MANIFS INCONTROLEES POUR LE DEPART DE LA FRANCE DU BURKINA : Une épine dans le pied du MPSR II

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Burkina Faso's new leader Captain Ibrahim Traore arrives for a ceremony to honour the soldiers killed in Gaskinde, in Ouagadougou on october 8, 2022. - The ambush in Gaskinde, claimed by Al-Qaeda, officially killed 37 people, including 27 soldiers on September 26, 2022. (Photo by Olympia DE MAISMONT / AFP)
MANIFS INCONTROLEES POUR LE DEPART DE LA FRANCE DU BURKINA : Une épine dans le pied du MPSR II

MANIFS INCONTROLEES POUR LE DEPART DE LA FRANCE DU BURKINA : Une épine dans le pied du MPSR II

Vendredi dernier, la rue a repris du service à Ouagadougou. En effet, des manifestants arborant des drapeaux burkinabè et russe, se sont rassemblés devant l’ambassade de France et la base militaire française sise à Kamboinsé, pour réclamer le départ des troupes françaises et de l’ambassadeur de France, du territoire national, sans que l’on ne  connaisse  exactement qui sont les organisateurs de cette manif qui, à bien des égards, semble porter le sceau de la spontanéité. En sus des Français qui, certainement, se sont sentis à l’étroit dans ce Burkina Faso balloté par tous les vents, certains Burkinabè ont fait les frais de cette manif. Si l’on en croit le communiqué publié par le président de  Le Faso Autrement, Ablassé Ouédraogo, il aurait été contraint de descendre du cortège funéraire de sa belle-sœur pour participer, malgré lui, à cette manifestation, avant qu’on ne l’autorise à poursuivre son chemin. Les services de sécurité ont été contraints de faire usage de la force pour disperser les manifestants et le gouvernement de la Transition s’est vu obligé de publier un communiqué dans lequel il rappelle l’obligation du Burkina Faso à respecter ses engagements internationaux dont celui de la protection des enclaves diplomatiques. Au-delà des troubles à l’ordre public et des atteintes au climat social avec tout ce que cette situation entraine comme conséquences économiques, c’est l’image du Burkina Faso qui est fortement écornée par cette chienlit qui s’installe  et qui pourrait constituer une sérieuse entrave à la bonne marche de la Transition. Le gouvernement doit donc nécessairement siffler la fin de la récréation. Car, il y va de sa survie. Mais le peut-il vraiment ?

 

Il y a urgence à agir

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le capitaine Ibrahim Traoré et son équipe éprouvent de la gêne à mettre fin à cet état d’anarchie sur fond de revendications pro-russes. Car, aux premières heures de la prise du pouvoir par les soldats mutins du MPSR II, ce sont ces derniers eux-mêmes qui, par un communiqué, ont appelé les populations à descendre dans la rue pour faire échec à des tentatives de contre-offensive échafaudées depuis la base militaire française de Kamboinsé par le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba dans le but de stopper leur volonté d’aller vers d’autres partenaires. Le MPSR récolte donc la tempête qu’il a semée.  Il ne faut cependant pas exclure des forces obscures à la manœuvre, soit pour défendre des intérêts russes dont on connait la puissance de manipulation et de désinformation, soit pour empêcher le navire du capitaine d’arriver à bon port. « Que faut-il faire pour sortir de ce mauvais pas ? » Telle est la question qu’il faut se poser. En effet, il est difficile de trouver la réponse idoine à cette question qui ressemble à une équation à plusieurs inconnues du fait non seulement du niveau d’éducation des populations, qui en fait des proies faciles face à la toute-puissance des réseaux sociaux, mais aussi du fait du désœuvrement  de la jeunesse. Mais il y a urgence à agir au regard du simple fait que les manifestants survoltés ne respectent même plus les valeurs élémentaires de nos traditions comme le respect dû aux morts.  Cela dit, le gouvernement doit mettre en place une vaste campagne de sensibilisation à l’endroit des populations pour stopper cette dérive et pour ce faire, il faut qu’il se fasse accompagner de tout ce qui reste comme forces morales ou religieuses dans ce pays qui tangue dangereusement.

Sidzabda   

Le Pays

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