Grande imposture des proches de Touadera à l’Assemblée Nationale !

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C’est quoi le réel projet de tous ceux qui croient avoir soutenu Faustin Archange Touadera à l’Assemblée Nationale ? Ou bien quelle est l’intention réelle de Faustin Archange Touadera pour notre Assemblée Nationale ? Jusques à quand va-t-il avec ses sbires continuer à se foutre de notre gueule ? Juste à cause d’eux, le Palais du Peuple est devenu un Capharnaüm sans précédent. Après Agnès Dékono, Nadia Béa, vient désormais, ce que nous pourrons appeler « affaire Jean Symphorien Mapenzi et Mathurin Dimbelet Nakoe », ceux par qui les sept démons du cimetière ont parlé par la bouche de dame Agnès Dékono.

On donnera vraiment gros pour que la saga des proches de Touadera finisse enfin à l’Assemblée Nationale à l’aune de la nouvelle session parlementaire ordinaire qui s’ouvrira au début de ce mois d’octobre. Mais non ! Comme une teigne, ils s’amourachent de leurs vices, persistent et signent pour faire sauter Abdou Karim Méckassoua, quelles qu’en soient les formes et méthodes. C’est un projet de Coup d’Etat qui ne dit pas son nom. La phagocytose d’une haute et noble institution telle que l’Assemblée Nationale, dans le type actuel de régime que la République Centrafricaine s’est choisi, s’appelle bel et bien Coup d’Etat parce qu’on serait passé de la démocratie à la tyrannie. Car d’après Montesquieu, « un Etat dans lequel la séparation des pouvoir n’est pas reconnue et les libertés fondamentales garanties, n’a point de Constitution ». Mais éthique, où es-tu passée !

Une affaire comme celle de dame Agnès Dékono devrait être enseignée aux générations futures surtout celles qui embrasseront la morale et le droit. Bien sûr, cet enseignement ne consistera pas à faire d’elles, des prototypes de dame Agnès Dékono. L’on tâchera à ce qu’elles comprennent jusqu’à quel niveau, le relativisme est un danger et un sable mouvant pour la jeune et faible démocratie de la République Centrafricaine. L’affaire dame Dékono, vue de l’extérieur par les légionnaires affamés du régime Touadera, est une simple banalité contre laquelle Abdou Karim Méckassoua  s’obstinerait à combattre sans raison. D’autres n’ont pas lésiné à parler d’une affaire d’homme à homme. De l’intérieur par manque de courage et de civisme politique, beaucoup cachent leur nez dans un mouchoir pour ne pas avoir à inspirer l’odeur nauséabonde que dégage cette affaire. En plus d’avoir nier le fait que dame Agnès Dékono, un imposteur parmi tant d’autres qui foisonnent à l’Assemblée Nationale ait gaffé, les soutiens du Président Touadera en viennent à arraisonner le dernier avis de la Cour Constitutionnelle rendu pour clarifier la répartition des responsabilités entre les membres du Bureau de l’Assemblée Nationale. Quelle folie de grandeur ! Sont-ils plus royalistes que le roi-lui-même ?

Bref ! il y a lieu de faire économie sur l’acte de détournement de pouvoir qui a conduit à l’affaire dame Agnès Dékono, étant entendu que les arguments de droit fournis par la Cour Constitutionnelle sont assez limpides et probants pour mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. Mais un petit détail mérite tout de même d’être relevé. D’après ses proches, il est bien normal que dame Agnès Dékono ait encaissé cette centaine de millions au nom de cette entreprise dont elle est la Présidente du Conseil d’Administration. Prenons-les donc aux mots. S’il y a un Conseil d’Administration, c’est qu’il y a une direction générale. En application du Traité de l’OHADA, on ne peut à la fois être Président du Conseil d’Administration et Directrice Générale d’une entreprise. Des deux choses, l’une ou l’autre mais pas les deux à la fois. Le Conseil d’Administration trace les grandes lignes de l’entreprise et la Direction Générale se donne les moyens de les atteindre. Juste à ce niveau, on s’aperçoit qu’il y a détournement à la fois de fonds et de pouvoir. Pourquoi alors dans le camp qui soutient dame Agnès Dékono, on se la coule douce dans la victimisation ?

