Massacre de Fatima : cuisant échec d’une négociation entre le gouvernement Sarandji et la population

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Après les huées, les insultes et les injures dont il a été fort chaleureusement  couvert, lors de sa dernière sortie dans le 6ème arrondissement de la ville de Bangui, le président Touadéra a bien voulu se rattraper. En formulant  la demande de se rendre une nouvelle  fois courageusement à la rencontre de la population et des jeunes de Fatima. Mais, au jour et l’heure indiqués, c’est – à – dire le mardi dernier dans l’après – midi, chez le chef Sandoubé, contre toute attente et à la grande surprise des uns et des autres, seuls ses légataires se sont présentés.

Non pas pour les écouter, comme Touadéra et son équipe voulaient le faire  la dernière fois, les réconforter et les rassurer de la détermination sans faille du gouvernement à sécuriser le pays et le peuple centrafricain, mais plutôt pour leur faire injonction de lever toutes les barrières érigées dans la zone. Cette mission de restauration de l’autorité de l’Etat a été confiée à deux membres du gouvernement dont nos sources n’ont pas pu malheureusement  nous communiquer avec précision et netteté l’identité exacte.

Mais, dès l’annonce de la teneur du message telle que révélée un peu plus haut, suivie d’une menace d’intimidation de faire sauter leurs barrières par la force et par des Antibalaka du quartier Boy – Rabé dont l’un était présent en sa qualité de membre de la délégation gouvernementale et qui avait eu entretemps le courage de vouloir passer à l’acte dans sa déclaration, les esprits se sont sur – le – champ  surchauffés.

En réaction, un certain Méthode qui passe pour le chef des Antibalaka de toute la zone de Fatima, se lève, refuse sans ambages et sans fioritures de déferrer à l’invitation des émissaires de Touadéra et du gouvernement Sarandji tant que  les barrières illégales érigées au KM5 n’auront pas été démantelées et que le bandit dénommé Force n’aura pas été arrêté, toise l’antibalaka, membre de la fameuse mission et sans aucune forme de procès ordonne à ses éléments de le lyncher séance tenante, avant que ses  prétendus lieutenants du quartier Boy – Rabé ne puissent venir à son secours.

A ce moment précis, n’eût été une prompte et juste intervention des éléments des forces armées centrafricaines présents sur le lieu, l’homme fort de cette mission gouvernementale qui a été reconnu par  les vrais Antibalaka du quartier Boy – Rabé comme un véritable mercenaire au service du gouvernement et pour des intérêts personnels, égoïstes et étrangers à la cause commune de tous les Antibalaka, et qui grelottait déjà de peur, les yeux hagards,  entre les mains des lieutenants de Méthode, aurait été purement et simplement brûlé vif devant témoins. Il aurait échappé in extremis à cette immolation, le front dégoulinant de grosses gouttes de sueur de la mort, derrière une moto et soigneusement  encadré par 3 éléments des faca, en destination de Boy – Rabé. Sur ce, la séance a été levée.

De ce qui précède, plusieurs questions méritent aujourd’hui d’être posées. Pourquoi cette démarche abracadabrante du gouvernement vers la population et les jeunes de Fatima, quelques jours seulement après y avoir été fort mal accueilli  ? N’est – il pas judicieux et plus responsable pour Touadéra et le gouvernement de son cher aîné Sarandji de commencer d’abord par restaurer  la sécurité et l’ordre public au Km5 avant d’aller ensuite  à la rencontre de la population et des jeunes de Fatima ? Et pourquoi aller si vite vers eux par la menace et avec un Antibalaka  comme membre de la délégation ? Et si cet Antibalaka est vraiment si puissant tel qu’il  a bien voulu à en faire la démonstration en public, pourquoi ne l’ont – ils pas envoyé au Km5 aux fins de leur ramener vivant le fameux Force qui a traité le président Touadéra de tous les noms  d’oiseaux dans un post – vidéo de 6 mn 30 s et qui continue d’y sévir avec tous ses mercenaires ?

Affaire à suivre….

La rédaction

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