Libéria : Georges Weah concède sa défaite et donne une belle leçon d’élégance démocratique au voleur des élections de 2020 Touadéra

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Liberia : George Weah concède sa défaite à la présidentielle face à l’opposant Boakai

Le président sortant du Liberia, George Weah, ancienne gloire du PSG, a concédé ce vendredi soir 17 novembre sa défaite à l’élection présidentielle de mardi face à l’opposant Joseph Boakai, alors que le pays est dans l’attente de la publication des résultats totaux du scrutin.

L’actuel président du Liberia George Weah, ancienne star du football mondial, a admis sans attendre la fin du dépouillement sa défaite à l’élection présidentielle, ce vendredi 17 novembre.

Les résultats publiés par la commission électorale, après des votes dans plus de 99 % des bureaux, donnaient 50,89 % à Joseph Boakai, 78 ans, et 49,11 % à George Weah, ancien joueur notamment de Monaco, du PSG et du Milan AC. Joseph Boakai prend sa revanche contre celui qui l’avait largement battu au second tour en 2017 avec plus de 61 % des voix, mais auquel ses détracteurs reprochent de ne pas avoir tenu ses promesses de combattre la pauvreté et la corruption.

« L’élégance dans la défaite »

« Ce soir, le CDC (le parti de M. Weah) a perdu l’élection mais le Liberia a gagné. C’est le temps de l’élégance dans la défaite », a déclaré George Weah, dans un discours sur la radio publique. « Les résultats annoncés ce soir, bien que non finaux, indiquent que (M.) Boakai a une avance que nous ne pouvons rattraper. J’ai parlé au président élu Joseph Boakai pour le féliciter pour sa victoire », a-t-il ajouté.

Au-delà du choix de la personne appelée à diriger ce pays en quête de stabilité après les années de guerre civile et d’épidémie d’Ebola, l’un des enjeux de l’élection était le déroulement pacifique et régulier de l’élection et l’acceptation des résultats, alors que la démocratie est malmenée par une succession de coups d’État en Afrique de l’Ouest.

La revanche de Joseph Boakai

Joseph Boakai prend sa revanche contre celui qui l’avait largement battu au second tour en 2017 avec plus de 61 % des voix, mais auquel ses détracteurs reprochent de ne pas avoir tenu ses promesses de combattre la pauvreté et la corruption.

Vainqueur, Joseph Boakai prendra pour six ans la tête de ce pays anglophone d’environ cinq millions d’habitants, l’un des plus pauvres du monde. Ce vieux routier de la politique fut de 2006 à 2018 le vice-président d’Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue cheffe d’État en Afrique. Il a occupé une multitude de postes au sein de l’État ou du secteur privé.

Il s’est imposé malgré son âge face à un adversaire de 21 ans son cadet (57 ans) resté populaire parmi les jeunes, mais qui devait défendre un bilan critiqué.

Les États-Unis saluent le scrutin

Cette élection était la première organisée sans la présence de la mission des Nations unies au Liberia créée en 2003 (et partie en 2018) pour garantir la paix après les guerres civiles.

De nombreux observateurs étrangers et libériens ont suivi l’élection. Les missions de l’Union européenne et de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest ont salué le déroulement globalement pacifique du second tour. Washington a salué la victoire de Joseph Boakai et « l’acceptation pacifique des résultats » du président sortant George Weah, selon un communiqué du porte-parole du département d’État américain. « Les habitants du Liberia méritent des élections libres, transparentes et pacifiques », a ajouté Matthew Miller.

Ouest – France

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