Fête de Ramadan : Touadéra à l’Ambassade du Soudan au lieu d’être au Km 5….

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Les nouvelles en provenance du Km 5 feraient état de ce que le président Touadéra, démocratiquement et massivement élu par le peuple centrafricain, sans distinction d’appartenance politique, régionaliste, ethnique, confessionnelle et organisationnelle, n’aurait pas rehaussé de sa très haute personnalité, à la Mosquée Centrale de Km 5, la fête de l’Aïd – El- Fitr.

Seuls Mrs. Mandjo, Moukadas, et Mlle Mbaïkoua, respectivement ministres de la santé animale, de l’éducation nationale et des affaires sociales, auraient pris part à cette cérémonie, non pas au Km5, mais  au quartier Malimaka, sis dans le Vème arrondissement.

Selon nos sources, au lieu de saisir cette opportunité pour aller échanger avec ses compatriotes de confession musulmane, leur présenter ses condoléances les plus émues et les plus attristées au lendemain des dernières violences ayant frappé certaines de nos principales villes, à savoir Bangassou, Alindao, Mingala, Zako, Bakouma, Mobaye et Bria, et de considérer ce moment de fête et de convivialité  comme une opportunité pour un retour à un vivre ensemble et à la paix sur toute l’étendue du territoire national, à travers un discours rassembleur et digne d’un Chef d’Etat, il aurait plutôt choisi d’aller se réjouir à l’Ambassade du Soudan qui est un territoire étranger, un Etat dans un Etat, sur la terre centrafricaine.

 Du coup, tous les compatriotes musulmans du Km5 de s’interroger sur sa réelle capacité et sa disponibilité à œuvrer pour la paix et de  se perdre en des conjectures ou en des questionnements :

 Pourquoi ? A-t-il des conseillers politiques assermentés ? Est – il possible que le président de la République ne puisse pas rendre visite à ses compatriotes du Km5, lors de cette fête ? Comment peut – il tout simplement ignorer ces centrafricains qui ne veulent plus  entendre parler de la guerre et qui ont usé de leur temps et de leurs forces pour que cette fête se tienne et soit bien organisée ? Quelles idées peut – il avoir derrière la tête en sa qualité de père de la nation ? De quoi a – t – il peur ? Et s’il devait avoir peur qu’en serait du centrafricain lambda ?

Décidemment, Touadéra s’amuse avec le pouvoir et court de plus en plus le gros risque de s’enterrer à jamais dans le cœur des centrafricains et des centrafricaines !

Kassa Mo Gonda

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