Le député-candidat Jean-Marc Ndoukou a-t-il été roulé dans la farine par des Juges constitutionnels ?

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Le député-candidat Jean-Marc Ndoukou a-t-il été roulé dans la farine par des Juges constitutionnels ?

Selon des informations dignes de sources en notre possession, le siège de la Cour constitutionnelle à la Cité des 14 Villas a été secoué ce jeudi 4 février 2021 sous la colère d’un candidat « malheureux » à un poste de député. Il s’agirait d’une affaire qui ne sent pas bon pour la réputation de la Cour. Suivez mon regard…

Ce jeudi, le député sortant de Nola1, Jean-Marc Ndoukou, s’est rendu au siège de la Cour constitutionnelle, mais dans une attitude maussade. Sur les lieux, il s’est mis à vociférer des propos durs tout en déclarant qu’il a été escroqué par certains juges constitutionnels. Des investigations menées, il s’avère que ces deux juges constitutionnels sont des dames.

L’affaire concerne le dossier de candidature du député candidat à une nouvelle mandature mais cette fois, M. Ndoukou qui est membre du Mouvement Cœurs Unis (du président Touadéra) a préféré postulé dans une toute autre circonscription électorale, à Dede-Mokouba dans la Sangha-Mbaéré. Dans les secrets des princes, le nom d’un de ses challengers dans cette circonscription est cité. M. Mbessa Apollinaire, du mouvement politique MOUNI qui a comme président M. Thierry Kamach, ministre de l’environnement et allié du MCU.

Il se trouve que quelques jours avant la tenue du double scrutin du 27 décembre 2020, le député-candidat Ndoukou reçoit un appel de membres de la Cour constitutionnelle, lui collant la terrifiante nouvelle selon laquelle son dossier est sujet à une requête et risque invalidation. Les deux interlocuteurs sont des femmes dont nous taisons les noms. Toujours est-il que le député-candidat « fait de son mieux » pour obtenir les bons services des juges qui ont eu la gentillesse de le câbler, dans le sens de faire oublier cette maudite requête dont on ne sait qui est l’auteur. Malgré l’assurance donnée au député à la suite d’un entretien qu’il aurait eu avec ses gentils juges constitutionnels, son dossier sera invalidé. Choquant !

Les jours passent, les élections se déroulent, mais la douleur est telle que l’homme poursuit ses investigations pour en savoir comment en est-on arrivé là. Et finalement, il s’avère qu’il n’y avait rien du tout. C’est-à-dire que la Cour n’avait pas enregistré une quelconque requête concourant à son invalidation. Et que cette invalidation serait en réalité le résultat d’un savant arrangement. Révoltant ! Scandaleux.

D’où la colère de « la victime » ce 4 février.

On chuchote que l’arrangement a été l’œuvre de son challenger du MOUNI, qui, l’ayant jugé un potentiel adversaire, a tout mis en œuvre pour l’éliminer avant le coup d’envoi. Celui-ci sera néanmoins qualifié pour le deuxième tour, en deuxième position, face à un candidat du MPLC.

On sait que les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Cependant cette « histoire » soulève des questions : même si l’on est tenté de subodorer une manœuvre nuisible de la part de ses adversaires dans la course à ce poste de Dede-Mokouba, il convient de se demander comment peut-on en arriver à l’élimination d’un candidat sans qu’il ait un recours de tierce. A cette question, il n’y a que les juges constitutionnels en famille qui peuvent éclairer la lanterne du public. Tant la colère de Ndoukou Jean-Marc aura atteint le Ciel.

Toutefois s’il est avéré des faits de corruption, il va de soi que les responsables au sein de cette « famille sacrée » doivent en tirer les conséquences. Surtout quand on sait que les élections du 27 décembre n’ont pas été bonnes, contrairement à tous les discours officiels…

Prince Coh/ Le Democrate/Le 9.02.2021

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