L’imbroglio constitutionnel au Burkina Faso et en Centrafrique

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Nicolas Beau

Un excellent article, signé par le juriste burkinabé Amadou Traoré et publié sur le site Netafrique.net (dont nous donnons le lien ci dessous), démontre que les deux chefs de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré et Faustin-Archange Touadera, sont tentés de passer en force lors des élections de la fin de l’année 2020.

Au Burkina Faso et en Centrafrique, les prochaines élections présidentielle et législatives, prévues respectivement le 22 novembre 2020 et le 27 décembre 2020, sont au centre d’un débat national qui s’envenime. La situation dans ces deux Etats est certes différente, mais les deux chefs de l’Etat Roch Marc Christian Kaboréet Faustin-Archange Touadera ont à résoudre un problème constitutionnel que la pandémie Covid-19 n’a fait qu’aviver.

Les controverses juridiques agitent le microcosme politique des deux pays, alors que les citoyens burkinabés et centrafricains sont de plus en plus en souffrance.  On ne peut qu’être préoccupé pour l’avenir de ces deux pays parmi les plus pauvres et les moins bien gouvernés de la planète.

Des élections transparentes hors de portée

Déjà affectés par une insécurité quasi généralisée, les deux pays ne présentent pas aujourd’hui les pré requis pour des élections crédibles, transparentes et inclusives, notamment au niveau des listes électorales, des cartes d’identité et des cartes d’électeurs, des modalités de présentation des candidatures et des campagnes électorales et de leur Commission Électorale Nationale Indépendante pour le Burkina Faso et de l’Autorité Nationale des Élections pour la Centrafrique. La modification de la Constitution afin de prévoir un « glissement » des échéances électorales est au centre du débat.

Au Burkina Faso, la recherche d’un consensus n’est pas absent pour résoudre cette question politique. En Centrafrique, le clan présidentiel s’est engagé, depuis plusieurs mois, avec les concours de conseillers étrangers peu soucieux de la paix sociale, dans une fuite en avant qui commence à émouvoir l’ONU avec ses 13 000 Casques bleus de la MINUSCA.

Des modifications constitutionnelles en vue

La tentation des deux chefs de l’Etat, largement discrédités après quatre ans de présidence, est de se maintenir au pouvoir même en modifiant la Constitution.

Le pourront-ils ?  La recherche d’un consensus national indispensable est-il encore possible ? Un article du juriste burkinabé, Amadou Traoré, publié par le site Netafrique.net, en date du 27 avril 2020, met bien les problèmes en perspective pour son pays mais qui peuvent aussi concerner la Centrafrique. 

https://netafrique.net/burkina-faso-la-presidentielle-de-novembre-2020-ne-peut-etre-reportee-du-point-de-vue-constitutionnel/

 

 

MONDAFRIQUE

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