Mais ce n’est pas la seule orgie qui a émaillé cette affaire. Le visa qui a servi à cet appel de fonds, est le résultat d’une falsification. L’auteur est bien connu des services judiciaires et policiers. C’est un jeune avorton, connu pour ses sempiternels actes de détournement, un cleptomane de renom et véritable récidiviste qui, depuis sa sortie de prison, courbe la prière devant Touadera pour qu’il puisse n’avoir qu’une miette de ce que bouffent les autres Touaderateurs. C’est un « cœur uni » de vingt-cinquième heure. Parce que dans ce pays, le ridicule ne tue pas, cet énergumène qui a fini ses études à l’Université à brûle-pourpoint, s’autoproclame interprète du droit via réseaux sociaux. Il pourra ergoter tout le reste du mandant de Touadera, on verra bien si ne serait-ce qu’un salaire de catéchiste lui sera accordé. Pour clore le débat, les enquêtes à venir devront permettre qu’on l’envoie à nouveau en prison cette fois ci de manière définitive. Après tout, nous parlons de plusieurs millions qui se sont évaporés dans l’air. Il s’agit donc bien là, d’un acte posé par un faussaire patenté.

Lorsque l’affaire dame Agnès Dékono avait éclaté, le 2e Vice-Président de l’Assemblée Nationale était le premier de la bassecour à conférer pour balayer les accusations qui pesaient sur cette dame. Seulement, avait-il oublié que « quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra ». C’est ainsi que le 13 Septembre 2018, le sieur Dimbelé outrepasse ses fonctions de 2e VPAN pour signer un ordre de mission en lieu et place du PAN qui était présent à Bangui. Cet ordre de mission devrait permettre à Jean Symphorien Mapenzi de se rendre en Floride pour une période d’une semaine et devrait être supporté par le budget de l’Assemblée Nationale. Cette façon de faire est digne d’un film western. On ne peut se permettre de signer un document en lieu et place d’une autorité alors que celle-ci n’est nullement empêchée. Mais que dit le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale sur les tâches qui sont dévolues au 2e VPAN ? « Le 2e VPAN est chargé de coordonner les affaires sociales, culturelles et des nouvelles technologies, organiser l’hospitalisation, l’évacuation sanitaire et la prise en charge des funérailles des députés et du personnel de l’Assemblée Nationales ». C’est cette affaire qui est dite affaire couple Mapenzi et Dimbelet. Ils étaient au commencement de l’affaire dame Agnès Dékono. Maintenant ils font parler d’eux à leur tour. Ce sont deux berbères qui ont été payés pour dévaster l’Assemblée Nationale au nom du groupe parlementaire « Cœurs unis ». Cela ne surprend personne. Ils proviennent du régime de Bozizé. Tous deux ont fait un tour en prison à cette époque. Tous deux savaient que sous Bozizé, les jeux de signatures étaient fréquents. Des puissants ministres de l’époque falsifiaient la signature de Bozizé pour pousser à l’extrême leur beuverie.

Et que dire de ce procès sans honte que les érudits de seconde zone du régime actuel font à la Cour Constitutionnelle ? Ils ont parlé de « perte de vitesse » allant jusqu’à remettre en cause la crédibilité de la Cour Constitutionnelle parce qu’elle a dit le droit et rien que le droit. Cela n’a pourtant surpris personne, car dans leur esprit, il n’y a de justice que si leurs intérêts sont protégés mais lorsque les choses tournent en leur défaveur, c’est de l’injustice. Ils ne sont donc pas différents des sophistes. Ils ont leur propre définition de la vérité et de la justice. A moins qu’ils disposent d’une autre constitution qui n’est pas celle du 30 Mars 2016, la seule institution qui est habilitée interpréter le Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale est la Cour Constitutionnelle.

