« Mise en lumière d’un sacré tandem entre le roi Achab et la reine Jezabel »

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Le 31 Mars dernier, nombreux sont ceux qui ont répondu présents dans l’ex Cour Impériale de Bérengo, qui a servi de cadre aux parades militaires, exercées par les deux cent soldats, ayant été recyclés par les instructeurs Russes présents  en République centrafricaine, dans le cadre d’un accord dont le contenu reste pourtant complexe et méconnu du grand public. Ce retour sur Bérengo nous renvoie à de biens sombres souvenirs ; nous gardons en effet en mémoire les tristes évènements qui ont entaché  l’arrivée des Russes au travers l’affaire dite de « Bérengo ». N’importe quel homme, épris de bon sens, aurait su faire montre de plus de tact dans la gestion de cette affaire d’Etat hautement sensible. Ce fut des épisodes à nous couper le souffle. D’ailleurs, toutes les parties semblent avoir été renvoyées dos au mur puis qu’aucune solution n’a in fine été trouvée. Le dernier évènement en date a connu une invitée surprise toute particulière, dame Catherine Denguiade, la tombeuse de Jean-Bedel Bokassa.

Que venait-elle faire là ? Une simple invitée surprise de notre « FAT international » ? Non, loin de là, mais la bouée trouée sur laquelle notre « FAT international » voudrait pouvoir s’appuyer, afin de ne pas couler dans cette « affaire de Bérengo ». En réalité, elle n’était rien d’autre que sa caution ! Catherine a-t-elle qualité à représenter la famille Bokassa ? Il est évident que non ! Catherine n’en a ni la légitimité au niveau familial, ni la légalité au plan du droit, ni la valeur au plan moral et ne représente plus rien au plan politique du fait que l’empire appartient à l’histoire d’une part et d’autre part, du fait de la trahison. Voici quelques éléments de controverse qui révèleront à suffisance la frivolité et l’incohérence de dame Catherine Denguiade :

Premièrement, devons –nous rappeler qu’elle a activement pris  part à la chute du père de ses enfants, pour après les moments de gloire que ce dernier lui a offerte, l’abandonner et le déshonorer durant ses moments d’épreuves, déshonorant par là-même, tout un peuple, toute une nation. Il n’est pas digne de rappeler dans les détails les actes qu’elle a posés  et si vous en voulez les preuves, ou plutôt, les sources, alors prenez le temps d’écouter les messages – audio laissés par le défunt empereur. Celle-ci, jusqu’à ce que notre cher héros JBB s’éteigne, a brillé par l’indifférence, la trahison et des actes récidivistes d’infidélité à son endroit. Aussi, cette dernière n’étant pas mariée avec JBB, elle n’a donc aucune part à l’héritage laissé par ce dernier et nous en voulons pour preuve les derniers règlements successoraux en France. Elle n’y a été associé ni de près, ni de loin. Donc, légitimité recherchée par notre « international FAT », néant ! Il n’a qu’une bouée trouée et il coulera avec…

Secundo, devons-nous rappeler que Catherine, au plan politique était « AGD » ? Etait-ce finalement par conviction ? Comment comprendre ce revirement spectaculaire ? Venant du fait que notre « international FAT » qui en chute libre veuille naïvement ou par instinct de survie s’accrocher à elle, nous pouvons le comprendre car ce dernier n’a de cesse de multiplier les impairs, mais elle, notre Jézabel de Centrafrique, à quel jeu se prête-t-elle ? Elle est de toute évidence en quête d’une sorte de virginité politique par une usurpation de titre et de rôle. Mais tous ces scénarii l’exposeront davantage à l’ignominie de ceux qui, à savoir le peuple, gardent encore en mémoire le souvenir macabre d’une traitresse infidèle qui comme – le criminel revenant sur les lieux du crime – est venue assainir un ultime coup, à celui dont elle n’a subitement plus honte de porter le nom. Touadera n’a donc trouvé que cette régicide pour lui servir de caution ?

C’est une bien triste réalité, celle d’un homme désespéré et visiblement de plus en plus isolé, près à s’accrocher à tout, même au diable. Nous ne serons tolérer que la mémoire de JBB soit encore salie, bafouée et sacrifiée sur le petit hôtel des ambitions politiciennes minables et de bas étage. Monsieur TOUADERA, un pays à une histoire et certaines familles ont contribué à en écrire les pages. Vous n’avez pas le droit de mépriser vos prédécesseurs car vous rendrez des comptes un jour ou l’autre.

« Que celui qui porte son armure ne se moque pas de celui qui la dépose » dit un vieil adage.

Alfred Souabgondomou

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