Libreville ne fut point une partie de plaisir pour Faustin Archange Touadéra

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Comme nous l’avons si bien annoncé dans nos précédentes parutions, le mathématicien de Boy – Rabé se souviendra sans doute pour tout le restant de son séjour sur cette Terre des Hommes de l’accueil très glacial qui lui a été réservé par ses pairs, lors du 9ème sommet de la CEEAC tenu à Libreville le mercredi 18 décembre 2019. Libreville, et encore Libreville et toujours Libreville, dirait – on !

Pour mieux comprendre, au – delà des mots, il faut tout simplement analyser froidement le décryptage de la photo sur laquelle on peut apercevoir distinctement les présidents et chefs d’État assis à la tribune officielle de la cérémonie, et où apparaît le maître du céans Ali Bongo Ondimba debout, prononçant son discours d’ouverture des travaux. Prise après une rencontre décisive entre chefs d’Etat, voisins directs de la République centrafricaine, cette photo résume non seulement les conclusions de celle – ci, suite à la convocation à laquelle il a été sommé de déférer un jour plutôt, mais surtout a tout le mérite de traduire et révéler l’état d’âme de l’homme après sa comparution et la communication à laquelle il a eu droit.

En réalité, tout s’est fait et tout a été joué, loin des grandes caméras, en coulisses et à huis clos, sous la présidence du président tchadien IDI qui manifestement était mandaté pour lancer « les hostilités » ou pour  dire vrai « donner le top ». Maître de cérémonie, le dernier arrivé dans la confrérie des chefs d’Etat de la sous – région et membres de la CEEAC, c’est le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisékédi qui a été autorisé à prendre la parole pour exposer les faits et leurs conclusions. Voici en peu de mots ce qui est sorti de la bouche et du fond du cœur du congolais à l’endroit son très cher grand – frère centrafricain :

« Monsieur le président, M. François Bozizé Yangouvonda est un ancien président qui est rentré, chez lui, sans violence, en quête du dialogue avec ses frères et leaders politiques centrafricains, dont vous êtes. La sous – région soutient les centrafricains pour un règlement pacifique, par le dialogue et le consensus, de leurs nombreux différends. L’initiative de cette lourde mais noble responsabilité reviendrait au chef d’Etat constitutionnellement que vous êtes de l’organiser et de le mener à bon port, dans les meilleurs délais. Nous vous conseillons donc d’assurer, d’abord, la sécurité de l’ancien président centrafricain, en lui reconnaissant tous ses droits civils, militaires, et politiques. Ensuite, il vous saurait gré de réunir toutes les forces vives centrafricaines autour d’une table pour discuter et trouver des voies de règlements pacifiques à cette crise qui n’a que trop duré, dans le but de stabiliser le pays, ce qui serait à votre avantage. Enfin, nous de la CEEAC ne pouvons que soutenir cette nouvelle dynamique et vous rappeler que seuls des élections transparentes, libres, inclusives et démocratiques, correctement organisées dans les délais, constitueraient de sérieux gages pour cette stabilisation souhaitée par la sous – région. Comprenez donc qu’il ne saurait point être question de la CPI, ni de la CPS et encore moins de la Cour Criminelle de quelque niveau que ce soit pour penser un seul moment exercer des pressions sur le Général François Bozizé Yangouvonda, votre Grand – frère. Ménagez – le, sinon tant pis pour vous, car aucun pays africain ou occidental ne vous soutiendra dans cette aventure maladroite et bien malheureuse. Il est entré avec toutes les garanties et vous devriez le comprendre, comme tel. »

Après ce brillant exposé fait pat FATTshi, son Grand-frère FAT est resté bouche bée, complètement sonné et assommé, et n’a pu dire quoi que ce soit pour se défendre. Mieux, IDI lui a interdit la parole, car ils sont tous fatigués et doivent clore les travaux de ce sommet extraordinaire, afin de vaquer à plus urgent les attendant chacun en ce qui le concerne dans leur pays respectif.

Accusant très mal le coup qui lui a été asséné sur la tête, FAT a été alors immortalisé dans cette posture de Yoro – Yanga ou de Yanga a Yo sur cette image.

Jean – Paul Naïba

 

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