M. Touadéra, faites cesser les attaques contre la France ou rompez les relations diplomatiques !

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Peu avant et au lendemain de la signature de l’accord de coopération militaire avec la Russie dont la procédure est foncièrement entachée d’irrégularités manifestes, au regard des dispositions des articles 91 et  94 de la constitution du 30 mars 2016 sur laquelle le président Touadéra a prêté solennellement serment, les chroniques ne cessent d’être défrayées par une vaste campagne médiatique et fortement médiatisée d’attaques verbales, de propos injurieux voire obscènes et de dénigrements inouïs et insensés contre les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine, les lanceurs d’alerte et  certains professionnels des médias, d’une part, et contre la France, d’autre part.   

La vie politique centrafricaine vit depuis lors au rythme de sorties spectaculaires de certains hommes politiques en manque de publicité et de représentativité nationale, de certaines organisations non – gouvernementales dirigées par des panafricanistes, des professionnels des médias d’État et privés dont l’animateur de l’émission « Club de la Presse » et ses invités, des internautes de tout acabit et des thuriféraires du régime. A la longueur  de journée, qui à travers ses articles publiés sur les réseaux sociaux ou dans les colonnes de certains organes de la presse écrite, qui recevant des invités soigneusement tirés sur le volet et bien préparés, sur le plateau d’une émission, tous ont la même mission : d’abord, dénoncer  tout citoyen, tout lanceur d’alerte, tout activiste des droits de l’homme, tout homme politique, et même toute autorité publique qui, en vertu des dispositions de l’article 15 de la constitution, usent régulièrement de leur liberté à la parole et de leur droit d’opinion pour critiquer la mal – gouvernance qui caractérise la gestion du pays par le mathématicien de Boy – Rabé et son cher aîné Sarandji ; ensuite, pointer un doigt accusateur contre la France d’être responsable, selon eux, de toutes nos malheurs, nos échecs et de toutes nos propres laideurs et autres souillures ; enfin, distiller dans la conscience collective une propagande anti-française, et une haine viscérale et anti – républicaine contre leurs suppôts ou contre tous ceux qui mènent une lutte implacable, au moyen des mots et non des armes, contre la gestion kleptocratique, clanique et catastrophique du pouvoir en place.  

Face à ces tapages dont les contenus revêtent outrancièrement des caractères attentatoires aux droits d’autrui, à son image, à son honneur et à sa dignité, d’un côté, et aux bonnes relations diplomatiques avec la France, le pays colonisateur de la République centrafricaine, personne ne s’émeut, ne réagit et n’ouvre la bouche pour appeler à plus de retenue,  de sagesse et de raison, dans un contexte de crise où le recours à des propos violents et à des incitations à la haine doit être sévèrement condamné et sanctionné. Même le haut conseil de la communication en abrégé HCC,doté de pouvoirs de régulation et de sanction, consacrés par les dispositions des articles 137 et 138 de la constitution, en matière de la liberté d’expression et qui a élevé tout dernièrement  le ton contre certains médias français et les a rappelés à l’ordre, refuse allégrement de monter au créneau en vue de les dénoncer, les condamner et de sévir, au nom de la paix, de la cohésion sociale et de la quiétude nationale.

En réalité, ce  gigantesque tintamarre et ces offensives communicationnelles agressives ne sont que l’expression visible et lisible de la politique de fourberie, de roublardise et de duplicité qui ont servi depuis plus de deux ans de pierre angulaire à la gouvernance du pays. Les premiers coups de semonces de ce combat médiatique ont été officiellement tirés par le président Touadéra lui – même dans une déclaration  à la nation tout entière, tenue dans la ville de Baoro, dans laquelle et dans une grave tonalité,teintée d’un certain patriotisme républicain, il avait appelé les centrafricains à s’aimer et à aimer leur pays, la RCA. Son premier ministre, en la personne de son cher aîné Sarandji lancera quelques jours plus tard la mise en application de ces instructions présidentielles, dans des « Fake News » régulièrement publiés et relayés par l’Ong «  ANA » et celle dénommée « Lutte contre la Déstabilisation de l’Afrique » et dans lesquels il n’est pas passé par quatre chemins pour accuser à demi – mots le Tchad et la France d’être à la manœuvre derrière la crise centrafricaine.

Loin de vouloir tenter d’enfreindre le droit du président de la République, de son premier ministre, chef du gouvernement, des thuriféraires du régime et celui de leurs fanatiques fieffés, à la liberté d’expression  pour un combat républicain et nationaliste, il n’en demeure pas moins cependant impératif que devant le tollé généralisé, provoqué dans l’opinion nationale et internationale par cette vague de dénonciations sans cause, d’injures publiques à l’endroit des citoyens centrafricains et d’accusations fortuites à l’égard de la France, et à travers ce pays  le peuple français avec lequel le peuple centrafricain entretient plusieurs années de collaboration, d’échanges, de fraternité et de partage, marqués par d’immenses sacrifices payés par le prix du sang de part et d’autre, des appels à plus de sagesse, de raison et de retenue soient lancés. D’abord, parce que ces insultes publiques et ces litanies d’agressions verbales ne peuvent pas être admises et tolérées dans un pays où la cohésion sociale et le vivre ensemble sont encore fragiles ; ensuite, parce que, comme nous l’avions soulevé un peu plutôt, elles contribuent à bâillonner le peuple et à violer le principe de la redevabilité selon lequel toute autorité publique doit rendre compte de sa gestion au peuple ; enfin, s’agissant des attaques contre le pays colonisateur, celles – ci se révèlent tout simplement contraires aux dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 24 avril 1964 et aux Accords de Coopération signés entre elle et la République centrafricaine en 1960.

A ce sujet précis, tous les Etats signataires  de cette Convention  de Vienne à laquelle a volontairement souscrit la République centrafricaine, en sus de leurs obligations de protection de toute mission diplomatique, ont le devoir d’utiliser des instruments juridiques et diplomatiques pour traiter d’éventuels contentieux les opposant. Membre à part entière de ce Traîté et  en application  des accords de coopération avec la France,  la République centrafricaine, si elle estime être aujourd’hui victime des manœuvres de déstabilisation de la part des autorités légales et légitimes de ce pays, ne peut que recourir à ces us, coutumes et pratiques, par l’entremise du ministère des affaires étrangères, pour les dénoncer ou  les amender.

Malheureusement, au lieu de cela, Touadéra et son cher aîné Sarandji ont préféré confier cette mission à des ongs, des baroudeurs politiques en quête d’emploi, et à des affamés, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, directement extraites de la caisse de l’État, et sur la base des conjectures, des supputations et d’affirmations gratuites. S’ils ne le savent pas, les conséquences de cette avalanche malencontreuse tous azimuts contre la France risquent d’avoir un impact fortement négatif dans la vie quotidienne de la République centrafricaine et du peuple. Car, cet État est de beaucoup non seulement dans l’existence et la présence de la RCA dans le concert des nations, mais surtout dans sa fonctionnalité normale et la résolution de la crise actuelle à laquelle elle est confrontée depuis le 12 décembre 2012. Pourquoi ?

La suite  au prochain numéro.

La rédaction

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