mise au point de la Coalition des Patriotes pour le Changement suite au Communiqué final du Mini-sommet de la CIRGL

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mise au point de la Coalition des Patriotes pour le Changement suite au communiqué final du Mini-sommet de la CIRGL
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a pris acte du communiqué final des Chefs d’états lors du mini sommet de la Conférence Internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) concernant la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine en date du 29 Janvier 2021.La Coalition des Patriotes pour le Changement tient à faire la mise au point suivante sur les conclusions dudit communiqué concernant la situation sécuritaire, la situation politique et le Dialogue inclusif entre toutes les forces vives de la nation centrafricaine.
De la situation Sécuritaire.
1) Les zones sous le contrôle de la CPC
En ce qui concerne la situation sécuritaire, La CPC déclare qu’il n’est un secret pour personne qu’aujourd’hui les groupes armés occupent plus de 85% du territoire nationale et que l’objectif à terme est d’en contrôler les 100% , la ville de Bangui comprise. Les forces de la Coalition CPC ont encerclé et assiégé la capitale centrafricaine au point qu’elle soit sérieusement asphyxiée. Nonobstant cette difficile situation pour la population Banguissoise, La Coalition des Patriotes pour le Changement informe l’opinion national et internationale qu’aucune violence, aucune privation des libertés individuelles, aucune destruction des biens publics ou privés et aucune action violente n’est menée contre les populations dans toutes les zones sous son contrôle.
Bien au contraire, ce sont plutôt les forces gouvernementales appuyées par les mercenaires russes et les forces spéciales rwandaises qui massacrent la population les accusant à tord d’appartenir à la CPC, comme nous l’avions malheureusement constaté à BODA, BOALI ou MBAÏKI où les forces russes ont fait usage de drones de combats et la pose de mines anti-personnel ou de mines anti-char tuant des centaines de personnes.
2) De l’allégation de la Présence de mercenaires dans les rangs des Patriotes de la CPC.
La Coalition des Patriotes pour le Changement, qui est composée des six (6) principaux groupes armés sur le territoire centrafricain, ont dénoncé les termes de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) dit Accord de Khartoum-Bangui signé le 06 Février 2019, en déclarant sa caducité, lors de leur rencontre dans la localité de Kamba-Kota le 15 Décembre 2020. Les groupes armés se sont ainsi désolidarisés de la politique inefficace de M. Touadéra qui entraîne notre pays dans le chaos et l’éloigne de plus en plus de la Paix véritable tant recherchée.
Les anciens groupes armés, qui hier étaient déclarés et reconnus officiellement comme les partenaires et alliés du pouvoir de M. Touadéra sont considérés aujourd’hui par ce même gouvernement de terroristes, de mercenaires, d’assassins et de prédateurs. Cette diabolisation du gouvernement est due au refus des groupes armés de continuer de se faire duper, manipuler et diviser pour les intérêts égoïstes de M. Touadéra et ses complices prédateurs.
Par contre, force est de constater que c’est plutôt M. Touadéra et son gouvernement qui ont signé des contrats avec des sociétés paramilitaires pour le recrutement des mercenaires. En effet, par un jeu de passe-passe, M. Touadéra et son ancien Directeur de Cabinet M. Firmin GREBADA ont fait appel aux mercenaires en profitant de l’accord exceptionnel du Conseil de Sécurité de l’ONU autorisant, sous certaines conditions, la Fédération de Russie a participé à la formation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et à leur fournir des armes. Une question se pose : qui a contribué et favorisé cette initiative dont aujourd’hui M. Touadéra et son gouvernement s’en targue et s’en montre ingrat ? Dans le cadre de cette coopération militaire avec le Centrafrique, la venue des instructeurs russes et la fourniture d’armes dont la quantité, la périodicité et la traçabilité devraient être faite en toute transparence et sous contrôle. C’est ainsi que M. Touadeéa saisira cette opportunité pour signer des contrats avec la Société privée russe Wagner afin de contourner l’embargo sur les armes en République centrafricaine et ainsi avoir une force paramilitaire afin de se retourner contre les groupes armés devenus ses pires ennemis. Cet acte de forfaiture de la part du Président de la République et chef suprême des armées est un crime de haute trahison. M. Touadéra devra tôt ou tard être traduit devant la Haute Cour de Justice conformément à l’Art.124 de la constitution Centrafricaine.
