New – York : et le président Déby acheva l’œuvre entamée par Paris et notifiée au président Touadéra  à Oyo

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Cette fois – ci, l’information n’a été  ni révélée par le journal « Letsunami.net » jugé « trop gênant et trop critique » par le président Touadéra lui – même et ses Tontons Macoutes, ni publiée par certains lanceurs d’alerte et autres internautes, férus de ce genre de nouvelles. Elle a été plutôt rendue publique par les communicants du régime de Bangui et diffusée sur le site de la présidence de la République.

Selon ces derniers, le président centrafricain a eu à échanger, le 25 septembre 2019, avec le président tchadien, sur des questions de coopération bilatérale entre la République centrafricain et le Tchad, en marge des travaux de la 74ème session de l’assemblée générale de l’Onu. A cette exception près que, pour les experts diplomates qui ne sont plus aux affaires, depuis l’accession du mathématicien de Boy – Rabé à la magistrature suprême de l’Etat, le 30 mars 2016, ces échanges ne se sont pas déroulés, selon les règles de l’art, c’est – à – dire autour d’une table. Ils ont curieusement eu lieu dans les couloirs de l’assemblée générale de l’Onu. Mais, alors que les images montrent le « renard du désert » serein et même souriant, l’homme du royaume de la Touadérakistan y est apparu plutôt comme quelqu’un qui a perdu son contrôle et qui est même énervé. Et il l’était , en réalité !

En effet, lors de cet entretien voulu, âprement négocié et finalement obtenu par le tchadien, il a été instruit une fois de plus au roitelet de Bangui l’impérieuse nécessité de convoquer dans les meilleurs délais une rencontre avec toutes les forces vives de la nation afin de trouver une solution idoine à la crise centrafricaine de l’heure, s’il ne veut pas être démis par la force, son mandat devant arriver à termes avant la tenue des prochaines échéances électorales. C’est le prononcé de cette phrase par son interlocuteur qui a mis le mathématicien de Boy – Rabé dans tous ses états et lui a fait perdre la maîtrise de soi, ont rapporté à notre rédaction des sources diplomatiques proches de ce dossier. Une phrase qui lui a déjà été dite, le 5 septembre 2019, à l’Elysée, lorsqu’il était reçu par le président français Emmanuel Macron et dont les contenus lui ont été développés quelques jours plus tard à Oyo par le grand – frère Denguèss.

En la prononçant à nouveau de vives voix à son hôte dans les couloirs, le président tchadien vient de parachever l’œuvre entamée par Paris, relative à la nouvelle feuille de route, soigneusement édictée pour le règlement à court terme de la crise centrafricaine et dont les grandes lignes ont été notifiées, il y a quelques jours, à qui de droit par le président congolais. Saura – t – il enfin entendre la voix de la raison ? Ou continuera – t – il de son retour de New – York de refuser de convoquer cette rencontre tant souhaitée par tous ? Dans l’affirmative, de quels moyens disposera – t – il pour éviter sa destitution voulue par les caciques de la classe politique centrafricaine, d’une part, et certains groupes armés, d’autre part, au premier rang desquels le FDPC du général Abdoulaye Miskine et le MRPC ?

Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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