Km5 : les terribles conséquences directes de la fuite des soldats onusiens devant les éléments du bandit Force

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Il fallait s’y attendre. Et les soldats onusiens sous le haut commandement militaire de la Minusca qui, en bons professionnels, ont décidé de la mise en œuvre de cette opération de désarmement forcé ne pouvaient pas l’ignorer.

 Ils devaient le savoir et s’y préparer en conséquence ; ce qui signifie que non tantum ils étaient tenus dans cette entreprise en vue du retour à la paix et à la quiétude nationale dans cette partie de la capitale centrafricaine par une obligation de résultats, sed etiam il devait leur être instruit de prendre toutes les dispositions en matière de sécurité  afin d’assurer la protection des populations civiles qui s’y trouvent et tant la défense des institutions de la République que celle des biens publics et privés. De nobles et loyales  obligations professionnelles pour tout soldat digne de ce nom auxquelles ces militaires  onusiens appuyés par les forces de défense et de sécurité intérieure viennent honteusement de faillir, en prenant la fuite devant la résistance et la puissance de feu de l’ennemi.

Une véritable honte pour tous les contingents de la Minusca intervenues dans cette mission. Une véritable honte  qui fait suite à leur fuite et  pour laquelle ils sont  désormais tenus devant leur propre  conscience de soldat  et l’histoire des missions onusiennes de maintien de la paix, de répondre à la barre d’une quelconque  cour martiale pour avoir abandonné toute une population civile à la merci des groupes armés et d’un seigneur de guerre et pour s’être rendus de facto ac de jure responsables et coupables de tous les actes de graves atteintes aux droits humains commis par ces bandits de grand chemin depuis hier au Km5, à savoir le pillage et le saccage du commissariat du 3ème arrondissement, le braquage des malades et le vol de véhicules et de matériels pharmaceutiques à la maternité des Castors, la destruction des biens publics et privés, les assassinats, les blessés et le déplacement de milliers de familles.

En effet, selon des informations dignes de foi en notre possession, comme nous l’avons dit dans notre dernière parution, après avoir assiégé la base du bandit Force, vers 2 h 30 mn, mis la main sur des armes et minutions de guerre et procédé à l’arrestation de quelques – uns de ses lieutenants et éléments, au lieu d’y rester, de mener des actions de ratissage dans toute la zone afin d’atteindre effectivement leur but initialement fixé qui n’est rien d’autre que l’arrestation de ce braqueur et sa traduction en justice, ceux – ci ont préféré dès le lever du jour, se retirer sur la pointe des orteils, et pis, sans même préalablement tenir informés leurs collègues centrafricains qui étaient en appuis. Ainsi, mis devant le fait accompli, ces derniers étaient aussi obligés de décamper.

Du coup, en fin stratège et sentant qu’une belle opportunité venait de s’offrir à lui et qu’il pouvait l’exploiter à son avantage en tirant sur la fibre de la minorité musulmane  » abandonnée par la Minusca et le gouvernement et livrée à la merci des Antibalaka », Force qui entretemps s’était réfugié en face au quartier Ramandji, informé par ses informateurs du jour et de l’heure exacts du déroulement de l’opération, est alors revenu sur sa base pour mobiliser ses éléments , les organiser et lancer la contre – offensive et la résistance. Alors pris sous des feux nourris de ces bandits et sous la menace d’une population civile manipulée, en colère et érigeant partout des barricades, ces soldats onusiens sont obligés de prendre la poudre d’escampette.

Une fuite qui est aujourd’hui  considérée du côté de la Minusca comme un retrait ou un repli stratégique, mais qui pour Force et ses éléments  n’est ni plus ni moins qu’un terrible revers militaire et une victoire. Une débâcle dont les conséquences sont directes sur la population, avec en représailles  des morts, des blessés, des biens publics et privés détruits et emportés et des milliers de personnes déplacées. Une débâcle qui ressemble étrangement à la défaite des forces spéciales américaines en Somalie en 1990 contre le général Haïdid et sa bande. Une débâcle qui ne peut et ne pourra être lavée que par l’arrestation immédiate et sans condition  de ce bandit de grand chemin et tous ses complices  pour leur  traduction à  la CPS.

  Affaire à suivre…. !

Jean – Paul Naïba

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