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Mali : la rébellion touareg affirme avoir tué près de 100 soldats lors de la prise d’un camp de l’armée

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Soldiers of FAMA (Malian Armed Forces) stand and salute during the national anthem at the ceremony of the 60th anniversary of Mali's independence in Bamako, on September 22, 2020, one day after that Colonel Goïta, leader of CNSP, announced that the transitional presidency would be assigned to a retired colonel, Bah Ndaw, 70 years, ephemeral Minister of Defence in 2014. (Photo by MICHELE CATTANI / AFP)
Par SudOuest.fr avec AFP
L’armée malienne avait dit jeudi que son camp de Dioura (centre) avait été visé par une attaque suicide « terroriste », sans plus de détails, les rebelles à dominante touareg de la CMA affirmant de leur côté avoir pris le camp.

La rébellion séparatiste à dominante touareg a affirmé samedi avoir fait des dizaines de morts dans les rangs de l’armée malienne lors de l’attaque jeudi du camp de Dioura, dans la région de Mopti (centre). Les rebelles ont dit avoir dénombré 98 corps de soldats, dans un communiqué publié au nom du Cadre stratégique permanent, une structure de facto dominée par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), alliance de groupes séparatistes à dominante touareg.

Les militaires à la tête du Mali, comme ceux au Burkina Faso ou au Niger, ont promis de rendre le pouvoir à des civils élus à l’issue de périodes dites de « transition » au cours desquelles ils mèneraient les réformes qu’ils jugent indispensables pour leur pays

Les affirmations des rebelles et de tous les protagonistes des combats sont difficilement vérifiables dans ces zones reculées. L’accès à des sources indépendantes dans un contexte d’hostilités et de régime militaire est compliqué. L’armée malienne s’est contentée jusqu’alors de rapporter l’assaut contre son camp jeudi, sans plus de précision, malgré la prolifération d’éléments et d’images sur les évènements de Dioura sur les réseaux sociaux.

Recrudescence des violences

Le nord du Mali est le théâtre depuis fin août d’une reprise des hostilités de la part de la CMA et d’une intensification des attaques djihadistes contre l’armée malienne. Des opérations ont visé plusieurs positions de l’armée depuis lors. L’attaque de Dioura est la plus au sud par rapport au champ d’action de la CMA depuis que cette dernière a repris les armes.

Ce regain coïncide avec le retrait en cours de la mission de l’ONU, poussée vers la sortie par la junte au pouvoir depuis 2020. Cette recrudescence se juxtapose aux violences toujours en cours dans le centre et à l’expansion djihadiste au nord et à l’est.

Dans la région de Tombouctou, les djihadistes en guerre contre la junte ont mis en place depuis plusieurs semaines un blocus de la « perle du désert », qui étouffe

Les rebelles affirment avoir eux-mêmes perdu sept combattants. Ils affirment avoir fait des dizaines de blessés parmi les soldats, en avoir fait prisonniers cinq, s’être assuré un « contrôle total de l’emprise » et avoir saisi des quantités importantes d’armes, de munitions et de matériel, dont des blindés.

La junte fait du rétablissement de la souveraineté sur la totalité du territoire l’un de ses mantras et assure inverser la tendance sécuritaire. Différents experts font état au contraire d’une dégradation de la situation dans un pays plongé dans la tourmente depuis 2012.

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