3) De l’approvisionnement en armes sophistiquées.
Etant donné que, le Président Touadéra et son Premier Ministre ont déclaré que la République Centrafricaine était en guerre et qu’ils allaient se battre, les groupes armés ont pris eux aussi leurs dispositions. Lorsque les mercenaires russes et les forces spéciales rwandaises appuyés par la MINUSCA et les FACA attaquent les positions de la Coalition des patriotes, nous constatons une suprématie des éléments de la CPC sur les forces gouvernementales. Lors de leurs débandades, ils abandonnent sur le théâtre des opérations, des véhicules, armes et munitions. Cet arsenal de guerre est récupéré par les patriotes et cela constitue du même coup un approvisionnement supplémentaire du stock d’armes qui servira pour les prochains combats. M. Touadéra a ordonné que les militaires FACA soient positionnés en première ligne dans les combats contre les forces de la CPC et que ceux qui reculent soient froidement abattu par ses mercenaires russes. Dans un cas comme dans l’autre nos frères FACA sont envoyés à la boucherie par M. Touadéra alors que les éléments de la CPC ne veulent pas affronter ni les FACA ni les forces onusiennes de la MINUSCA.
4) Des répercutions de la crise sécuritaire dans la sous-région CEEAC.
La crise en République centrafricaine aura forcément des impacts dans les pays de la sous-région d’Afrique centrale si elle n’est pas maitrisée à temps. La diplomatie hasardeuse de M. Touadéra créée des tensions politiques inutiles entre les pays frères et amis de la RCA. Les états voisins ou les puissances occidentales sont des partenaires avec lesquels l’Etat centrafricain développe des relations amicales d’Etat à Etat, diplomatiques et économiques dans l’intérêt des pays concernés et leurs populations. Ce n’est nullement avec l’arrivée de M. Touadéra aux affaires que l’Etat centrafricain a noué des relations d’Etat à Etat avec la fédération de Russie n’en déplaise à certains panafricanistes en quête de notoriété. Longtemps, la République centrafricaine entretenait de bonne relation diplomatique, économique et culturelle avec la Russie Soviétique de l’époque. Cette collaboration s’était matérialisée par le transfert de compétences dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de la culture etc. Il est donc important de faire le distingo entre les relations d’Etat à Etat entre la République Centrafricaine avec la Fédération de Russie et les relations contractuelles entre M. Touadéra et les sociétés écrans russes dans le domaine mercantile et du mercenariat.
Dans ce cas de figure, M. Touadéra ouvre les portes du Centrafrique à des groupes privés russes qui ont pour objectif non seulement la captation des richesses naturelles en Centrafrique mais aussi des visées expansionnistes afin d’étendre leur hégémonie sur la région des pays des grands lacs riches en ressources minières. Les engagements et les contrats signés par M. Touadéra sont très inquiétants et sont une forte menace pour la paix, la sécurité et la stabilité des pays voisins de la RCA au vu de l’implication des groupes privés russes, notamment Wagner, dans les conflits au Soudan, en Syrie et en Libye ces derniers temps. M. Touadéra est un réel danger tant pour son propre pays que ses proches voisins d’Afrique Centrale.
De la situation Politique.
1) Du constat d’échec de l’APPR-RCA.
Aujourd’hui, le constat d’échec de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation ne peut être imputé qu’aux seuls anciens groupes armés qui se sont retirés dudit accord et qui se sont reconstitués dans un mouvement militaro-politique dénommé la Coalition des Patriotes pour le Changement. Le gouvernement Centrafricain a violé les clauses de cet accord et en a travesti l’esprit, raisons pour lesquels les six (6) groupes armés l’ont dénoncé. Deux ans plus tard aucun résultat probant n’a été constaté sur le terrain dans la mise en œuvre du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration, Retour).
