Nation : M. Touadéra, votre Simplice Matthieu Sarandji ne peut rien faire et ne sert plus à rien !

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Il s’appelle Simplice Matthieu Sarandji. Il est maître de conférences en géographie à l’université de Bangui. Après avoir dirigé avec une main de fer et éclatante réussite la campagne électorale pour fait et cause du candidat indépendant, il assume depuis avril 2016 les nobles fonctions du premier ministre, chef du gouvernement.

A ce titre, il est chargé de former un gouvernement de compétences, composé d’hommes et de femmes capables de travailler à sécuriser et pacifier le pays, désarmer par la force toutes les bandes armées, restructurer et réhabiliter les forces armées centrafricaines, restaurer l’autorité de l’Etat, favoriser le retour des milliers de personnes déplacées dans leurs villages, quartiers et maisons, réconcilier les centrafricaines et les centrafricains de l’est à l’ouest du sud au nord et à créer les conditions élémentaires pour la renaissance de la République centrafricaine. D’alléchantes et mirobolantes promesses sur la base desquelles le candidat  indépendant Touadéra a été démocratiquement et massivement élu  par tout un peuple fatigué de courir, de pleurer et d’enterrer ses morts, quand bien même, les révélations de Mme Cathérine Samba – Panza tendraient à faire ingurgiter à tout un peuple que son élection serait en réalité le résultat d’un programme informatique.

Malheureusement, plus d’un an plus tard, non seulement son premier ministre et très cher aîné ne peut rien faire pour leur donner forme ou les traduire en actes visibles et lisibles dans la vie quotidienne des centrafricains, mais surtout il veut coûte que coûte s’accrocher au pouvoir pour le pouvoir, en marchant fièrement, tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes, sur des milliers des cadavres de ses compatriotes. C’est le triste constat auquel sont parvenus tous les combattants de la liberté et de la démocratie, au lendemain de son interpellation par les députés de la nation.

En effet, faisant suite à la menace d’une motion de censure contre lui et son gouvernement, brandie par le pouvoir législatif, au lendemain des dernières violences et tueries de Bangassou, Alindao, Bria et Nyem Yéléwa, M. Simplice Matthieu Sarandji s‘est auto interpellé et s’est enfin résolu, après moult rebuffades frisant clairement une insulte à tout un peuple détenteur du pouvoir souverain, à se présenter accompagné de quelques membres de son gouvernement dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. A la grande surprise de tous les élus de la nation !

Une fois les règles du jeu fixées par le président de la séance qui n’était autre que le président de l’assemblée nationale, M. Karim Méckassoua, et l’ordre du jour adopté, l’homme a été prié de livrer aux représentants du peuple le contenu de son message. D’entrée du jeu, après avoir brandi le drapeau et évoqué le nom d Dieu, M. Sarandji s’est lancé dans une explication plus ou moins confuse et une diatribe à peine voilée pour remettre en cause les rumeurs et autres désinformations tendant à faire croire à l’opinion nationale et internationale qu’il aurait refusé de déférer aux interpellations des élus de la nation et que de ce fait leur aurait tout simplement manqué de respect. En prononçant trois le mot pardon. Et après ? Soit !

De ce spectacle folklorique d’auto – interpellation, l’opinion nationale et internationale retiendra tout simplement que celui – ci n’a la maîtrise d’aucun dossier brûlant de l’heure. En effet, de la question du blocage volontaire du fonctionnement du législatif par le refus du gouvernement à exécuter les dépenses dues hebdomadairement à la deuxième institution de la République, à la non – utilisation des forces armées centrafricaines qui sont toutefois régulièrement et mensuellement payées à ne rien- ce qui confère à cet exercice un caractère indu- en passant par la déréliction de l’appareil de l’Etat et des administrations dans nos préfectures et la partition de fait du pays de B. Boganda par l’occupation de plus de 70% du territoire national par des conquistadores, des seigneurs de guerre et des bandes armées, hôtes de Touadéra au nom de sa fameuse politique de mains tendues, l’homme a démontré par A+B son ignorance totale des grands problèmes qui se posent à son pays et à ses compatriotes et du coup il est loin de leur apporter des solutions idoines, durables et pérennes. Une carence honteuse pour  l’un des premiers ministres les plus diplômés de l’histoire de notre pays ! Une carence honteuse pour tous les grands commis de l’Etat !  Une carence honteuse qui a été ouvertement dénoncée par un de ses collègues – pour avoir étudié avec lui en France à Bordeaux -, le député Anicet Georges Dologuélé, dans son intervention digne d’un cours de droit constitutionnel de 1ère année ! Une brillante intervention qui a été suivie d’une salve d’applaudissements dans l’hémicycle !

Fort de ce qui précède, et comme l’avait si bien dit M. Esmieu, jadis haut représentant plénipotentiaire de l’UE près la République centrafricaine, Touadéra n’aurait jamais dû faire confiance à des baroudeurs politiques, des débauchés et des bras cassés, en général, et à cet homme, en particulier. Un avertissement qui était tombé dans les oreilles  d’un sourd et en confiant la formation et la gestion du gouvernement non pas à un véritable professionnel, ayant la maîtrise réelle des règles élémentaires de la gestion de l’administration et doté d’expériences pointues, mais plutôt à un ami, et en acceptant de confier la gestion des départements ministériels à des hors –statut et autres profito –situationnistes, l’homme a creusé lui – même le trou d’un si lamentable échec. Et le prouvent cet immobilisme mortel, ce silence de cimetière et cette incapacité totale de rétablir et garantir la sécurité pour tous après seulement plus d’un an d’exercice effectif du pouvoir.

C’est donc tout logiquement qu’il doit s’en séparer s’il ne veut pas se faire hara – kiri ; car M. Simplice Matthieu Sarandji ne peut rien faire et ne sert plus à rien et il n’y a plus de raison pour Touadéra de le maintenir. Il doit le dégager illico presto….

Jean – Paul Naïba

 

 

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