Les pays de la Cemac sont tenus d’accélérer le rapatriement des fonds publics détenus à l’étranger

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Date de création: 15 janvier 2022 12:59

(Agence Ecofin) – Citant des données fournies par la Banque des règlements internationaux (BRI), le FMI a estimé que les fonds détenus par des résidents de la Cemac dans des banques étrangères s’élevaient à environ 5 milliards de dollars U.S. (près de 2 897 milliards FCFA) à la fin de 2017, dépassant ainsi le montant toléré.

Le Comité de pilotage du programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), réuni en décembre 2021 à Douala a abordé, entre autres, la question des avoirs publics des pays de la sous-région à l’étranger, révèle Investir au Cameroun.

Dans cette veine, « le Comité de pilotage a demandé aux États d’accélérer le processus de rapatriement des fonds publics détenus à l’étranger aussi bien par les États que les entreprises publiques afin de contribuer à la reconstitution des réserves de change et soutenir le financement des économies », apprend-on du communiqué final des travaux.

Cette interpellation des pays de la Cemac intervient deux ans après qu’un rapport du Fonds monétaire international (FMI) a révélé le phénomène de fonds de la Cemac planqués illégalement à l’étranger. Dans ledit rapport, le FMI fait la révélation suivante : « Certains signes laissent penser que d’importants dépôts sont effectués à l’étranger par des résidents de la Cemac, ce qui n’est probablement pas tout à fait conforme à sa réglementation des changes. Celle-ci exige que les fonds détenus par des résidents de la Cemac dans des banques étrangères soient d’un montant limité et puissent être justifiés, par exemple par le financement d’importations anticipées ou le service de la dette à court terme ».

Compte tenu de l’importance du pétrole, en tant que principale source de devises, selon le FMI, il se peut qu’une partie de ces fonds déposés dans des banques étrangères soit en rapport avec le produit non enregistré d’exportations pétrolières.

Sylvain Andzongo

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