LUTTE CONTRE LES RACKETS ET LA CORRUPTION AU SEIN DE LA POLICE NATIONALE : Un combat nécessaire mais difficile

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LUTTE CONTRE LES RACKETS ET LA CORRUPTION AU SEIN DE LA POLICE NATIONALE : Un combat nécessaire mais difficile

LUTTE CONTRE LES RACKETS ET LA CORRUPTION AU SEIN DE LA POLICE NATIONALE : Un combat nécessaire mais difficile

« Ne donnez rien à un policier sur la route. Il n’ y a aucune raison qu’un citoyen donne 1 000 ou 2 000 F CFA à un policier sur la route », a déclaré le Directeur général de la Police nationale au cours d’une rencontre avec la presse. C’était en fin de semaine dernière à Ouagadougou. Ces propos du premier responsable de la Police nationale, ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. Chacun y est allé de son commentaire. Mais pour ma part, j’ai bien apprécié cette sortie médiatique. Car, j’ai compris qu’en le disant, le premier responsable des flics veut mettre fin à la corruption qui gangrène la Police nationale. La pratique a pris de l’ampleur si fait qu’elle ternit l’image de tout le corps. On entend souvent dire que la Police nationale fait partie des services les plus corrompus au Burkina et cela, à cause du comportement de certains agents. Je dis certains agents parce que j’en connais d’autres qui font leur travail avec professionnalisme et qui se démarquent des pratiques malsaines. Je leur tire mon chapeau et les exhorte à maintenir le cap. C’est en cela d’ailleurs que je trouve opportuns les propos du Directeur général de la Police nationale. S’il veut redorer l’image du corps, il se doit de secouer le cocotier en combattant la corruption et les rackets dont se rendent coupables certains de ses agents. Cela est d’autant plus important qu’il faut aller vite. Car, l’institution est si sérieuse qu’elle ne saurait souffrir du mauvais comportement de brebis galeuses.

 

Il y a des gens qui sont très réfractaires aux réformes

 

C’est pourquoi je recommande des sanctions lourdes pour tous les agents qui se laisseraient prendre. Je le dis parce que quand on incarne l’autorité de l’Etat, on doit adopter un comportement hautement responsable. A défaut, on ne doit pas être étonné de voir se développer des actes de défiance qui finissent par faire le lit de l’incivisme. Cela dit, je sais qu’en dépit de sa bonne foi et de sa volonté d’assainir le corps de la Police nationale, le DG ne manquera pas de recevoir des peaux de bananes. Car, certains ont vu dans sa sortie médiatique, une manière de couper leur « gombo » en disant au citoyen de ne plus rien donner à un policier sur la route. Dieu seul sait, s’ils sont nombreux, ces flics qui ont fait grise mine en entendant de tels propos qui sonnent pour eux comme la fin des haricots. C’est toujours ainsi. Car, il y a des gens qui sont très réfractaires aux réformes surtout quand celles-ci visent une meilleure gouvernance. En plus, je sais aussi qu’il y a des usagers qui ont dû sourire en entendant parler le DG de la Police nationale. Car, eux, préfèrent « gérer » les choses avec un policier sur la route que d’aller s’aligner pendant des heures dans un commissariat de police pour payer une contravention. Là aussi, ce n’est pas faux. D’autant qu’il est fréquent, dans les services publics, de voir des gens poireauter dans des rangs pendant longtemps pendant que le caissier est en train de se la couler douce quelque part. Voyez-vous ? Ce sont des comportements pour le moins irresponsables qui n’encouragent pas les citoyens à recourir aux voies règlementaires.

 

« Le Fou »

Le Pays

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