En effet, l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) n’était pas fondé sur une vraie raison bien élaborée d’un commun accord par les parties prenantes. Cet accord n’avait aucun fondement politique et il ne visait nullement une volonté de paix et d’apaisement. Deux ans après sa signature, le chronogramme établi en vue du désarmement, de la démobilisation, de la réintégration et du rapatriement (DDRR) n’était pas respecté et les vœux pieux écrits dans cet Accord se sont retrouvés dans le tiroir des oubliettes une fois les strapontins distribués. Même les mécanismes de suivi n’ont pas suivi. La plupart des ex-combattants ne se sont pas retrouvés dans la mise en application de l’accord et étaient abandonnés à eux même dans la nature.
Rester dans cet accord reviendrait à accepter que les garants et autres facilitateurs dudit accord mettent un licou aux groupes armés signataires dont il leur serait difficile de s’en défaire en cas de profond désaccord comme cela a été finalement le cas.
Centrafricaines, centrafricains, l’Accord dit de Khartoum n’était qu’un leurre, une duperie et une manipulation pour permettre à M. Touadéra et ses complices de neutraliser les groupes armés d’un côté et de mettre nos richesses naturelles en coupes réglées au profit de la société Wagner son plus gros investisseur. Les retombées financières ne profiteront ni à l’Etat centrafricain et encore moins à sa population. Posez-vous simplement la question de savoir si les contrats passés entre le gouvernement et la société privée Wagner ont été approuvés par les élus du peuple comme le prévoit l’Article 60 de la constitution qui stipule, je cite : « (…) Le gouvernement a l’obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant la signature de tout contrat relatif au ressources naturelles ainsi que des conventions financières. Il (Le gouvernement est tenu de publier ledit contrat dans les huit (8) jours francs suivant sa signature». Le gouvernement ne peut signer aucun contrat de concession sans l’aval préalable des députés. Le gouvernement de M. Touadéra a-t-il fait publier les contrats relatifs aux ressources naturelles conclus par la société Wagner ou par d’autres qui exploitent nos richesses minières. Les conventions financières signées ont-elles suivi le même processus de transparence qu’exige la constitution de notre pays ? Chers compatriotes, vous comprenez maintenant, aisément, pourquoi l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Le Très Honorable Abdou Karim Meckassoua, avait été déchu du « perchoir » de l’Assemblée Nationale le 26 octobre 2018 par 98 députés corrompus par le pouvoir de M. Touadéra suite à une pétition réclamant sa destitution. La voie était ainsi ouverte au Mathématicien de Président de faire d’une pierre deux (2) coups : le contrôle du pouvoir législatif pour avoir les coudées franches en vue de sa réélection à la présidentielle de décembre 2020, en tripatouillant tant la constitution que le code électoral, d’une part et d’autre part s’assurer de la validation, par le bureau de l’Assemblée Nationale, des contrats mafieux signés entre M. Touadéra et les sociétés russes en vue de la captation de nos richesses. Combien de milliards de dollars M. Touadéra, son Premier Ministre F. Ngrébada, des députés et des ministres ont-ils empoché suite à la signature de ces contrats ? Quelles ont été les retombés pour le peuple centrafricains ? Des bonbons, sucettes et poupées russes pour les enfants, un défilé de majorette et des danseuses, des feux d’artifices qui scintillent bruyamment dans le ciel de Bangui à tout va et des chars incapables de se rendre sur le théâtre des opérations militaires. Quelles contre parties insultantes et scandaleuses.
2) Des élections, Présidentielle et législatives, du 27 Décembre 2020.
