Kaga – Bandoro : Ce qui s’est caché derrière les détonations d’armes de guerre entendues dans la ville…

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Il y a aujourd’hui deux (2) jours, c’est – à – dire dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 février 2017, un certain Al – Katim, seigneur de guerre et califat de fait de la préfecture de la Nana – Gribizi, aurait demandé à ses éléments d’appuyer sur la gâchette, sans aucune forme de procès et créant ainsi la panique au sein de la population. Au vu et au su des forces onusiennes de la Minusca qui ne se seraient aucunement dérangées pour chercher en savoir pourquoi et prendre de vigoureuses mesures contre ces fauteurs de troubles et ces criminels de la pire espèce.

Comme nous l’avons annoncé dans notre dernier article, selon des informations généralement dignes de foi, l’homme le plus puissant de Kaga – Bandoro qui y a érigé son état – major, lève l’impôt en lieu et place des agents des régies financières, tranche les litiges en lieu et place du juge, perçoit  les taxes d’une valeur de 25.000 sur le transport de chaque bœuf à destination de Bangui, rackette la population en érigeant des barrières partout dans la ville, tue impunément, viole, incendie les habitations et les greniers, et contraint hommes, femmes, enfants et personnes du 3ème âge à quitter leur village pour aller trouver refuge en brousse et à y vivre comme des animaux, aurait voulu par là non seulement manifester son mécontentement au lendemain du départ d’un certain Ali Darass de la ville de Bambari, mais surtout annoncer sa détermination à en découdre avec la Minusca en attaquant dans les jours à venir toutes ses positions.

Suite à cette menace à prendre très au sérieux, et s’étant rendus compte que Al – Katim n’est pas centrafricain et serait en train de manœuvrer pour les mêmes intérêts et la même cause qu’ un certain Ali Darass, les éléments goula et rounga de la coalition FPRC/RPRC/MPC auraient pris la décision d’en finir avec lui et avec tous les mercenaires étrangers qui sévissent dans leurs rangs et en terre centrafricaine. C’est ainsi que depuis, mercredi 22 février 2017, il y aurait eu de violents affrontements à Azène et Koukourou entre eux, occasionnant de pertes en vies humaines de part et d’autre et d’importants dégâts matériels.

Qui sortirait victorieux de cette guerre fratricide ? La confusion règnerait – elle désormais dans les milieux des liquidateurs de la République et des égorgeurs de tout un peuple dont les responsabilités sont établies dans la crise actuelle ? Les cris de détresse de tous nos martyrs auraient – ils fait sauter les écluses des Cieux et seraient – ils parvenus jusqu’aux oreilles du Maître des Univers Visibles et Invisibles ? Dieu Sabaoth, le Dieu des Armées serait – il entrer en action pour mettre un terme à cette apocalypse qui s’est abattue sur la RCA depuis plus de trois (3) ans ?

Personne ne peut répondre à ces interrogations, mais depuis le retour du président tchadien, Idriss Déby, aux commandes des affaires centrafricaines, la peur semble changer de camp et s’installer désormais dans le camp des conquistadores. Al – Katim serait – il la prochaine cible, après le départ d’Ali Darass de la ville de Bambari, à abattre ?

Dans tous les cas, le malheur du peuple centrafricain se poursuit dans l’oubli le plus total et devant le silence complice du président Touadéra et de ses amis de la Minusca. Jusqu’à quand ?

Kassa mo Ngonda

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