dans l’espoir de se faire disculper des affres du génocide de 1994, acceptèrent de ne presque pas dénoncer ces assassinats politiques des Rwandais tombés en disgrâce aux yeux de KAGAME.

AFRIQUE DU SUD
– L’ancien Chef des Renseignements rwandais, exilé politique, Patrick KAREGEYA fut tué par strangulation dans son hôtel en 2014 ;
– Un ancien garde rapproché de KAGAME, Casimir NKURUNZIZA, réfugié a été assassiné en 2019 ;
– Le Coordonnateur du parti politique : Congrès National Rwandais, Seif BAMPORIKI fut tué dans un township de NYANGA au CAP en 2021 ;
Quant à l’ancien Chef d’État-Major du Rwanda, le Général KAYUMBA NYAMWASA, il demeure à ce jour le seul survivant après avoir échappé à deux tentatives d’assassinat.

KENYA
– Seth SENDASSONGA, ancien ministre de l’Intérieur qui s’est offusqué contre KAGAME durant un conseil de ministre du système de gestion opaque et dictatoriale du régime, après sa démission et réfugié, s’est fait assassiner à NAIROBI en 1998 ;
– Émile GARAFITA, ancien militaire rwandais, s’est fait enlever, et porté disparu à NAIROBI en 2014.

RWANDA
KAGAME n’épargne ni les opposants politiques, ni les hommes de Dieu qui se mettent au travers de ses choix politiques.
– Monseigneur André SIBOMANA qui s’est prononcé contre la politique dictatoriale de KAGAME durant ses prêches et homélies a été assassiné en 1998 à KIGALI ;
– Un prêtre d’origine croate de la communauté franciscaine, Économe du Monseigneur André : Père VJECKO CWROK a été tué de 07 balles dans la poitrine à KIGALI en 2019.

Tous ces assassinats ont été l’œuvre de James KABAREBE, le véritable numéro 2 du régime FPR sur instructions de KAGAME le numéro 1, qui s’est installé au pouvoir depuis le 06 avril 1994 au RAWANDA. Le « modus operandi » est toujours le même, l’exécution directe, du supplicié sans possibilité d’interrogatoire aux fins d’enquête, ni de survie.

LA RCA
La venue de James KABAREBE à BANGUI pour 03 jours en dit long sur ce qui va s’en suivre. Tout centrafricain doit à partir d’aujourd’hui craindre le pire qui se dessine à l’horizon. Du jamais vu se réalisera aux plans : politique, sécuritaire et géostratégique. Le point d’orgue de son séjour portait sur : « l’Élaboration et Exécution de la stratégie sécuritaire aux fins de maintenir indéfiniment TOUADERA au pouvoir après le référendum ».

En effet, il y a plus de 1.200 soldats rwandais qui dans le cadre de la coopération bilatérale sont en RCA pour assurer la sécurité de TOUADERA ainsi que ses épouses ; cependant plus de 2.500 soldats rwandais dans le cadre multilatérale sont dans la MINUSCA. En réalité, il y a plus de 5 000 soldats rwandais en RCA, si on doit y ajouter les anciens militaires qui ont exercé déjà en Centrafrique sous la coupe de la MINUSCA, repartis au Rwanda après la fin de leurs missions et qui sont revenus comme des civils et se font passer actuellement pour des opérateurs économiques, ou bien par le jeu d’alliance, se sont installés principalement à BANGUI, MBAIKI, BOALI et BOSSEMBELE. Ils demeurent mobilisables pour le besoin de la cause au cas où les hostilités dégénèreront.

Au niveau du système des Nations Unies, notamment de la MINUSCA, le déploiement des soldats onusiens sur le terrain répond à une procédure unique et fondamentale qui consiste à obtenir le double accord du Chef de la MINUSCA et celui du Chef d’État- Major du pays contributeur avant toute opération sur le terrain dans le pays hôte, même si l’urgence était de mise.

Le respect de cette procédure est à l’avantage de TOUADERA qui dispose dans le cadre de la coopération bilatérale de 1.200 rwandais et dans le cadre multilatéral (MINUSCA)de 2.500 hommes. Ces derniers peuvent basculer sans attendre l’ordre de la MINUSCA pour appuyer les leurs en cas de velléités militaires qui lui seraient hostiles.

Un autre avantage et non le moindre de TOUADERA, est de comptabiliser dans son escarcelle à la tête de la MINUSCA, sa belle-sœur d’origine rwandaise et Cheffe celle-ci, Valentine RUGWABIZA. Depuis sa prise de fonctions, cette rwandaise qui prend directement ses ordres de Paul Kagamé et qui lui rend compte personnellement, a choisi de soutenir l’Imposteur de Bangui dans ses folies. C’est ainsi qu’en dépit du refus de l’Onu d’appuyer le processus référendaire en cours, elle aurait déjà donné son accord de mettre au service de Touadéra les forces rwandaises sous tutelle de l’Onu, lors d’une réunion secrète au domicile de ce dernier au quartier Boy – Rabé à laquelle elle avait pris part, ayant accepté d’y être conduite à bord d’un véhicule privé. Lors de cette réunion, il a été aussi question du financement des scrutins référendaires par Paul Kagamé à hauteur de 4 milliards de Fcfa et de l’envoi de plus de 3.000 hommes supplémentaires. Afin de tromper la vigilance des partenaires traditionnels financiers de la RCA de la provenance de ces fonds, il aurait été proposé le règlement d’un redressement fiscal suivi de fortes pénalités dont se serait rendue coupable une société minière rwandaise vis – à – vis du trésor public.