Il s’agit bien d’un avis sur la demande du Président de l’Assemblée Nationale relative à l’interprétation de certaines dispositions de la loi organique n°17.001 du 14 Mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale (article 95, al 1 de la Constitution du 30 Mars 2016). Pour se sauver la face, les mauvais perdants supporteurs de dame Dékono ont cru bon de prolonger le débat en invoquant la « Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) parce qu’ils savent que le Conseil d’Etat dispose de trois mois pour saisir la Cour Constitutionnelle à cet effet. A malin, malin et demi. « Ils ont joué  dans le vide » parce que l’avis de la Cour Constitutionnelle vient les achever définitivement. « Les décisions de la Cour Constitutionnelles ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et à toute personne physique ou morale » selon l’article 106 de la Constitution en vigueur. Cet avis s’impose aussi au Conseil d’Etat. Mais si déjà un simple avis de la Cour Constitutionnelle a poussé le dieu Ngakola de Touadera à la colère, qu’adviendra-t-il en 2021 lorsqu’ils auront constaté qu’ils ont perdu les élections ? C’est maintenant qu’ils doivent apprendre la notion de Fair-play.

Certains pourront encore s’en souvenir. En 2010, le Conseil d’Etat avait débouté Bozizé mal conseillé par ses proches, au profit de l’opposition, en ce qui concerne le découpage électoral. La furie de François Bozizé était telle qu’il a fini par révoquer Emile Ndjapou qui était le Président du Conseil d’Etat à cette époque. Il ne s’est pas arrêté qu’à lui, il aussi viré le petit frère à Ndjapou qui, lui, était Président du Tribunal Administratif. C’est peut-être ce qui reste à ces petits fils de Pablo Escobar à faire. Si la QPC, entendez Question Prioritaire de Constitutionnalité les préoccupe tant, ils n’ont qu’à pousser le Conseil d’Etat à rejeter le plan machiavélique du Gouvernement qui conditionne désormais toute réunion politique à son autorisation expresse. Ce qui est une entrave aux libertés publiques dont le Conseil d’Etat est le seul garant. Les réunions politiques ne sont soumises à aucune autorisation préalable. Seuls les regroupements de masse ou les manifestations publiques sont soumis à l’autorisation préalable de l’administration.

Et comme ils en ont l’art, ils se cachent derrière une pétition qui n’a ni tête ni queue pour demander la destitution du PAN. Quelle honte ! Car ce projet ne vise nullement les intérêts du peuple mais leurs vilains appétits qui n’ont pas de limites. Ces députés qui ont signé cette pétition ont tous perçu minimalement un million de francs CFA de la part du couple à problème qui existe à l’Assemblée Nationale. C’est un acte de corruption à ciel ouvert. Mais parce que nous sommes dans un petit pays de records négatifs, c’est un acte normal. Ce n’est pas de la corruption. La corruption est pour les autres, pour eux, c’est un per diem.

A tout prendre, l’on n’a qu’à se demander. C’est quoi le projet des touaderateurs pour l’Assemblée Nationale ? A y regarder de près, ils ne se bornent pas seulement à vouloir destituer Abdou Karim Méckassoua. C’est vrai et comme les faits le prouvent, Méckassoua est légaliste. Il ne fait rien tant que cela n’est pas inscrit dans les lois de la république.  De ce fait, il constitue un réel et vrai obstacle à tout projet qui ne vise pas l’intérêt du peuple. Au-delà de la destitution, ceux qui s’en prennent à Méckassoua, souhaitent sa mort politique. Une chose est cependant de le combattre et une autre est de le battre et c’est le plus difficile. Le Gouvernement a procédé à une coupe du budget de l’Assemblée Nationale et n’en pas satisfait. Il a augmenté les fonds spéciaux et politiques qui profitent au Premier Ministre et au Président de la République. Ce n’est pas encore suffisant. Ils ont augmenté les salaires et indemnités de leurs ouailles. Pas de satisfaction acquise. Ils décident alors de cambrioler l’Assemblée Nationale par l’entremise de leurs mousquetaires de députés. Et après tout, vous dites qu’on est dans un Etat de droit. Après tout, vous dites que Méckassoua doit partir. C’est une personne qui  doit partir et ce n’est vraisemblablement pas le PAN.

Dimbilimbi

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