France / RCA : le show of force de Birao n’a pas pu empêcher le massacre des Centrafricains par Touadéra et ses alliés

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(B2) Une patrouille de deux Mirage 2000D du détachement chasse ont décollé de N’Djamena, au Tchad, pour conduire jeudi (13 février) une mission d’appui aérien rapproché (Close air support) au-dessus de la ville de Birao en République centrafricaine (RCA).

Un « show of force » destiné à appuyer la MINUSCA (mission des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique), indique l’état-major des armés vendredi. Les casques bleus avaient observé des regroupements de groupes armés à proximité de la ville. L’objectif de ce passage à très basse altitude, souvent impressionnant, était de les dissuader de lancer une offensive.

Centrafrique: la France engage des avions de combat contre un groupe armé

Publié le 15 février 2020 à 12h38 AGENCE FRANCE-PRESSE

(Bangui) La France a engagé contre un groupe rebelle armé en Centrafrique des avions de combat à la demande de la force de maintien de la paix des Nations unies, a annoncé samedi la Minusca.

 C’est la troisième fois depuis le déploiement des Casques bleus en 2014 qu’il est annoncé officiellement que Paris a engagé des avions de combat dans son ancienne colonie secouée par des conflits incessants entre groupes armés.

La Mission des Nations unies (Minusca) a fait appel jeudi à des avions de combat français qui ont effectué une démonstration de force au-dessus de Birao « afin de dissuader l’offensive d’un groupe armé » sur cette ville du nord-est, a expliqué à l’AFP, sans plus de détails, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.

Ce jour-là, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) avait lancé une offensive sur Birao. Cette ville est tenue par le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), une autre milice, et est le théâtre d’affrontements réguliers entre ces deux mouvements pourtant signataires d’un accord de paix il y a un an à Khartoum entre 14 groupes armés et le gouvernement.

Cet accord, censé mettre fin à une guerre civile meurtrière qui a commencé en 2013, a abouti à une baisse conséquente des combats mais les deux tiers du territoire sont encore aux mains des groupes rebelles. Des combats sporadiques, ainsi que les exactions contre les civils, persistent, malgré la présence des Casques bleus depuis 2014.

Les affrontements entre le FPRC et le MLCJ à Birao ont cessé le même jour, jeudi, que l’intervention des avions français et le calme est revenu depuis, selon M. Monteiro. Aucun bilan des combats n’a été livré.

« La Minusca a fait appel aux forces armées françaises dans le cadre de la résolution 2499 », a précisé M. Monteiro.

Cette résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU le 15 novembre 2019, « autorise les forces armées françaises, dans le cadre de l’accord bilatéral existant avec la République centrafricaine et dans les limites de leurs capacités et zones de déploiement, à la demande du Secrétaire général, à utiliser tous les moyens pour fournir un appui opérationnel aux éléments de la Minusca qui se trouveraient gravement menacés ».

La Minusca dispose d’une base à Birao, ville sous surveillance d’un contingent de casques bleus zambiens.

En mai 2018, des avions de combat français avaient appuyé la force onusienne à Ndele, dans le nord-est. Et, en janvier 2019, ils ont apporté un soutien aérien à une opération au sol des Casques bleus contre des rebelles à Bambari, dans le centre.

NDLR : Les « show force » ne suffisent plus et ne font peur à personne. Il faut passer à autre chose 

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