France / Centrafrique : L’Epée de Damoclès suspendue plus que jamais sur la tête pleine de poux mortelles de l’Imposteur de Bangui

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Selon un communiqué du service de presse de la présidence française, l’Imposteur de Bangui s’est entretenu, le mercredi 17 avril 2024, avec le président Emmanuel Macron, au Palais de l’Elysée.

« Au cours de cet entretien, les chefs d’Etat ont passé en revue les différents aspects de la relation bilatérale ainsi que la situation régionale. Dans la continuité de leur dernière rencontre, le 13 septembre dernier, les deux dirigeants ont endossé une feuille de route. Elle vise à mettre en place le cadre d’un partenariat constructif qui respecte la souveraineté de l’Etat, afin de contribuer à la stabilité, de renforcer une cohésion nationale aussi large que possible et d’accompagner le développement économique et social du pays. Un mécanisme conjoint de suivi de ces engagements a été également adopté par les deux dirigeants », a – t – on appris.

Un jour plus tôt, le site de la présidence centrafricaine dénommée « La Renaissance » annonçait l’arrivée à Paris en terre française d’un certain Faustin Archange TOUADERA  pour une visite de travail avec son hôte. « La dernière rencontre entre les deux Chefs de l’Etat, qui remonte au mois de septembre 2023, a vu la volonté des deux hommes de travailler au rétablissement normal des relations bilatérales. Deux équipes se sont mises au travail pour produire une feuille de route qui servira de document de base pour une coopération renforcée entre la République Centrafricaine et la France. Le Professeur Faustin Archange TOUADERA prône pour une coopération ouverte où la République Centrafricaine travaillera en toute souveraineté avec ses différents partenaires », pouvait – on lire dans cette publication officielle.

Si quelques heures après cette rencontre, la majorité des communicants du pouvoir manifestement illégal et  illégitime de Bangui, emportés par un fanatisme aveugle et euphorique, jubilaient et mettaient sous presse la reprise de coopération économique, militaire et financière avec la France, dans un cadre de partenariat gagnant – gagnant, des sources indépendantes crédibles et proches de l’Elysée et du Quai d’Orsay ont rapporté, quant à elles, à notre rédaction que rien de tout cela n’était vrai.

Ne sachant plus à quel saint se vouer face aux récurrentes tensions de trésorerie de plus en plus difficiles, conséquences logiques de la suspension de l’aide budgétaire française et des appuis financiers extérieurs, d’abord, aux multiples recours systématiques à des levées de fonds sur le marché régional des titres, remboursables à des taux élevés à court terme, ensuite, – ce qui a eu un effet exponentiel sur le stock de la dette publique centrafricaine dont le net est évalué à 898,57 milliards de FCFA, en hausse de 129,98 milliards de FCFA par rapport à l’exercice 2022 au cours duquel ce volume était de 768,59 milliards de FCFA, passant de 200 milliards de Fcfa en 2015 à 900 milliards de Fcfa -, et, enfin, aux risques accrus de contestations populaires du fait de l’inflation galopante et de l’imposition anarchique des taxes iniques, celui qui insultait régulièrement la France dans ses sorties médiatiques et officielles, qui  passait pour le meilleur de tous les vrais panafricanistes, c’est – à – dire, le libérateur des Centrafricains du joug du néo – colonialisme français et occidental, et qui voulait devenir le nouveau tsar russe en Centrafrique et dans toute la sous – région, a été contraint de mettre de l’eau dans son vin, au nom de la « Real Politik ».

C’est ce qu’il a été obligé de faire, en sollicitant cette nouvelle rencontre avec le président Emmanuel Macron, après la dernière qui remonte à six mois. Mais, alors qu’il s’attendait, drapé dans un costume sombre avec une cravate rouge, tout naturellement au pourrissement de la situation et à une évolution certaine dans la position de son hôte et de la France, les choses se sont, bien au contraire, envenimées. Aux conditions « sine quae non » du départ immédiat des mercenaires du Groupe Wagner et de l’organisation d’un dialogue politique inclusif, à lui notifiées précédemment, il s’en est ajouté d’autres, à savoir « ne pas installer une base militaire russe en RCA, la nomination d’un premier ministre issu de l’opposition, la libération des prisonniers politiques, et l’amnistie générale pour les personnes condamnées à tort ». Cette foisci, ces injonctions sont formellement contenues dans une feuille de route, suivies des engagements de part et d’autre à exécuter en temps réel et selon un chronogramme arrêté, avec une singulière obligation : la tenue d’un dialogue politique inclusif avant fin 2024.

Ainsi donc, Monsieur Faustin Archange Touadéra n’était pas venu en France en visite de travail, comme ses scribouillards se sont efforcés à l’annoncer et  le partager abondamment sur les réseaux sociaux. Il a plutôt été convoqué pour prendre note et appliquer des injonctions. D’où la notion de déjeuner de travail utilisée par les médias français et l’absence de tapis rouge !  La décision des mercenaires du Groupe Wagner d’installer une base militaire russe en plein cœur du continent africain et dans la villa de l’empereur Jean – Bedel Bokassa, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. S’il ne frappe pas du poing sur la table et laisse l’Imposteur de Bangui faire, il passera indubitablement dans l’opinion publique française comme le président français qui aura fait retourner le Grand Général De Gaulle et le Grand Foccart dans leur tombe, en baissant les culotes devant  la Russie et qui in fine aura fait perdre à la France sa position stratégique.

C’est pourquoi, après lui avoir prouvé les risques qu’il encourt en mettant en œuvre ce projet, du fait de graves atteintes aux droits de l’homme commises par les mercenaires du Groupe Wagner et rwandais, de 2017 à ce jour sur ses ordres, le président Emmanuel Macron lui a proposé cette nouvelle et dernière porte de sortie, non moins assortie de sérieuses conditionnalités. Désormais, la balle se trouve dans son camp. Tiendra – t – il parole ? Quelle sera la réaction du Groupe Wagner ?

Dans tous les cas, l’Epée de Damoclès est plus que jamais suspendue sur sa tête, dans un contexte de reprise généralisée des hostilités contre les positions des Faca et des mercenaires russes par la CPC, sans oublier la détermination affichée par l’Association des 12 Apôtres et Disciples d’intenter une action contre lui devant les instances judiciaires internationales pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Jean – Paul Naïba

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