Khartoum : Abakar Sabone donne un cours de sociologie politique à Firmin Ngrébada

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#Centrafrique : L’accord de paix conditionné à l’amnistie des leaders des groupes armés

#KHARTOUM, 28 janvier 2019 (RJDH)—Les pourparlers de paix arrivent à un point culminant : L’amnistie est demandée par les 14 groupes politico-militaires en négociation avec le gouvernement à Khartoum sous l’égide de l’Union Africaine avec l’appui de l’ONU.
Le dialogue qui réunit pour la première fois tous les chefs des groupes armés est qualifié de dernière chance pour le retour à la paix et la stabilité en Centrafrique. Après près de deux ans de préparation par l’Union Africaine, la principale revendication de ces groupes politico-militaires est l’amnistie, pourtant prohibée par les conclusions du Forum National de Bangui.
Selon ces groupes armés, l’arrêt des hostilités, le retour à la paix, le DDRR et la réconciliation nationale ne pourront venir que si l’amnistie leur est accordée. Un point qui bloque encore l’avancement des pourparlers de Khartoum, car, il semble que le gouvernement n’admet pas encore cette hypothèse.
Pour Abakar Sabone, conseiller politique du FPRC et porte-parole de circonstance, la question d’amnistie reste très sensible. « La paix n’a pas de prix et il faut tenir compte des populations qui souffrent. Il faut des sacrifices. Si nous voulons la paix, nous devons amnistier certaines personnes et aller au pardon et à la réconciliation nationale. Cela n’est pas une insulte à la mémoire des victimes mais c’est pour sauver ce qui reste ».
Abakar Sabone ajoute que les groupes politico-militaires demandent aussi le gouvernement d’union nationale à la sortie de ces pourparlers. « Nous voulons le gouvernement d’union nationale pas pour partager le pouvoir mais pour que les acteurs assurent le suivi des recommandations de ces pourparlers. Il faut la participation active des représentants des groupes politico-militaires dans l’exécution de ces recommandations», a-t-il déclaré.
« Personne n’a demandé la partition du pays, personne n’a demandé la démission du président Touadera, démocratiquement élu », a rassuré Abakar Sabone.
Le gouvernement, pour le moment doit résoudre une équation difficile suite à ces exigences des groupes politico-militaires. Amnistier pour aller vers la paix, le DDRR et la réconciliation nationale ou rejeter l’offre pour faire la guerre, une guerre difficile avec une armée qui n’est pas en mesure de se procurer des armes pour défendre la patrie.
Fridolin Ngoulou depuis Khartoum au #Soudan
#CARcrisis #RCA236 #Bangui

RJDH

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