De l’aveu général en République Centrafricaine, le double scrutin du 27 Décembre 2020 était une mascarade électorale, un hold-up pire un coup d’Etat électoral contre le peuple centrafricain, perpétré par M. Touadéra et ses complices. Face à son bilan négatif, M. Touadéra n’avait pas de nouvelle offre politique à proposer au peuple centrafricain et faire face à ses challengers de taille pour cette bataille électorale. Depuis l’impréparation de ces élections groupées par l’ANE (Autorité Nationale des Elections) jusqu’à la tenue du vote aux forceps, les standards minimum d’un vote démocratique et crédible étaient inexistants. Peut-on certifier que ces élections n’étaient pas frauduleuses, émaillées d’incidents et dont les résultats définitifs n’ont pas été tripatouillés par la Cour constitutionnelle afin de donner la victoire au premier tour K.O au candidat Touadéra ? Que dire des bourrages d’urnes, de l’achat des votes des électeurs, d’importants cas de votes par dérogation et de la non remise des feuilles des résultats aux représentants des candidats par les Présidents des bureaux de vote ? Sur 1,8 millions d’inscrits seuls 1/3 a pu accomplir son devoir civique ce qui met le candidat élu M. Touadéra dans une situation d’illégitimité à la fonction Présidentielle, avec à peine 17% des voix. La Coalition des Patriotes pour le Changement ne reconnaît pas sa victoire pas plus que celles des 22 députés élus sur 140 que doit compter L’Assemblée Nationale.
Aujourd’hui le Centrafrique se retrouve sans pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Le Pouvoir est dans la rue. Allez dire aux différents candidats à la présidentielle que ces élections étaient libres, justes, démocratiques, transparentes et crédibles ?
Allez dire aux candidats à la députation que la campagne électorale dans leur circonscription a été correctement menée et que tous les bureaux de votes étaient accessibles et bien tenus. Quid du second tour des élections législatives pour combler les 118 sièges restants ? Allez dire aux 2/3 des électeurs qui n’ont pas voté qu’il y a eu bel et bien une élection en Centrafrique et que M. Touadéra est le Président qu’ils ont massivement choisi. Aujourd’hui M. Touadéra est un imposteur et un usurpateur à la tête de l’Etat Centrafricain. Tout comme l’opposition démocratique, la Coalition des patriotes pour le changement réclame fermement l’annulation de ces élections tronquées. Que M. Touadéra démissionne tout simplement pour permettre à notre pays d’avoir des responsables dignes au sein de nos institutions Républicaines. Nous comprenons les efforts des chefs d’Etats de la région des grands lacs et ceux de la communauté internationale qui veulent soutenir à bout de bras le régime aux abois de M. Touadéra. La légitimité est donnée par le peuple. Le pouvoir, dans une démocratie, doit être l’émanation de la volonté populaire et non procéder de la communauté internationale. L’objectif de la Paix, de la sécurité et de la stabilité de la République Centrafricaine ne passe pas forcément par le maintient de M. Touadéra au pouvoir, qui a failli à sa mission et qui est hermétiquement fermé au dialogue avec les forces vives de la nation. Seulement, nous osons espérer que tant les chefs d’Etats des pays de la région des grands lacs que la communauté internationale prennent en compte les aspirations et la volonté du peuple centrafricain de vivre, comme tous les êtres humains, dans la paix, la concorde nationale, dans un pays démocratique et développé qui partage ses richesses entre tous ses concitoyens.
3) Du dialogue inclusif entre les forces vives de la nation.
Longtemps réclamés par tous, le dialogue et la concertation nationale n’ont eu aucun écho auprès de M. Touadéra et son gouvernement. S’enfermant dans sa tour d’ivoire du Palais de la Renaissance, M. Touadéra a fait la sourde oreille aux appels incessants pour un dialogue, de la part de l’ancien Président François BOZIZE YANGOUVONDA dès son retour d’exil en terre centrafricaine, de la part de la Cour Constitutionnelle, de la Coalition de l’opposition démocratique COD 2020, de la Conférence Episcopale des Evêques, de la société civile et des personnalités politiques, de la plate forme des confessions religieuses et des 14 groupes armés signataires de l’APPR-RCA. M. Touadéra n’est pas un homme de dialogue et ne veut pas non plus en entendre parler. Il y est farouchement opposé et il y accorde une fin de non-recevoir. Dans ces conditions, comment peut-on dialoguer, faire confiance à un Président qui fait des annonces pompeuses mais dont les actes contredisent la parole donnée. Les paroles et les actes de M. Touadéra sont exactement comme le jour et la nuit qui se succèdent.
En lieu et place d’un dialogue et d’une concertation avec toutes les forces vives de la nation centrafricaine, M. Touadéra créé sa milice de mercenaires des 3R afin de dialoguer par les armes.
