Km5 : Le bandit surnommé « Force » ordonne et obtient la fermeture de la station Total

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Selon des informations de sources généralement dignes de foi en notre possession, le bandit et le tueur à gages surnommé « Force » aurait ordonné et obtenu, depuis plus d’une semaine déjà, la fermeture de la station – service de la société française Total sise au Km5 à Bangui. Motif : non-paiement de la rondelette somme de 5 millions de Fcfa, représentant les frais de gardiennage. Le montant de la facture aurait initialement été fixé à 10 millions de Fcfa, et finalement réduit de moitié après âpres négociations.

Voilà tout simplement une preuve palpable et même irréfragable de l’implication claire et nette des forces onusiennes dans l’instrumentalisation et la persistance de la crise centrafricaine, d’une part, et de l’immobilisme total des autorités légalement et légitimement établies ,  ayant l’impérieuse obligation de défendre l’intégrité du territoire national, d’assurer la protection des biens et des personnes et de veiller à la préservation des intérêts fondamentaux de l’Etat.

En effet, conformément aux termes des résolutions 2127 du conseil de sécurité autorisant expressément le déploiement de l’opération Sangaris, sous le chapitre VII de l’Onu et 2149  créant plus tard la Minusca, il a été instruit à ces forces d’assurer la protection des populations civiles et des biens publics et privés, de désarmer par la force toutes les bandes armées et d’appuyer le gouvernement légitime dans sa politique de restauration de l’autorité de l’Etat.

Au lieu de cela, pour faire de la crise centrafricaine, à cause des richesses de son sous – sol, un véritable fonds de commerce, ils ont préféré opter  pour l’entretien des foyers de résistance. Pour ce faire, ces forces internationales n’ont pas hésité non seulement à déporter des bandes armées, des seigneurs de guerre et des mercenaires avec armes et bagages de la capitale vers des préfectures où des communautés musulmanes et chrétiennes vivaient en parfaite harmonie, mais surtout à  les soutenir matériellement et financièrement.

Ces soutiens ont déjà été dénoncés, à l’époque de l’opération Sangaris encore présente en Centrafrique, quand les soldats français ont été pris en flagrant délit en train de ravitailler en armes, minutions et en vivres les éléments de la Séléka refugiés dans l’enclave de Km5,  et les Antibalaka reclus dans les zones périphériques. Les forces onusiennes de la Minusca n’ont fait que faire pérenniser cette méthode en cédant cette fois – ci une partie de leurs pouvoirs de police, de protection des principales structures administratives, publiques et privées à ces bandes armées. Histoire, disent – elles à qui veut l’entendre, de les faire occuper et de leur donner du travail dans le but de les pousser à déposer les armes. En réalité, ce n’est qu’une méthode visant à rendre ad aeternam vitam la crise et à  justifier la raison d’être du déploiement de la Minusca en Centrafrique, au prix du sang de milliers de centrafricains.

Mais, en agissant ainsi, elles courent un gros risque : faire des monstres.  Car, elles leur inculquent  dans les mentalités et développent  en ces bandits l’amour et l’envie  de recourir à des armes comme seuls sources de revenus. C’est ce qui vient de se produire au Km5 quand « Force » a  ordonné et  obtenu  la fermeture de cette station, avec tous les risques sur l’économie et les charges mensuelles de la société Total.

Voilà une preuve à brandir par le gouvernement Sarandji pour dénoncer l’implication de la Minusca dans l’instrumentalisation et la perpétuation de la crise centrafricaine…. !

La Rédaction

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