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Le Mali, le Niger et le Burkina créent une confédération : Treillis d’union contre la Cedeao

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Le Mali, le Niger et le Burkina créent une confédération : Treillis d’union contre la Cedeao

Pour essayer de ramener les militaires au pouvoir à Niamey, Ouaga et Bamako en son sein, la Cedeao a désigné le Président Faye comme médiateur.

Par Dieynaba KANE – Après la création de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel, la Cedeao tente encore de retenir dans ses rangs le Mali, le Burkina et le Niger. Les trois pays dirigés par des putschistes semblent avoir pris l’option d’une rupture définitive. Face à cette situation, qui porte les germes d’une désintégration régionale inédite, la Cedeao a engagé Bassirou Diomaye Faye et le Togolais Faure Gnassingbé à dialoguer avec les trois militaires au pouvoir. Le Président sénégalais, qui s’est rendu à Bamako et à Ouagadougou, pourrait parler à Goïta, Tiani et Traoré pour les pousser à revenir à de meilleurs sentiments. Sa posture souverainiste lui offre une certaine légitimité pour jouer un rôle de médiateur entre l’Aes et la Cédéao ? Est-ce que ce sera suffisant aux yeux de ces militaires ?

Dans son discours, il a réitéré l’ancrage du Sénégal dans la Cedeao, en tant «que membre fondateur et au regard des relations d’amitié fraternelle et de coopération conviviale que (son) pays a toujours entretenues avec tous les membres de notre organisation depuis l’époque des pères fondateurs». Pour lui, il est impératif de poursuivre les «retrouvailles de toute la famille afin de consacrer toutes nos forces et nos ressources aux projets et initiatives communautaires qui nous rassemblent». Que faire pour y parvenir ? «Nous devrons sans doute débarrasser la Cedeao des clichés et stéréotypes qui la réduisent à la posture d’une organisation soumise aux influences de puissances extérieures et distante des populations qu’elle a la responsabilité historique de servir, conformément à son Acte constitutif. Nous devons tout faire pour éviter le retrait des trois pays frères de la Cedeao. Ce serait le pire des scénarios et une grande blessure au panafricanisme que les pères fondateurs nous ont légué et que nous avons la responsabilité historique de sauvegarder et de transmettre aux générations futures», ajoute le Président Faye.

Il poursuit : «Il me semble également nécessaire d’engager les réformes idoines pour adapter la Cedeao aux réalités de son temps et consolider notre marche collective vers nos objectifs communs. A cet effet, le Sénégal soutient la révision du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance dont l’adaptation contribuera à la sauvegarde des idéaux démocratiques qui sont sa raison d’être. Il en est de même pour la Cour de justice communautaire dont les décisions méritent le respect de toutes les parties, y compris les Etats membres. Cela nécessite au préalable une garantie de son indépendance et de son impartialité. Il me parait tout aussi important de renforcer nos cadres préventifs des conflits en mettant l’accent sur la concertation et le dialogue en temps de paix. Cela contribuerait à amoindrir davantage les risques de crise et d’avoir plus de capacités de gestion en cas d’apparition.»

 

En tout cas, la sortie du Mali, du Burkina et du Niger pourrait provoquer des conséquences dans plusieurs secteurs, notamment la restriction de la circulation des personnes et des biens, la fermeture de certains corridors.
Il faut savoir que le 65ᵉ Sommet de la Cedeao s’est tenu hier à Abuja au lendemain de celui de l’Alliance des Etats du Sahel (Aes) qui a débouché sur la création d’une Confédération Burkina, Mali et Niger.

dkane@lequotidien.sn

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