Ses 3R sont : Russes, Rwandais, Requins.
En ce qui concerne les mercenaires russes du groupe Wagner, son Patron le dénommé Valéry Zakharov, conseiller du Président Touadéra en matière de sécurité nationale a tweeter ce qui suit le 27 /01/21: « Hier, la ville de BODA a été libérée par les FACA. Ainsi la lutte contre les rebelles, voleurs et mercenaires continue grâce aux efforts conjoints des FACA, instructeurs russes, MINUSCA et autres alliés. Le gouvernement de la RCA ne négociera jamais avec ces criminels ». Plus récemment (03/02/21) le même conseiller du Président Touadéra a tweeté: « Le 7ème bataillon d’infanterie territoriale des FACA a été récemment créé qui sera basé des membres des groupes d’autodéfense PK5 ».
M. Valéry Zakharov est devenu par la force des évènements, ministre de la défense en remplacement de Madame KOYARA complètement dépassée, effacée et incompétente à ce poste de responsabilité. En accord avec le gouvernement centrafricain, M. Zakharov crée le 7ème bataillon d’infanterie composé des milices d’auto défense du Km5, pour ensuite les diaboliser demain en cas de désaccord et de les traiter de terroristes, voleurs et mercenaires comme ils le font actuellement avec leurs anciens partenaires des groupes armés.
Dans les tweets de M. Zakharov nous notons l’alliance contre nature, la collaboration inappropriée et illégale entre les mercenaires russes, rwandais et les forces de maintient de la paix de la MINISCA censées ne pas combattre d’une part et surtout pas aux côtés des ces forces paramilitaires d’autre part. Avec la complicité de M. Mankeur Ndiaye, patron de la MINUSCA, les troupes onusiennes sont embarquées dans une guerre à contre courant du mandat qui leur est dévolu. Le parti pris de M. Mankeur Ndiaye en faveur de M. Touadéra s’explique par les intérêts personnels qui en découlent.
Le deuxième « R » sont les Rwandais, appelés à la rescousse par le gouvernement centrafricain via « des accords militaires bilatéraux », et qui combattent aux côtés du commandement russes. Ces derniers paient un lourd tribut dans les attaques face aux forces de la CPC.
Le troisième « R » les Requins, créé en juin 2019 par un groupe de jeunes saboteurs pro-Touadéra, et connus pour leurs nombreuses formes d’agressivités tant sur des personnalités politiques que des membres de la société civile. Ils ont vu leur rang grossir avec le renfort de la garde présidentielle et des ex-combattants de tous bords. Armés jusqu’aux dents, les fameux « Requins » patrouillent dans la ville de Bangui, saccagent des propriétés privées, enlèvent, torturent et tuent aussi bien des civils que des militaires en fonction. Particulièrement visées par cette chasse aux sorcières tous les civils, officiers et officiers généraux appartenant à l’ethnie Gbaya de l’ancien Président François BOZIZE. A ce jour plus de six cent (600) personnes sont portées disparues ?
Cette situation provoquée par les « requins de Touadéra est de nature à raviver et à exacerber les tensions ethniques dans le pays. Par ailleurs le logement de ce dernier a été incendié, le siège de son parti le Kwa Na Kwa saccagé et le logement de son Fils Jean Francis BOZIZE a été endommagé lors d’une perquisition fantaisiste. Le gouvernement de M. Touadéra ferme les yeux sur les actes répréhensibles de ses « Requins » et du coup, il se rend donc complice de violations flagrantes de droits humains, d’enlèvements de citoyens, de tortures et d’assassinats de personnes civils et militaires. Ses « Requins » devront répondre de leurs crimes devant les juridictions compétentes.
Compte tenu de tout ce qui précède, La coalition des patriotes pour le changement souscrit à un dialogue et une large concertation condition sine qua non d’un cessez-le-feu, d’un désengagement autour de Bangui et la levée du blocus du corridor Garoua-Boulaï Bangui.
Le Porte Parole de la Coalition des Patriotes pour le Changement,
M. Serge Simon BOZANGA

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