En outre, le Chef de la Police de la MINUSCA, le Commissaire de POLICE, son beau-frère Christophe BIZIMUNGU est de nationalité rwandaise ;

Le Colonel, Chef de Détachement du contingent bilatéral des Rwandais à BANGUI dispose d’un bureau au Camp de ROUX et au Palais de la Renaissance ;

Le Représentant de la Banque Mondiale à BANGUI est d’origine rwandaise, Guido RURANGA pour la couverture financière du régime de TOUADERA ;

la présence de ce conglomérat de rwandais dans toutes les sphères de la sécurité, de la diplomatie ainsi que de la filière économique et financière de la RCA prouve à suffisance que TOUADERA n’est que le Président factice, toutes les décisions viennent de ces rwandais ou des Wagner à BANGUI.

En somme, il faut comptabiliser au total 5.000 soldats rwandais à BANGUI et plus de 3.000 mercenaires Wagner qui constituent pour TOUADERA le gage sécuritaire au cas où les « forces patriotiques » marcheraient sur Bangui.

Un autre nouvel élément extrêmement capital à intégrer dans l’analyse géostratégique et géopolitique sécuritaire de la RCA est celui de l’éviction depuis hier 09 juin, du contingent TANZANIEN de la MINUSCA pour « exploitation et abus sexuel »; pourtant ces soldats du pays frère ont fait leurs preuves dans la région de VAKAGA, tout dernièrement  suite à l’arrivée massive des réfugiés soudanais dans la partie septentrionale du pays. En réalité, c’est une manigance du Rwanda qui ne voudrait pas voir un de ses pays voisins à travers leurs services de renseignements (dans l’effectif du contingent), afin de suivre ses activités en RCA, car le Rwanda et la Tanzanie sont des pays limitrophes. Madame Valentine Cheffe de la MINUSCA en chassant le contingent Tanzanien obéit à la volonté de KAGAME sous couvert du motif sus évoqué. Ainsi de tous les pays de la sous-région à laquelle la RCA fait partie notamment ; la CIRGL et la CEEAC, il n’y a que la BURUNDI qui est resté dans le dispositif de la MINUSCA ; en revanche : le GABON, la RDC et la TANZANIE, pays membres de ces mêmes organisations ont été chassés de la RCA par KAGAME.

L’entrevue de TOUADEARA et James KABAREBE qui est reparti à KIGALI aujourd’hui 09 juin, lui a permis d’obtenir la liste des opposants politiques tant à Bangui et à l’extérieur qui recevront les visites macabres de ses services afin de leur servir la mort comme fut le cas des opposant rwandais.

Les leaders d’opinions et politiques centrafricains ainsi que les 12 Apôtres doivent dorénavant savoir que leurs têtes ont été mises à prix par TOUADERA. Afin de brouiller les pistes d’éventuels tueurs à gage rwandais qui sont à leurs trousse, ces criminels ne viendront pas de KIGALI, mais plutôt de NAIROBI, JOHANNESBURG, INDONESIE, DUBAI, LIBREVILLE, BRUXELLES OU ANKARA pour attenter à leur vie. C’est dans ces capitales que se trouvent les « stations de relais d’opérations de James ».

En repartant ce jour, James a instruit ses soldats d’assurer la logistiques des opérations électorales du référendum en lieu et place de la MINUSCA qui a décliné l’offre ; cependant sur le plan sécuritaire ; au cas où la CPC tenterait la prise de BANGUI, un mur imprenable sera dressé par les 3.000 mercenaires Wagner et les 5.000 rwandais de DAMARA à MBAIKI afin de s’opposer militairement à cette conquête.

Mathématiquement, TOUADERA compte sur ses 5.000 beaux frères rwandais ; 3.000 mercenaires Wagner et quelques 2.000 parents Gbaka Mandja pour bruler tout Bangui au cas où les rebelles centrafricains décideraient de marcher sur Bangui ou d’y déclencher les hostilités, suite à sa folie de s’octroyer une présidence à vie à la tête du pays.

Les stratèges de la CPC doivent savoir maintenant que leur mouvement à BANGUI aura en face quelques 10.000 hommes au total. Des forces d’occupation, au regard des dispositions de la Charte de l’Onu, qui tuent impunément, pillent, volent, violent, torturent, exécutent, incendient des villages et contraignent leurs habitants à de permanents déplacements, et dont la présence dans ce pays ne se justifie pas et constitue tout simplement un acte d’agression et d’asservissement de tout un peuple sur sa propre terre.

La rédaction

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